Camping-Cars sur les Routes de la Soie et du Monde.

Remerciements à Nelly et Jacques qui ont fortement inspiré notre voyage.
De l'Ardèche à la Géorgie.
01-Vendredi 27/04/07Départ vers 15 h pour un parcours sans histoire et désormais habituel pour une première étape :
direction le col du Mt Cenis où cette année nous trouverons de la neige.
Contrairement au mois de Juillet nous nous retrouvons tout seul au bord du lac où nous arrivons
vers 20 h pour passer la nuit.
Un rapide calcul de l’itinéraire jusqu’à Ancona nous montre qu’il faut partir à 07 h du matin pour
avoir une marge de 02 h sur le départ du bateau prévu à 16 h.
Départ comme prévu à 07h, mais nous avions oublié que se profilait le week end du 1er Mai et que
tous les italiens avaient décidé de prendre la route. A l’approche de Parme nous découvrons les
premiers bouchons et nous roulons au pas jusqu’à Bologne, nous voyons donc fondre notre avance
comme neige au soleil. Nous y arrivons à 15 h et comprenons que nous ne serons jamais à Ancona
pour 16 h malgré que le trafic devienne plus fluide.
Ancona est atteint vers 17 h, nous allons voir la compagnie Anek Lines pour faire échanger nos
billets, on nous promet qu’il y aura de la place pour demain, mais il faut revenir avant midi pour
changer les billets.
Nous cherchons un endroit au calme pour la nuit et décidons d’aller un peu au sud d’Ancona vers
Poggio.
Nous prenons une petite route de montagne et avons la surprise dans un virage à gauche
de voir débouler en face de nous une smart dont le chauffeur ne maîtrise vraisemblablement pas
complètement la conduite, franchissement de la ligne blanche, le véhicule se jette sur nous, coup
de volant serré (ça sert les stages de conduite sportive) et je réussis presque à éviter le véhicule
qui glisse quand même contre le camping-car, arrachant mon tuyau porte cannes à pèche Ã
l’arrière et laissant une magnifique trace noire sur la carrosserie du camping-car.
Arrêt des véhicules, deux petits jeunes tout penauds sortent de la Smart et se font vertement
engueuler. Après examen il s’avère qu’il n’y a pas trop de dégâts (mis à part mon tuyau de 125 que
je peux retrouver chez n’importe quel plombier) la trace noire sur la carrosserie s’en va en
frottant.
Un constat amiable me permettrait certainement de me faire payer un pare choc neuf, celui-ci
était déjà passablement abîmé (un pare choc d’hymer coûte environ 800 euros).
La discussion s’avère difficile, le chauffeur ne parle que l’italien, sa compagne me propose de nous
dédommager plutôt que de faire un constat. Une discussion serrée permet d’aboutir à un
dédommagement de 100 Euros, mais en fouillant leurs poches ils ne trouveront finalement que 90
Euros sur lesquels nous concluons la transaction histoire de leur faire voir que ce n’est pas
gratuit de conduire n’importe comment.
Nous trouvons pour la nuit un endroit paisible à Poggio, petit village qui domine la mer.
Grasse matinée, c’est Dimanche de nombreuses personnes viennent sur le parking pour se rendre à la messe ou au cimetière.
Nous prenons la direction d’Ancona en longeant la côte. A midi nous allons au guichet pour faire changer sans problème et sans frais les billets pour le bateau. Puis comme nous avons de l’avance, nous partons faire quelques photos dans la ville et visitons un marché d’antiquités.
Dans la fille d’attente nous repérons deux camions Arméniens chargés de voitures, nous allons
discuter avec un des chauffeurs qui connaît quelques mots de français et d’anglais. Il arrive de
Lyon avec son chargement et passe par la Grèce, puis la Bulgarie, traversée de la mer noire en
bateau et enfin la Géorgie et l’Arménie car il n’a pas le droit de traverser la Turquie.
Il nous offre un CD de musique arménienne et une carte de téléphone pour utiliser avec notre
portable en Arménie. En échange je lui offre une petite bouteille de Cognac.
A 15h30 nous montons à bord et le bateau largue les amarres à 16 h.
Nous profitons d’Internet pour envoyer notre premier message à la famille.
Nuit calme sur le bateau dans notre camping-car.
Réveil à 06 h (07 h en Grèce) le bateau se prépare à accoster à Igouménista, sortie en marche
arrière. Nous prenons rapidement l’autoroute en direction de Ionina, mais les travaux n’avancent
pas vite et au bout de 20 Km il faut reprendre une route tortueuse entrecoupée par des petits
morceaux d’autoroute. Nous nous perdons un peu dans le centre de Ionina puis retrouvons la
route de Metsovo que nous avions déjà fait en sens inverse en 2000.
Après Métsovo une belle petite route nous amène jusqu’à Grévéna où peu de temps avant nous faisons une halte pour
déjeuner. Nous reprenons encore des morceaux d’autoroute puis une longue route sinueuse avec
beaucoup de camions jusqu’à un col à 1600 m avant d’arriver à Véria.
Alternance d’autoroute et de route vers Thessalonique, Kavala, Xanthi, Komotini. Nous prenons la
sortie autoroute Mesti Sapes et trouvons un endroit pour la nuit au stade du petit village de Komaro.
Réveil avec le chant des oiseaux et départ pour une longue étape à travers la Turquie.
Nous nous arrêtons avant la frontière pour faire le plein car le gasoil est plus cher en Turquie.
Passage de la frontière avec d’autres camping cars Belges et Suédois. Les formalités se
déroulent en plusieurs étapes :
- 1er arrêt : Sortie de Grèce (contrôle des passeports : 2 mn)
- 2 ème arrêt : Entrée en Turquie : (Enregistrement du véhicule : 5 mn)
- 3 ème arrêt : Contrôles douaniers (Enregistrement des passeports et une nouvelle
fois du véhicule 1/2h et deux guichets, le deuxième servant à rajouter un tampon)
- 4 ème arrêt : Dernier contrôle des passeports et nouveau coup de tampon 5 mn)
Je profite de l’attente pour aller au distributeur retirer des TRY (nouvelle lire turque).
Route à 4 voies jusqu’à Sillivri, puis autoroute vers Istanbul jusqu’à Gérède.
Nous croisons des tracteurs, des ânes, des cyclistes sur la 4 voies qui n’est pas toujours très
bonne.
L’arrivée sur Istanbul est impressionnante par la taille de la ville qui arrive jusque dans les champs et n’en finit jamais. Les immeubles semblent y pousser comme des champignons Nous ne réussirons pas bien sûr à compter les minarets tellement il y en a. Nous voici donc en pays musulman.
Nous traversons le Bosphore entre la mer Noire et la Mer de Marmara par un pont autoroutier et sommes accueillis par un panneau «Bienvenue en Asie!»
Petite halte pour le repas de midi sur une aire d’autoroute à la sortie est d’Istanbul où nous
mangeons un plat de pâtes gratinées accompagné d’un verre de thé.
Le tunnel avant Bolu n’est pas encore ouvert et nous devons quitter l’autoroute pour grimper un
col à 1000 m d’altitude et redescendre de l’autre coté prendre un bout d’autoroute jusqu’Ã
Gérède où nous prenons la 4 voies en direction de Samsun.
Halte à Ismetpasa pour la nuit en bordure de la rivière. Nous faisons une ballade à pied jusqu’au
village de Hamamli. Au retour un Turc veut absolument nous ramener en voiture, nous avons du
mal à lui faire comprendre que nous avons besoin de nous dégourdir les jambes après 700 Km de
route.
Nous nous installons pour la nuit alors qu’il commence à pleuvoir.
Pluie une partie de la nuit. Au réveil nous constatons que s’il avait plu un peu plus, nous aurions eu
du mal à partir ce matin, le terrain étant très marécageux !
Nous partons pour notre dernière grande étape avant la Géorgie. La route entre Gérède et
Samsun s’avère particulièrement bonne (4 voies) mis à part quelques courts passages un peu
bosselés et elle est particulièrement jolie, elle serpente entre de petites collines et de
magnifiques villages. Nous faisons des photos de paysans au travail dans ce qui semble être des
plantations de lentilles.
A midi petit restau : salade + Grillade et bien sur 2 verres de thé, boisson nationale ici. 22 TRY (12 Euros) pour 2 personnes.
Arrivés à Samsun nous décidons de poursuivre pour raccourcir l’étape de demain, d’autant que la
route côtière est excellente, tantôt autoroute, tantôt route à 4 voies.
A Espye nous cherchons un coin pour la nuit que nous trouvons au bord de la rivière près de ce qui
nous a semblé être un stade. En fait cela semble être un camping pour sportifs faisant la
descente de la rivière en canoë. Nous demandons au gérant du bar restaurant l’autorisation de
passer la nuit, il nous l’accorde et nous invite à prendre le thé. La discussion est difficile car il ne
parle que le turc et nous traduisons quelques mots avec le guide du Routard.
Nous nous couchons alors qu’il recommence à pleuvoir.