Camping-Cars sur les Routes de la Soie et du Monde.


Groupe : Fenech — Lahaye — Pairault — Balmain
Domobiles : 3 profilés et un fourgon.
Départ début avril et retour prévu mi-juillet.
Rendez-vous du groupe en Autriche, puis passage par la République Slovaque et la Pologne pour rentrer en Ukraine à Sehyni. Il n’est plus demandé de visa aux ressortissants de l’UE pour un séjour de moins de 3 mois. Traversée du Pays,d’immenses plaines cultivées, en passant par l’Viv, Florence de l’Orient, visite gâchée par la pluie incessante, puis Kiev située sur sept collines dominant le Dniepr au riche passé historique. Le soleil enfin revenu met en valeur les nombreuses coupoles dorées de la ville, mais la cathédrale Ste Sophie est fermée pour Pâque Orthodoxe. Le métro nous a permis de nous déplacer facilement pour les visites. Dans ces deux villes nous avons pu stationner dans un parking gardé situé en plein centre, où nous avons passé la nuit en sécurité.
Nous garderons un très bon souvenir de l’accueil des Ukrainiens, toujours prêt à nous rendre service et même à nous inviter à prendre le thé lors des bivouacs dans les villes et les villages. Nous avons pris de nombreux contacts que nous espérons conserver.
Nous rentrons en Russie à Zuravlevk. Frais de douane et assurance obligatoire à acquitter. Bureau de change à la frontière pour payer en roubles. Nous traversons à nouveau de grandes plaines cultivées, en passant par Kursk, Voronej, Borisoglebsk et visite de Saratov sous le soleil. Repas au bord de la Volga dans un restaurant qui nous tamponne nos cartes d’immigration.
Accueil plus réservé des Russes, police omniprésente, attention respecter scrupuleusement les limitations de vitesse.
Nous rentrons au Kazakhstan par un petit poste frontière après Ozinki. Peu de passage. Frais de douane et assurance obligatoire à acquitter en dollars ou en roubles car pas de bureau de change sur place ni de station diesel avant Oral.
Traversée d’une steppe interminable, sous un paysage encore hivernal. Sur les bas côtés de la route, congères de neige, larges bandes arborées , arbres noirs de pluie et plein de nids de corbeaux. Quelques villages épars, très peu d’habitations, sentiment d’isolement. Après Oral une très bonne route, puis sans transition une route complètement défoncée transformée en bourbier par la pluie et le passage des camions (2h20 pour faire 40km) avant d’arriver à Aktobe. Puis à nouveau même scénario, très bonne route se terminant brutalement sur une piste où le pire nous attendait. D’énormes ornières de terre glaise jusqu’à un mètre de profondeur où nous avons eu recours à plusieurs reprises aux rares camions pour nous sortir de certains passages trop difficiles pour nos véhicules. Encore merci de l’aide spontanée de ces chauffeurs Seul le fourgon a pu passer sans problème.
Entre Oral et Aral’sk sur 1200 km nous avons eu plus de 300 km de routes et pistes impraticables. Un tronçon de la piste en terre glaise dure, transformée par la pluie en patinoire, nous a obligé à nous immobiliser sur place jusqu’au lendemain. Départ à l’aube sur une terre plus sèche.
En résumé ce parcours a été une véritable galère Heureusement l’entraide dans l’équipe a joué : les chaînes de l’un ont aidé une remontée boueuse, la corde de l’autre a aidé à désembourber un véhicule.
À Aralsk nous avons pu constater le désastre écologique de la mer d’AraI. Cet ancien port de pêche est maintenant asséché. Quelques bateaux échoués sur le sable rappellent ses anciennes activités.
A Kysylorda , lors d’un contrôle de police, nous avons dû présenter la carte d’immigration. Nous avions reçu comme information qu’il n’était plus obligatoire de la faire valider à l’OVIR : c’est une erreur! Nous avons dû aller à Shimkent faire régulariser notre situation ce qui nous a retenus une journée entière dans les bureaux de l’administration. Grâce à la serviabilité du personnel nous avons pu récupérer nos documents à 20 heures.
Avant d’arriver à Shimkent visite à Turkistan, du mausolée de Korha Akhmed Yasaui, premier grand sage du monde turc qui étudia le soufisme ascétique. Nous avons assisté à un pèlerinage. Les participants étaient tous vêtus de blanc.
Nous arrivons à Almati un vendredi soir où notre première préoccupation est l’obtention des visas. Nous contactons une agence de voyage pour l’obtention du visa du Kirghiztan en express. Nous pouvons stationner dans leur parking quelques jours, nous permettant de visiter la ville en laissant nos véhicules en sécurité. Nous faisons l’impasse sur le visa du Tadjikistan par manque de temps et nous chargeons d’obtenir le visa de l’Ouzbékistan, en huit jours auprès de leur consulat, en fournissant des photocopies de nos passeports.
Nous mettons à profit ces quelques jours d’attente pour faire un circuit dans les alentours d’Almati. Nous faisons le tour du lac Qapshaghay où une famille, ravie de rencontrer des touristes français, nous invite. Le soir ils nous rejoignent avec un barbecue et du bois pour faire cuire à l’étouffée une magnifique carpe à partager avec nous, un vrai bonheur !
Puis nous faisons un crochet jusqu’à l’impressionnant canyon de Charyn, creusé par la rivière du même nom, déferlant des Tian Shan dans les steppes.
Nous récupérons nos visas et nous dirigeons sur le Kirghiztan en passant par Bichkek, car la route de Kegen à Tûp n’est semble-t-il pas accessible à nos véhicules.
Nous garderons une très bonne impression de l’accueil des Kazakhs mais nous déconseillons la route d’Oral à Shimkent. Beaucoup, beaucoup de kilomètres (4075km), paysage de steppe très monotone.
Nous continuons notre voyage et à bientôt pour le Kirghiztan...