Camping-Cars sur les Routes de la Soie et du Monde.
L'an passé, c'était le Danube, une vraiment très belle balade à recommander et que nous referions avec plaisir. Alors pourquoi pas la Loire ?
C'est plus court : 1012 km au lieu de 2800 !
Et il y a aussi de très belles choses à voir en France.
Cela nous donne aussi la possibilité de le partager en 2 ou 3 circuits de 15 jours et de n'être jamais très loin de la maison, en cas de besoin (moins d'une journée de trajet).
2 équipages au départ, un autre se joint à nous après quelques jours.
Nous sommes arrivès le dimanche soir à pied d'oeuvre, au Mont Gerbier de Jonc
Le premier tronçon nous fait donc aller du Mont Gerbier de Jonc jusqu'à Sully sur Loire, soient 568 km.
Au fait, vous savez tous que la Loire prend sa source au Mont Gerbier de Jonc, mais savez-vous où il se trouve ?
Dans le Massif Central, me direz-vous. Oui, mais plus précisément ?
Dans la Haute Loire ?
Et bien non, ça se trouve en Ardèche, et ce n'est même pas très loin de la vallée du Rhône !
Joies du "hors saison", nous nous installons tranquillement au bord de la route et y passons la nuit, au pied du Mont. Sommeil très calme sur cette D378 que l'on appelle la "Route des Sucs".
Au lever du jour, mais pas assez tôt pour voir réellement le lever du soleil, je pars seul faire la petite escalade du Mont Gerbier de Jonc. Le site est protégé, clôturé et agrémenté d'une pancarte expliquant les précautions à prendre pour parcourir le sentier balisé.
Le temps est beau, une bonne paire de chaussures de tennis suffit pour cette balade, même si ce serait encore mieux avec des chaussures de marche. Quelques passages sont équipés de grosses cordes pour aider l'ascension (un bien grand mot !)
Mais tout en haut, le plaisir est là. D'autant plus que je l'ai fait à 6h, aux aurores, et que j'étais seul avec la nature.
Quel silence ! Bien que... il y a les cloches des vaches dans les pâturages, les chants des oiseaux, mais cela fait partie des joies bucoliques.
La montée est indiquée pour 45 minutes. Je suppose que c'est lorsqu'il y a foule, car je n'en ai mis que 20, malgré mon manque d'entraînement.
Au sommet, 1417 m, c'est la récompense et la vue est à 360°, superbe, avec
les monts d'Auvergne à l'ouest,
les monts d'Ardèche au Sud,
la vue sur les Alpes à l'est.
La roche est basaltique. C'est le résultat d'éruptions des volcans d'Auvergne.
On a ainsi un amoncelement de roches qui forme une sorte d'éponge qui accumule les eaux de pluies.
Leur restitution constitue ensuite la, ou plutôt les sources de la Loire.
De ce fait de nombreux propriétaires de sources se sont bagarrés pour que ce soit la leur qui soit déclarée "Source officielle de la Loire", et près de nos camping-cars, nous avons 2 sources officielles, une de chaque côté de la route.
La première porte une plaque du Touring-Club,
la deuxième sort sous la porte de la grange ci-contre.
Juste à côté de la grange, un restaurant a été aménagé, et il y en a 2 autres sur le site.
Lorsque je suis revenu de la balade au sommet du Mt Gerbier de Jonc, vers 8 heures, j'ai vu arriver des menuisiers qui venaient pour installer des chalets en bois qui servent aux forains.
Ceux-ci vont y passer toute la saison touristique.
Nous avons donc eu la chance de pouvoir y bivouaquer en "hors saison" et profiter ainsi du calme pour la nuit sur place.
Si vous y allez en saison, je pense plus logique de faire étape dans les nombreux petits villages environnants.
D'ailleurs vous trouverez une belle aire de services et étape de nuit à "Les Etables" coordonnées GPS : 44,90 N - 4,154 E.
La source est d'abord canalisée dans des goutières en bois, puis va se perdre dans un pré, 100 mètres plus bas.
Nous prenons la route vers 10 heures et avons le plaisir de suivre le petit cours du "fleuve", au milieu de champs de jonquilles.
Joies de la saison, joies de l'heure, nous sommes seuls sur cette petite départementale pour rejoindre Sainte Eulalie, 5 ou 6 km plus bas.
Même pas pressés, nous goûtons le calme des lieux.
Le ruisseau gonfle doucement dans la descente, on s'arrête souvent.
D'ailleurs, jugez : nous avons parcouru seulement 568 km en 15 jours, moyenne inférieure à 40 !
Sainte Eulalie est une petite bourgade bien sympathique, la première que traverse la Loire. Les commerces ne sont pas nombreux, mais l'accueil y est chaleureux.
Nous y trouvons épicerie, boucherie-charcuterie (spécialité: les caillettes), café-restaurant, maison de la presse.
Site principal dans le village, la Ferme de Clastres, qui montre le type de construction traditionnel local.
Bien sûr, les randonnées sont affichées à l'Office du Tourisme en bureau de la mairie.
Sur le site du village, on lit :"Toutes les sources qui se disputent l'honneur d'être la véritable source de la Loire (et il y en a plusieurs) se trouvent sur la commune de Ste Eulalie."
Nous passons derrière l'école maternelle, et descendons un petit sentier jusqu'à un petit pont piétonnier au-dessus du fleuve-ruisseau.
Rêvez, nous sommes presque à la source, l'eau n'a pas eu le temps d'être poluée et est absolument transparente.
Nous reprenons notre flânerie au milieu des champs de jonquilles.
Passant par Béages, nous nous dirigeons vers le Lac d'Issarlès où nous trous traversons le village et trouvons juste la place pour nos 2 CC sur l'herbe, devant l'entrée d'un parking inaccessible.
Le village a pris le nom du lac, et celui-ci est vraiment très bien aménagé pour les loisirs.
Plage, baignade, restaurants, etc.
Mais surtout, ce qui est agréable, avec le beau temps, c'est de faire le tour du lac, bien balisé.
Randonnée de 2 heures à une allure de retraités.
Certains se baignent, mais ce sont des courageux !
De plus, la profondeur de ce lac est de 133 mètres.
Belle réserve d'eau pour Edf dont on voit la station de pompage, lors de la balade.
On ne résiste pas à la photo, à la "fenêtre" de la grotte troglodytique.
La balade se fait, moitié en sous-bois, moitié sur la plage. Très agréable !
Ce soir, panne électrique. Plus d'eau, pas de lumière, pas de... rien du tout...
Bon, alors dodo de bonne heure mais pas de bonne humeur.
Heureusement, après une bonne nuit de sommeil sur place, très calme, malgré le bord de la route...
Je sors la caisse à outils, vous savez, celle qu'il faut toujours avoir dans un CC.
Et bingo, je réussis à démonter le boîtier de commande avec tous les fusibles, et à retoucher les petites lames qui ne faisaient plus contact pour la protection de la centrale.
Uniquement des petites routes, certains endroits pas très larges, c'est là que l'on peut voir les plus beaux paysages et le soleil est de la partie.
Passage à Le Monastier sur Gazeille où il y a une aire de services, près du supermarché, en plein centre ville.
Le copain a déjà vu et revu Le Puy. Nous l'évitons et déjeûnons au bord de la Loire, à Coubon.