Camping-Cars sur les Routes de la Soie et du Monde.

Quelques photos de ces jours-ci avec un temps magnifique mais
froid.
Quand je m’exclame « P ... de viento !» même les arbres sont d’accord avec moi. La Patagonie ne sera jamais notre terre d’asile, le vent souffle en permanence, parfois en rafales très violentes et subites. Sur la route c’est très pénible, dangereux et nous avons eu droit à quelques frayeurs. A côté le mistral c’est une petite bise gentille !
Proximité de Puerto Natales, glacier Grey qui se déverse sur le lac Grey. D’après les Chiliens, c’est le glacier le plus bleu qui soit, la couleur bleue étant d’autant plus intense que la neige a été compactée plus fortement. Après avoir vu d’autres glaciers en Argentine, nous confirmons.
Nous avons eu beaucoup de chance d’approcher le glacier Uppsala, (la décision a été prise par le capitaine le matin même, l’accès était fermé depuis une quinzaine de jours par les glaces. Il a fallu se faufiler entre les icebergs pendant une vingtaine de kilomètres.
Ce glacier est le plus important de tout le parc glaciaire, avec :
Nous croyons sur parole les indications qui nous sont données.
Le glacier Perito Moreno (vu depuis notre chambre « roulante » où nous avons passé la nuit, au grand calme si ce n’étaient les explosions très fréquentes dans le glacier. L’approche du glacier se fait soit avec le bateau, soit avec le véhicule à travers le parc national.
C’est le seul glacier au monde actuellement, y compris les autres glaciers Argentins et Chiliens, qui ne recule pas.
Tous ces glaciers sont issus du troisième champ de glace le plus vaste au monde, après l’Antarctique et le Groenland.
Le massif du Fitz Roy, le Fitz Roy au centre, l’aiguille
Poincenot à sa gauche. L’aiguille à l’extrême gauche, c’est l’aiguille
St Exupéry, en l’honneur de ces aviateurs qui ont rejoint pour la
première fois Buenos Aires à Punta Arenas (Chili).
Ce sommet a été gravi pour la première fois par Lionel Terray en
1952. Cela reste une ascension parmi les plus difficiles à cause et
de la verticalité des parois, de leur longueur (+ de 1000 mètres)
et de la complexité du climat qui fait que des expéditions attendent
ici à El Chalten pendant plusieurs semaines un créneau météo favorable.
En arrivant nous avons eu de la chance comme on peut le constater, mais aujourd’hui aucune visibilité des sommets.
El Chaltén 28/01/2009
José Gasull