Camping-Cars sur les Routes de la Soie et du Monde.
| Période : | Du 5 septembre au 1er novembre 2007 |
| Véhicules : | => 3 camping-car : 1 profilés & 2 intégraux (chassis Alko) |
| Equipages : |
=> Armelle & Christian Blot, Josette & Joël Braillard se retrouvent à Ancône (Italie)
=> Le 3ème équipage, Marie-Claude Chardain et Jacky Menuez, nous rejoint à Igoumenitsa (Grèce) |
Départ de Crillon (84), à 9 h 15, après avoir contrôlé que tout était bien fermé.
Soleil et petit vent frais, 20°sur la terrasse.
Arrêt casse-croûte à 12 h 45 au dessus du lac de Serre-Ponçon, lac émeraude sous un ciel bleu azur. Direction Barcelonnette. On se retrouve dans nos Alpes, toujours aussi belles.
L’Ubaye est claire, avec un petit niveau d’eau. Nous qui l’avons faite tant de fois en kayak, mais avec beaucoup plus d’eau, rêvons à une descente tranquille.
Arrêt à 16 h, au Col de Larche . Beaucoup de monde s’arrête sur le parking (ancienne frontière France/Italie), mais nous serons les seuls à y passer la nuit (5°).
Dans la soirée, révision du trajet italien.
Sur le petit matin, vers 5 h, avons mis le chauffage, avec 4° à l’extérieur, avons eu peur que le CC se mette hors-gel et vidange intempestivement.
Départ du col à 9 h 15. Descente sur Borgo San Dalmazo. Très belle route. Passage de CUNEO sans problème, mais ensuite, barrage de la police et déviation sur petites routes secondaires. On prend l’autoroute jusqu’à BOLOGNE. Sortie IMOLA, mais pas de camp possible. Quittons la nationale à FAENZA et trouvons un camp à BRISIGHELLA. Nous ne campons pas sur l’air pour CC mais sur un super parking en contrebas face aux thermes. Il est 20h, la température est à 19°, après avoir eu 30° dans la journée.
Départ à 8 h 15 de notre super camp. Apparemment, cet immense parking herbeux avec allées goudronnées, a dû servir à l’hôtel thermal, au restaurant et à la boite de nuit qui est à l’abandon.
Enfin, nous étions seuls, et pas un bruit dans la nuit. Décidons de pendre la nationale pour rallier ANCONE mais en 4 heures, avons fait 130 km.
Des feux, des bouchons, l’horreur. Heureusement, nous avons le temps.
L’arrivée à ANCONE n’est pas triste, difficile de trouver un parking. Nous laissons le CC sur le port marchand pour visiter le port. Il fait très chaud, nous nous dirigeons sur les hauteurs d’ANCONE pour y trouver la fraîcheur.
Avons passé une bonne nuit et descendons sur ANCONE pour faire enregistrer nos billets.
Nous installons notre CC dans la file d’attente, il est 9 h et nous n’embarquons qu’à 16 h.
Nous décidons d’aller visiter la ville et de passer quelques mails.
Il pleut des cordes, nous passons la journée dans le CC, à lire guides et cartes.
Christian et Armelle BLOT nous rejoignent et faisons connaissance.
La mer est mauvaise, le bateau a du retard, nous embarquons enfin et partons à 17 h. Repas
rapide et séance de travail dans le CC des Blot.
Arrivons à l’heure prévue à IGOUMENITSA, à 8 h. Le bateau est loin d’être plein et le
débarquement se fait rapidement. Sur le quai nous rejoignons le 3ème équipage, déjà en
Grèce depuis 2 jours. Marie Claude et Jacky. Nous faisons rapidement connaissance.
Faisons les pleins de carburant, penons l’autoroute, direction l’Est. Il pleut toute la journée.
Après TESSALONIKI, qui se contourne par une voie rapide, nous sortons de l’autoroute et
trouvons un camp à SCHOLARI. C’est une ancienne école avec un terrain de basket. Josette
demande l’autorisation au vendeur du mini market : « no problème » Nous y ferons
quelques emplettes pour le remercier. Apéritif dans la Cartago pour faire plus ample
connaissance.
Départ 8 h 30, le ciel s’est dégagé, il fait beau. Nous reprenons l’autoroute, mais certains
tronçons sont loin d’être terminés. Ce qui fait que nous paierons seulement 4 € 30 pour
traverser la Grèce (708 km)
Avant de rentrer en Turquie, nous faisons les pleins de gas-oil, au prix de 0 € 99 /l
Passage de la frontière turque, à KIPOY. Il faut aller dans 5 bureaux, mais tout est assez
rapide. Entre les deux frontières, grecque et turque, il y a deux ponts surveillés par des
militaires très sympa qui nous font des signes amicaux.
A KESAN, nous faisons quelques courses dans un supermarché tout neuf, au niveau du
grand carrefour des routes CANNAKKALE/ISTANBUL.
Ce soir, nous sommes à 140 km d’ISTANBUL. Avons trouvé un camp herbeux, pas très
loin de ruches, mais nous n’avons pas vu les abeilles.
Départ à 8 h 30. Beaucoup de pluie sur la route, au paysage, par ailleurs, assez ingrat.
Beaucoup de villes ou villages formés exclusivement d’immeubles, sur des km. Recherche
dans la forme et la couleur des bâtiments, mais l’entretien laisse à désirer. La circulation est
affolante, des chantiers réduisent les voies, et les Turcs utilisent la voie de dégagement
comme voie de circulation rapide. Ceci n’est rien, à côté de ce que nous verrons, au cour de
notre voyage…
Arrivée à 20 km d’ISTANBUL, Armelle et Christian, qui avaient déjà pratiqué, passent en
tête et cherchent le camping ATTAKOY ! Bien sûr, tout est modifié, et, cerise sur le gâteau,
le camping n’existe plus.
Sur l’avenue, la station essence (qui ne distribue plus d’essence) propose de nous accueillir
pour 8 € 50 ( avec électricité) en contrebas du bâtiment, dans un décors de gravats assez
traumatisant.
Il est 12 h, nous déjeunons. A ce moment, arrivant de je ne sais où, par hasard ??,
un particulier nous propose de nous emmener en minibus, en ville, à 14 h. Du moins c’est ce
que nous comprenons, puisqu’il nous dit « pour 7 personnes (lui et nous), no problème ».
En fait, à 14 h nous le voyons arriver avec une petite voiture, et il tient absolument à nous
emmener en ville. Refus. Nous prenons le bus (N°81) pour le centre d’ISTANBUL.
Visite de Ste Sophie (6 €) et de la Mosquée Bleue. Puis flânerie dans les souks.
Pluie et orages dans la nuit. Beau temps ce matin.
Nous partons tous en bus. Armelle et Christian, qui connaissent déjà ce que nous allons visiter,
partent de leur côté, pour visiter le palais de Dolmabahçe. Pour nous, visite du palais de
Topkapi. (6 €). Très longues files d’attente pour certaines salles. Il nous faut 4 heures pour
tout visiter.
Déjeuner dans un bistro, où le serveur apprend à Josette à préparer son kebab d’aubergines
grillées. Succulent. (8 €). Par contre, au niveau du pourboire, nous avons dû nous planter,
car, bien que très sympa, le serveur nous a dit « very very small » quand on lui met notre
pourboire dans la main ! Nous apprendrons… Mais il est vrai qu’il est très difficile de doser
tous ces services, quand on ne connait ni les salaires ni le coût de la vie. OK, je sais, c’est
10%, rien de plus. Faut voir ...
Découverte du Bosphore en bateau. (11 €). Rentrée en bus à la nuit
Nous partons direction ANKARA. Nous aurions pu rester une journée de plus sur ISTANBUL,
mais c’est dimanche et le Grand Bazar est fermé. Nous prenons le pont à péage
(2 € 25) à l’endroit le plus resserré du Bosphore, puis l’autoroute (6 € 60) pour sortir
d’ISTANBUL. Quelle ville tentaculaire, que d’immeubles.
A midi, faisons le plein d’eau et de gas-oil (1 € 30/l) dans une station où nous faisons également
laver nos 3 CC (4 € 20 par CC).
Vers 17 h, sommes sur une 4 voies, pas facile de trouver un bivouac. Nous trouverons finalement
quelque chose de sympa, et passerons la nuit derrière une station service désaffectée
sur un grand terrain herbeux. A 18 h 30, briefing souhaité par Armelle (qui travaille tous les
soirs et pour tous, il faut bien le dire, sur différents guides), pour parler du programme des
jours à venir .
Nuit parfaite sur notre terrain, finalement assez éloigné de la route. Comme à l’habitude, en
campagne, des chiens errants se sont signalés au petit jour. Départ pour ANKARA.
Contournement de la ville sans problème. Etonnement : Sur la périphérie d’ANKARA, des
constructions d’immeubles et de lotissements de maisons individuelles répétées par centaine
à perte de vue, mais malgré tout avec recherche de couleurs et de formes, des espaces verts,
et pas seulement des cubes de béton comme chez nous dans les années 60. Ces quartiers
constitueront-ils, dans 30 ans, des ghettos pour tous ces gens qui migrent de la campagne à
la ville.
Achats, en bord de route, de tomates, melons, raisins.
Arrêt vers midi au lac salé de TUZGOLU. Petite promenade sur le sel, le niveau du lac étant
très bas, Comme partout, il manque d’eau. 1ers achats souvenir. Petits sacs à dos (que nous
avons oublié à la maison - Pour des randonneurs, c’est le comble).
Nous continuons sur NEVSEHIR. Visite d’un caravansérail à AGZIKARAHAN, lieu de
rencontre sur les Routes de la Soie. Magnifique. (1 € 20)
Direction Vallée d’IHLARA.
A 8 h 30, entrée sur le site (3 €) et descente des 360 marches pour atteindre le fond. Il y
coule une rivière, il fait frais, et la végétation est abondante. Dans le fond du canyon,
plusieurs églises rupestres, avec encore des restes de fresques peintes datant des 9ème et
13ème siècle, mais qui hélas, non protégées, ont été abîmées, par le temps et la main de
l’homme (l’importance d’un tel capital n’a pas toujours été bien comprise). A midi, restau
au bord de l’eau, pour 9 €.
Nous partons dans l’après midi et visitons sur la roue le magnifique village troglodyte de
SELIME. (Le prix de l’entrée est compris dans le billet pour les gorges d’IHLARA).
Nous nous dirigeons sur GOREME. Pas de bivouac sur cette grande route avec champs
cultivés à perte de vue. Au hasard, nous bifurquons sur la droite, entre BELISIRMA et
DERINKUYU. La route, nouvellement goudronnée, se termine et la seule chose que nous
voyons, sont des travaux, et une énorme pelleteuse. On a bien cru être obligés de faire demitour.
Mais Josette, qui courait devant, a bien vu que l’engin cachait une petite place, tout au
moins, déjà, pour faire notre demi-tour. Mais un groupe d’hommes en pleine discussion,
n’en croyant pas leurs yeux, nous font des grands signes et nous montrent le parking. Dans
le groupe, il y a le maire du village, qui, avec un grand sourire, nous fait comprendre que
nous sommes les bienvenus. Il fait dégager une voiture pour nous permettre de garer les 3
CC côte à côte . Notre venue constituant un évènement pour ce village, chacun vient nous
serrer la main avec de grands « no problème pour tout ». C’est un village agricole avant tout,
où le trafic n’est constitué que de tracteurs.