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Camping-Cars sur les Routes de la Soie et du Monde.

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La Mongolie, vue par Christiane Dumas. 



Chevaux mongols et yourte
Chevaux mongols et yourte.
Réception dans une yourte.
Réception dans une yourte.
Au sommet des collines sont érigés des ovoos.
Au sommet des collines sont érigés des ovoos.
Ulaanbaatar
Voici Ulaanbaatar, la capitale.
Petite réserve d’eau naturelle.
Petite réserve d’eau naturelle.
Après  Erdenesant, une vraie kermesse !
Après Erdenesant, une vraie kermesse !
Monastère d’Erden Zuu.
Monastère d’Erden Zuu.
Kharkorin
Kharkorin
Un petit temple tout neuf.
Un petit temple tout neuf.
La traite des chèvres.
La traite des chèvres.
Le ciel s’obscurcit, l’orage éclate !
Le ciel s’obscurcit, l’orage éclate !
Le portique d’entrée  de Tsetserleg.
Le portique d’entrée de Tsetserleg.
Le temple de Zayayn Gegeenii süm.
Le temple de Zayayn Gegeenii süm.
De  minuscules œillets et asters sauvages poussent dans la pierraille, sous de maigres conifères.
De minuscules œillets et asters sauvages poussent dans la pierraille, sous de maigres conifères.
Nous arrêtons près d’un lac.
Nous arrêtons près d’un lac.
Spectacle de chants et de danses.
Spectacle de chants et de danses.
Nous passons devant un magnifique ovoo.
Nous passons devant un magnifique ovoo.
Nous prenons de l’eau à une citerne et passons la nuit dans un grand pré.
Nous prenons de l’eau à une citerne et passons la nuit dans un grand pré.

La Mongolie, vue par Christiane Dumas

Les camping-cars sur les routes de la soie et du monde découvrent la Mongolie.

Trois groupes de camping-cars de notre association ont décidé de visiter la Mongolie : deux groupes de français qui vont rentrer à Sûkbaastar et ressortir à Tsagaannuur et un groupe d’anglais qui feront la route en sens inverse.

Tout au long du voyage, nous communiquons grâce à Internet, dès que nous trouvons un cyber.

Notre groupe se compose de 4 équipages:

  • Boby Françoise et Paul accompagnés de Jéroboam, le chien voyageur.
  • Dumas Christiane et Jacques.
  • Mommart Francis.
  • Oliete Germain et Lejosne Michel.
16-06-2004 :

Tôt, le matin, nous nous présentons au poste frontière de Kyachta. Le contrôle est long mais ne pose pas de problème. Le CC monté sur une fosse est soigneusement examiné et bien reniflé par un chien de drogue.

Du côté mongol tout va très vite. Nous payons 100 roubles et 32 dollars. Un tampon d’entrée et à nous la Mongolie!

Nous traversons la première ville, Sükhbaastar, et admirons le paysage mongol. Au loin, s’élèvent les montagnes Khentii.

Les chevaux broutent des touffes d’herbe drue sur les collines couvertes d’une courte végétation, les gauchos mongols ramènent les troupeaux vers les yourtes dispersées dans la nature. Nous n’arrêtons pas à Darkhaan, grande ville mongole.

Les troupeaux broutent paisiblement sur les collines doucement ondulées: quelques yacks se mêlent aux vaches, chèvres, moutons et chevaux.

Le soir, nous campons dans une prairie parfumée tout près de deux yourtes. Nous sommes à mille mètres d’altitude.

Les mongols nous font visiter leur yourte et nous offrent des gâteaux maison fabriqués avec du lait et de la farine. Je donne du pain à un jeune chien bien maigre. Il est très joli, quand il soulève ses oreilles une couronne de poils se dresse sur sa tête. Il est aussi très reconnaissant et affectueux.

Nous passons une nuit calme et fraîche au milieu du troupeau endormi.

17-06-2004 :

Le troupeau est parti quand nous nous réveillons.

Les montagnes douces sont couvertes d’une herbe trop rase. Il ne pleut pas beaucoup cette année et nous prenons conscience de la vie difficile des nomades mongols. Les hivers sont très rudes. Au printemps des vents particulièrement forts se transforment en tempêtes de poussière. Un été sec suivi d’un hiver rigoureux cause la mort de nombreux animaux.

Au sommet des collines sont érigés des ovoos. Ce sont des amas de pierres et de branchages entourés d’écharpes bleues. C’est là que se réfugient les esprits. La tradition veut qu’on en fasse trois fois le tour par la gauche, en remontant trois pierres du bas.

A midi, nous voyons une centrale nucléaire et des cheminées d’usine.

Voici Ulaanbaatar, la capitale.

Nous nous installons sur une grande place ensoleillée, non loin du parlement. Le centre ville est accueillant avec ses immeubles de couleurs jaune, grise, ou bleue un peu passées.

Nous savourons un mixed grill dans un restaurant turc.

Tout près de là et partons à la recherche d’internet que nous trouvons dans un hôtel quatre étoiles. Bien sûr, comme au monopoly, nous payons la taxe de luxe!

Les mongols sont gentils et heureux de nous renseigner.

Nous passons une nuit calme près d’un complexe sportif. Il fait très chaud dans la journée, heureusement les nuits sont fraîches!

18-06-2004 :

Nous faisons nos courses dans un grand marché situé dans la banlieue. Un jeune pickpocket, dissimulé sous un grand capuchon essaie de nous voler. Le porteur ferme soigneusement les sacs que nous avons déposés sur son chariot.

A midi; nous mangeons un excellent chateaubriand dans un restaurant français!

Nous retournons à Internet, au centre ville, cette fois, et faisons les boutiques. Beaucoup de souvenirs pour touristes mais rien de bien intéressant!

Un camion nous donne de l’eau.

Dans les rues des gens sont assis, avec leur téléphone sans fil, essayant de gagner un peu d’argent en proposant leurs services aux passants. Le parc automobile est beau! Beaucoup de 4x4 et de voitures neufs! Nous retournons camper près du complexe sportif!

19-06-2004 :

Nous traversons une région verdoyante où paissent de nombreux troupeaux puis une zone aride. Les collines veloutées d’herbes rases et de terre sont très belles! Les éleveurs vendent des toisons de laine sur le bord de la route.

La chaussée est bien déformée et crevassée!

A 11 heures, nous traversons Lun, pauvre village mongol, puis nous déjeunons sous un soleil éclatant, au pied d’une colline poussiéreuse!

Des touffes d’herbes sèches traversent la route. Pendant quelques kilomètres nous roulons sur une piste de sable pas trop difficile. De lourds nuages voilent le ciel, mais il ne pleut pas! Tout est sec! De quoi peuvent bien vivre les nomades?

Après Erdenesant, la région est moins aride, les yourtes plus nombreuses.

Des chevaux en liberté boivent dans une petite réserve d’eau naturelle.

Nous approchons d’un attroupement :au fond d’ une prairie, c’est la fête des vacances! Une vraie kermesse! Jeunes et vieux jouent et dégustent des friandises au son d’une musique entraînante. Peu de gens en costume traditionnel! La plupart sont vêtus à l’européenne. Les femmes sont parées de leurs plus beaux atours et ont des chaussures à talons hautsvite recouvertes de poussière!

Une jeune fille qui parle anglais est très intéressée par notre voyage!

A 5 heures, près de Rashaant, Jacques photographie un bel ovoo.

Nous roulons sur une magnifique route goudronnée toute neuve et nous arrêtons face au site du Karakorum, à côté de Kharkorin.

20-06-2004 :

Nous visitons le monastère d’Erden Zuu construit sur les ruines du Karakorum, la cité impériale de Chinggis Khan. Doté d’une enceinte fortifiée de 4 murs le monastère possède aussi 4 portes. Les bâtiments encore debout après la destruction partielle du site, sont très beauxsous un ciel chargé de nuages! Les moines en tunique rouge prient dans les monastères et enseignent leur religion aux enfants.

La ville de Kharkorin semble bien pauvre avec ses larges rues de terre, ses maisons grises entourées d’enclos poussiéreux et de barrières délabrées.C’est pourtant un endroit touristique avec des camps de yourtes et des agences qui proposent des excursions vers les cascades de l’Orkhon!

Malgré leur pauvreté, les habitants semblent heureux et nous accueillent avec beaucoup de gentillesse.

En haut d’une colline nous découvrons la représentation de l’une des tortues qui trônaient aux quatre coins de la ville et de là nous admirons la vallée de l’Orkhon qui disparaît rapidement entre les collines.

Un peu plus bas, s’élève un petit temple tout neuf mais décoré avec goût! Sur l’un des murs une fresque naïve nous rappelle la jolie légende des quatre amis!

Nous passons une nouvelle nuit face au Karakorum, bien gardés par les six chiens errants qui ont décidé de nous adopter pour nous remercier de les avoir nourris.

21-06-2004 :

De bon matin, nous partons vers la verdoyante vallée de l’Orkhon. Elle se faufile entre des collines douces aux couleurs changeantes, couronnées de crêtes rocheuses. De lourds nuages stagnent dans le ciel bleu azur.

Chevaux, vaches et yacks broutent paisiblement, gardés par les gauchos mongols.

La piste, tantôt sableuse tantôt caillouteuse n’est pas très facile.

A 10 heures, nous voilà enlisés dans la boue! Francis nous tire de ce mauvais pas avec son 4x4. Point GPS: Latitude N. 47°05.114, Longitude E.102°44.475. Altitude 1508 mètres.

Nous retournons sur nos pas. Encore quelques dévers impressionnants et nous arrêtons au bord de l’eau. Tout est paisible. C’est bien agréable de faire la lessive dans la rivière, de tirer de l’eau!

Une bonne marche dans la nature, et nous assistons à la traite des chèvres et des juments. Les poulains à courte queue frisée, le museau ligoté attendent sans plaisir la fin de la traite.

Invités dans une yourte, nous buvons le lait de jument fermenté et dégustons les gourmandises locales… C’est une région touristique, ces prestations sont payantes!

C’est bon de se délasser au bord de la rivière!

Un vent violent se lève, le ciel s’obscurcit, l’orage éclate! Une pluie torrentielle, une averse de grêle, puis le ciel redevient clair.

22-06-2004 :

Nous prenons une bonne route empierrée, suivie d’une piste avec de nombreuses déviations. La région est de plus en plus humide, les montées et descentes de plus en plus raides, la route de plus en plus boueuse.

De jeunes yacks, la queue dressée bondissent devant nous avec beaucoup de légèreté, comme de gros chiens.

Le GPS nous donne bien des inquiétudes. Nous ne sommes pas dans la bonne direction! Nous retournons en arrière jusqu’à 0nthon.

Des vautours énormes attendent le faux pas fatal qui leur permettra d’assouvir leur faim !

La piste est maintenant large et sèche, il n’y a pas une, mais 4 ou 5 pistes qui se croisent, s’éloignent, se recoupent!

En passant, nous assistons à la construction d’une yourte: rien de plus simple! on pose le plancher, on installe les meubles, l’armature, on enroule plusieurs épaisseurs de feutre et on enveloppe le tout avec un tissu blanc imperméable maintenu par des cordages.

Nous roulons sur une large route tout en cailloux et tôle ondulée. Un rêve de goudron et voici le goudron pour quelques kilomètres seulement !

Les yacks broutent l’herbe grasse et fleurie de la vallée. Les collines sèches sont joliment colorées d’ocre, de roux et de gris. Dans le ciel d’un bleu pur, paressent les merveilleux nuages, les montagnes d’un bleu un peu plus sombre reculent vers un horizon que nous n’atteindrons jamais ! Une rangée d’arbres file le long de la rivière.

Au passage, nous photographions le portique d’entrée de Tsetserleg.

La ville ondule devant la montagne aride comme un long dragon aux écailles sombres.

Nous passons une nuit paisible sur la placede Tsetserleg la ville jardin !

23-06-2004 :

Après un long moment passé au cyber de la poste, nous visitons le temple de Zayayn Gegeenii süm, édifié en 1586 qui est maintenant l’un des plus beaux musées de la Mongolie !

Et j’apprends ce que je voulais savoir: les mongols élèvent les chevaux pour leur usage personnel, ils font revivre une race qui avait presque disparu et utilisent ces nobles animaux fins et vigoureux pour le transport, mais aussi pour le lait et le cuir.

La plupart des mongols sont vêtus à l’européenne, mais quelques hommes portent encore une longue tunique sombre serrée à la taille par une écharpe de couleur vive un chapeau et des bottes de feutre.

L’après- midi, nous faisons le plein d’eau à l’une des citernes de la ville. La citerne est enfermée dans un bâtiment carré, un gros tuyau en sort. On demande la quantité d’eau désirée et l’on paye à travers un minuscule guichet. Tous ceux qui n’ont pas l’eau courante viennent chercher de l’eau avec de gros bidons.

Une bonne grimpette nous mène jusqu’à un temple situé en haut d’une colline et de là nous pouvons admirer la ville.

24-06-2004 :

La route empierrée monte et descend entre de petites montagnes couronnées de conifères rabougris. Pas pour longtemps! Elle est suivie d’une mauvaise piste de tôle ondulée avec des trous, des bosses, des cailloux tranchants, des ornières.

De petits mammifères au pelage clair et à la queue touffue traversent la chaussée pour se réfugier dans leurs terriers.

A 11 heures nous traversons Teel, un petit village aux maisons de bois !

Nous passons devant une profonde gorge où coule une rivière. De minuscules œillets et asters sauvages poussent dans la pierraille, sous de maigres conifères. Un peu plus loin, un chameau lourdement chargé longe la piste.

Nous arrêtons près d’un lac et là, mauvaise surprise nous nous apercevons que nous avons perdu une roue de secours toute neuve !

Ce matin, le ciel était très bleu; il se charge de lourds nuages gris, mais nous n’avons que quelques gouttes de pluie !

Nous faisons étape non loin de Sologoty, à côté de quelques yourtesà 2200 mètres d’altitude.

25-06-2004 :

La route empierrée, très rehaussée, tortueuse et pentue, file entre des montagnes rocheuses couvertes de sapins.

Une marmotte se réfugie dans son terrier.

La route est bien vite détruite. Peu après Tob, nous prenons de l’eau à la rivière, lavons les voitures, le linge…Une petite mongole se cache dans le CC pour manger les friandises que je lui ai données, elle voudrait bien venir avec nous !

Nous roulons sur une mauvaise piste de cailloux et roches pointues.

Le ciel est gris, une pluie froide commence à tomber, ce qui n’empêche pas les chevaux, les yacks, les chèvres et les moutons de brouter l’herbe parfumée de la steppe. La vallée s’élargit, la piste devient sableuse, caillouteuse, de nouveau sableuse…

Après une dernière montée très raide, voici Tosontsengel, ville grise au pied des montagnes grises, sous un ciel gris.

Nous voici devant la mairie où se tient un meeting en vue des élections toutes proches.

Notre arrivée est très remarquée !

Un rayon de soleil, et tout s’anime: les larges avenues de terre où l’on doit prendre un sens unique, les palissades et les maisons colorées sont belles !

Le soir, nous assistons à un spectacle de chants et de danses, mêlés à la foule des mongols dont nous apprécions la politesse et la gentillesse ! Une dame qui parle bien le français se fait un devoir de nous accompagner, un jeune garçon essaie de parler anglais et montre avec fierté ses 5 sœurs et son professeur.

Et pour finir, un feu d’artifice !

26-06-2004 :

Difficile de trouver la bonne route, même avec le GPS !

Nous roulons sur un plateau verdoyant, mais inhabité! Pas de yourtes, pas de troupeaux, même pas de rapaces ! Bien sûr, nous nous sommes trompés de route ! Nous retournons en arrière !

Nous passons un col à 2320 mètres et admirons un bel ovoo.

La piste devient de plus en plus difficile, mais que la montagne est belle! Des coulées de géraniums et d’asters sauvages, mêlés aux edelweiss et à des fleurs inconnues forment une harmonie subtile de parfums et de couleurs !

Les collines veloutées et les montagnes bleues fuient toujours vers l’horizon!

Plus loin, nous roulons dans une large vallée fleurie de minuscules fleurs violettes, qui percent sous un velours d’herbes tendres. Sous cette apparente douceur, se cachent des pierres aigues !

Nous nous installons près d’un ovoo, abrités par de petits sapins !

27-06-2004 :

Réveillés par le chant du coucou, nous reprenons notre errance.

A 9 heures 30, nous arrivons à Tsagaan Ulul (montagne blanche) où nous cherchons la bonne piste ! Jusqu’à Bag, elle est bien mauvaise! Nous roulons sur des rochers aigus. Ensuite, nous passons devant un magnifique ovoo et un stupa ! Chamanistes et boudhistes ont remercié les dieux et les esprits en déposant de modestes oboles.

Les montagnes sont plus aigues, nous descendons dans une gorge profonde avec beaucoup de difficulté non sans admirer les couleurs magnifiques des roches.

De très loin, nous apercevons les maisons blanches de Moron et faisons un grand détour pour accéder au pont qui conduit à la ville.

Nous prenons de l’eau à une citerne et passons la nuit dans un grand pré.

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