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Bulletin Mai 2009. 

En Roumanie, le train de la Vaser dans le Maramures.

La Roumanie en CC.

La Roumanie est facilement accessible en camping-car, par l’Allemagne, l’Autriche et la Hongrie pour les Français du Nord; par l’Italie la Slovénie et la Hongrie pour ceux du Sud. Jusque là les routes sont bonnes et rapides mais, passé la frontière roumaine, le temps change. Les routes principales sont difficiles et souvent parsemées de nids de poule. Avec un minimum d’attention du chauffeur, un camping-car «normal» s’en sort bien. Par contre, certaines routes secondaires sont impraticables à moins de disposer d’un 4x4.

A la frontière, malgré les indications portées sur certains panneaux, ne cherchez pas, comme en Hongrie ou en Autriche, un abonnement d’autoroute. En Roumanie, il n’y en a pas. Un seul tronçon de 250 km relie Bucarest à Constanta sur la mer noire.

Ne cherchez pas non plus de campings. Ils sont inexistants ou complètement délabrés. Préférez les places de village.
Les Roumains sont accueillants et viendront tailler un petit bout de causette avec vous.
Le seul camping incontournable est celui de Bucarest. Situé au Nord de la ville, il est tout près du supermarché Carrefour.

Vous pouvez rejoindre facilement le centre ville en autobus. N’oubliez pas d’acheter un ticket de bus auprès du gérant du camping, le chauffeur du car n’en vend pas.

Que voir en Roumanie ?

Beaucoup de choses, et je vous laisse préparer votre itinéraire. Je ne peux néanmoins résister à tenter de vous faire part de mes coups de coeur.

La ville médiévale saxonne de Brasov nous ramène à des temps peu évoqués de notre histoire.
Bucarest, évidemment, où vous ne manquerez pas de visiter le palais de Ceausescu, énorme, orgueilleux.
Les Roumains vous parleront souvent de cette époque. Ils en gardent toujours beaucoup de cicatrices.
Au fait, quand vous prenez votre billet de visite pour le palais, ne prenez surtout pas le supplément pour photographier. C’est de l’arnaque, très chère et inutile.
Si vous voulez connaître toute la ferveur religieuse, catholique et orthodoxe des Roumains, rendez vous dans le petit village de Cacica (l’oie, en polonais) en Bucovine lors de la fête du 15 août. Vous allez être servis !

Les côtes de la mer noire sont sales, bruyantes et bondées en été.

Au nord du pays, ne manquez pas les monastères de Bucovine. Après l’époque communiste, ils ont repris beaucoup de vigueur, et des communautés se reforment.

Enfin, vous trouverez des paysages magnifiques, des villages encore bien loin de notre société moderne dans le Maramures.

Une étape à ne pas manquer est le train forestier qui, partant de Viseu de Sus, longe une petite rivière de montagne, la Vaser.

Le train forestier de la Vaser :

Dans le Maramures, c’est une journée à ne pas manquer.
En arrivant à Viseu de Sus, dirigez-vous vers la gare en contrebas de la ville. Vous pouvez poser le CC pour dormir sur le parking de la gare.
Il faut prendre un billet de train à 8 heures du matin (8 euros environ).
Le train démarre vers 8 H 30 - 9 H du matin. Le voyage dure toute la journée. Emmenez des provisions pour midi.
Le train de la Vaser, du nom de la rivière qu’il longe, sert à emmener les bûcherons dans les montagnes, 70 km plus loin, jusqu’à proximité de la frontière Ukrainienne. Ils y passent la semaine à débiter les sapins de la région. Ils sont acheminés vers la ville soit par flottage sur la rivière, soit par les trains qui font plusieurs trajets par jour.
Un train spécial journalier emmène les visiteurs sur ce parcours. Une locomotive à vapeur, chauffée au bois (il n’y a pas de charbon dans le coin) tracte six ou sept wagons de voyageurs.
Sur une voie étroite longeant la rivière, la vieille machine s’essouffle à vous emmener au travers de gorges étroites vers les sommets des monts Maramures.
Les arrêts sont fréquents. Il faut vider le cendrier de la machine, graisser les paliers, recharger la boîte à huile, faire le plein d’eau au pied des torrents.
A chaque arrêt les voyageurs descendent, s’approchent de la machine et regardent faire le chauffeur.
Le paysage forestier est magnifique. Vous croiserez, tout au long du chemin, de petites gares entourées de bois coupés. Là le train ne s’arrête pas. Les rares voyageurs montent en marche.
Vous croiserez également des engins bizarres, camions ou camionnettes bricolés et montés sur boggies pour rouler sur la voie.
Vous serez au terminus vers midi.
Après une heure de pose, le train vous ramènera, plus véloce car descente oblige, à Viseu où vous serez vers 18H.

Thierry Malot


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