Camping-Cars sur les Routes de la Soie et du Monde.

Frontière - 18h - formalités : 45 mn (température 17° vent glacial).
2 € douane, 16 € assurance (pour 20 jours) et 4 € taxes divers.
Nous avons atteint notre objectif après avoir fait 13 600 Kms
de routes et pistes, bonnes, très bonnes, mauvaises et très mauvaises.
7 pays traversés.
Un peu d’histoire, 3 fois la France, la Mongolie
fondée par Chiggis Khan (Gengis Khan) commence à revivre après une domination Soviétique (70 ans) et retrouve ses racines.
Anamisme, Chamanisme et Boudhisme sont largement implantés.
On à du mal à imaginer que ce peuple paisible descende de ces
Mongols farouches et conquérants. Direction Olgy. Piste à travers
les montagnes au cap (GPS indispensable). Paysage nu, lunaire
mais magnifique, les montagnes de l’ALTAÏ sont plus présentes que
du côté Russe. Courses et gas-oil à Olgy. Bivouac au bord d’un lac.
Départ sous la pluie (8°).
Avons sorti pantalons et polaires paysage plus sauvage et plus désolé.
C’est le désert. Quelques kms après notre départ, sur une piste en tôle ondulée, donc vitesse élevée, j’ai vu un morceau de ferraille que j’ai voulu éviter (cercle de roue). Je l’ai pris avec la roue arrière, il a tapé dans la caisse et m’a sectionné une durite d’eau. Réparation de fortune (Merci Jeff pour le thermorétractable). Bivouac à 30 Km d’Hovd (où je trouverai bien un Epinette pour acheter un morceau de tube).
Piste très difficile et cassante, averse de neige.
Cela ne nous empêche pas de profiter de toute la variété du paysage. Bivouac dans le désert.
Soleil radieux au réveil nous sommes vraiment dans le grand
désert.
A Hovd nous rencontrons une Allemande parlant Français,
elle nous indique le garage et nous laisse son numéro de téléphone
en cas de besoin. Son compagnon est venu nous voir au garage pour
s’assurer que tout va bien. La réparation à été effectuée sans problème
un morceau de tube de cuivre et deux colliers et c’est reparti (5 €). 35 000 habitants, Hovd ressemble à une grande ville Africaine que
l’on retrouve à la sortie du désert.
Bivouac au bord de la rivière.
Deux mois que nous sommes partis. Nous quittons Hovd seulement
ce matin.
Hier encore mécanique, une fuite de gas-oil, des gouttes qui tombent à chaque arrêt. Nous décidons donc de voir un mécanicien. Démontage de toute la protection avant pour accéder à la pièce fuyarde mais impossible de la démonter par manque d’outillage. Essai de réparation avec du «bi-composants» mais cela n’a pas tenu. Donc toujours fuite, cela fait 5000 Km que ça coule ça tiendra bien encore les 10 000 Km qui nous restent à faire. Temps passé au garage 5h cout 30 €.
Nous avons pu visiter un peu mieux cette ville. Le marché est réparti sur plusieurs baraques: espace viande (30 bouchers au moins), légumes bonbons et biscuits. Le marché des pièces détachées mécaniques (occasion) occupe une grande partie. Un espace réservé aux billards, plus de 20 tous occupés par des joueurs.
A la sortie de la ville péage (0,90 €) pour prendre la piste d’ALTAÏ. Désert à perte de vue. Quelques yourtes posées ça et là comme des gros champignons. Nous jonglons avec les pistes pour trouver la moins ondulée.
C’est dur mais c’est beau.
180 Km dans la journée.
Il nous reste 260 Km sur ces pistes infernales avant d’arriver à ALTAÏ, Dépannage d’un véhicule Mongol sur la piste qui avait crevé deux roues et rien pour regonfler. Nous avons pu faire quelques courses à Darvi. Aujourd’hui 170 Km, inutile de vous dire que le bivouac est en plein désert au milieu de rien.
Après la platitude du désert, piste qui serpente à travers les montagnes. Assistance à un véhicule du «Mongol Rallye» 2 Espagnols qui s’étaient ensablés (et la France sauva l’Espagne). Dépanné un autre véhicule Mongol qui avait crevé sans roue de secours (on va demander des honoraires).
Enfin ALTAÏ, fallait t-il la mériter ?
Cette ville, poussièreuse et sans charme, est perchée à 2 181 m d’altitude, nous ne nous y attardons pas. Courses, change, gas-oil et resto (nous sommes entrés dans la cuisine pour choisir nos plats), barrière de la langue.
Et nous reprenons
la piste vers Bayanhangor, paysage plus joli. Nous prenons
une piste de sable qui nous fait passer par le Sud Gobi. Un vrai
régal cela change de la caillasse, mais quelle poussière, car il y a
beaucoup de fesh fesh.
Hier il ne s’est rien passé de notable à part la traversée d’un
gué (rivière Baydrag Gol). Cela nous à permis de laver les bas de
caisse. La piste est toujours aussi cassante, il faut tout attacher et
sangler pour éviter les surprises. La poussière est toujours omniprésente.
Ménage tous les soirs avant de pouvoir faire quoi que ce soit.
Nous sommes arrivés à Bayanhangor, ville nichée au pied des montagnes
et surtout plus agréable qu’ALTAÏ. Nous avons trouvé un hôtel
sympa qui loue des appartements privés avec baignoire (15 € + 5 € pour Athos).
Je voudrais dire merci à Jean-Marie pour ses cartes
que j’utilise avec TTQV, calibrage précis, un vrai régal. Merci encore.
Visite du monastère Lamyn Gegeenii Dedlen, il porte le nom d’un important
monastère autrefois implanté à une vingtaine de Km de la Capitale.
Il est animé par une quarantaine de Lamas (que nous n’avons
pas vus). Le soir dîner dans un restaurant Coréen, nous avons eu la
piste de danse disco pour nous deux. Génial.
Après avoir fait le plein d’eau nous prenons la piste pour Ahvayheer. La ville de Bayanhangor est rationnée en eau. Puits sur la place publique de 8h à 19h, nous avons payé 0,05 € + 1,50 € de péage. Piste vers Ahvayheer détestable. Quelques Ovoo dressés sur des monticules de pierres nous accompagnent. Ils témoignent des croyances animistes des Mongols pour marquer leur respect envers les esprits. Les bergers galopant sur leurs chevaux font partie intégrante de ce paysage (cow-boys Mongol).
A 20 Km d’Ahvayheer c’est la route goudronnée, même Athomax se met à caracoler. Pour pas trop longtemps le volant ayant pris une drôle de position. Arrêt obligé et je m’aperçois que les boulons de fixation de la crémaillère de direction n’ont pas résisté à la tôle ondulée.
Nous prenons la décision d’aller jusqu’à Oulan Bator 470 km à vitesse réduite. Nous passons à côté des première dunes de Mongolie (Mongol ALTAÏ). Nous les évitons afin d’arriver le plus rapidement possible à la Capitale pour faire réparer.
Arrivée à 17h à Oulan Bator heureusement nous n’avons fait que 29 Kms de piste car la route était réparée.
Nous fêtons notre arrivée chez Guy «Bistro Français» (N47°55’22.9"-E106°55’05.6") avec champagne. Sur ses conseils nous nous rendons chez Nissan. Le diagnostic tombe. Les boulons ont tellement «bagoté» qu’ils ont arraché le filetage du pont. La seule solution est donc de percer plus gros et tarauder. Nous laissons le camion et nous devons le récupérer le lendemain à 13h.
Nous nous rendons à l’Ambassade de Russie pour nos visas de retour, mais là hic ! Impossible car nous n’avons pas d’invitation. Une femme d’une agence touristique qui se trouvait là pour ses clients se propose de nous aider. Nous nous rendons à son bureau mais il semble que nous ne puissions obtenir qu’un visa de transit de 10 jours, ce qui n’est pas assez pour traverser la Russie. Affaire à suivre car nous avons rendez-vous demain matin. Nous avons récupéré Athomax et la réparation prévue à été effectuée. Perçage, taraudage et montage de boulons d’un diamètre supérieur (coût 70 €).
Sommes encore à Oulan Bator. L’attente s’éternise, nous devons récupérer nos visas demain. La visite du monastère Gandantegtchilin à été écourtée, nous sommes dimanche et beaucoup de Mongols sont là pour prier ou pour célébrer des mariages. Pas de photos non plus car plus de batterie (nul !). Rien à dire sur la Capitale, sinon qu’elle est pratiquement coupée en deux. D’un côté, la haute ville avec ses hôtels étoilés et ses grands restaurants, de l’autre les camps de Gers, plutôt des bidonvilles où nous avons fait le plein d’eau (payant). Encore grande rigolade (remplissage avec des bidons).
Ouf, nous avons récupéré nos passeports avec un visa de transit de 10 jours, nous pâtissons des problèmes Politiques entre la Mongolie et la Russie. Merci à Rasita de l’agence «RUSSIAN FANTASY» qui nous à beaucoup aidés et nous à donné le nom de l’organisme «OUVIR» qui pourra éventuellement nous prolonger nos visas. Nous quittons UB avec plaisir après 6 nuits d’hôtel, direction Darkhan deuxième ville de Mongolie. Bivouac du 8/9 et 9/10 à 30 Km de la frontière car nos visas Russe ne démarrent que le 11/09.
Frontière Mongolie. Formalités 2h15, fouille de Athomax.
La Mongolie nous laisse un souvenir impérissable et des sensations vécues que nous ne pourrions pas exprimer avec des mots. Un pays qui ne laisse personne indifférent. 1400 Km de pistes mais heureux d’avoir connu et traversé ces immensités. Maintenant nous pouvons affirmer que les pistes que nous avions faites dans d’autres pays sont de la rigolade à côté de celles-ci. Les Mongols sont des gens très courtois, discrets et accueillants. Finis les bivouacs de rêve en toute sécurité. Nous laissons Gengis Khan dans ses espaces infinis.
Guy et Kathy Thenaisye http://afrique-a-coeur.com/cariboost1
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