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Février 2009. 

Les Berlivet continuent leur 4ème voyage en Amérique du Sud.

.Jacques Berlivet. A Puerto Piramides nous chargeons Gary et Sébastien, 2 jeunes stoppeurs français.

La péninsule Valdés est très vaste, occupée par de nombreuses estancias. Nous parcourons plusieurs centaines de kilomètres. Le dernier soir, sur la péninsule Valdés, la forme des nuages nous impressionne et nous inquiète, mais pas nos stoppeurs, campeurs débutants, qui montent leur tente dans un creux à l’abri du vent. L’orage qui suit les transforme en hommes-grenouilles.

Dans « Le petit Prince » de Saint-Exupéry, l’île aux Oiseaux représente le boa qui a avalé un éléphant (et que certains prennent pour un chapeau).
L’avion de Saint-Ex n’est plus là. Il s’agissait d’une réplique, partie en restauration.
Il aimait voler dans la région.

Nous quittons la péninsule Valdés pour Puerto Madryn, ville importante et port, et nous nous installons au camping.

Dans la péninsule Valdés. L’orage qui suit les transforme en hommes-grenouilles. Dans « Le petit Prince » de Saint-Exupéry, l’île aux Oiseaux représente le boa qui a avalé un éléphant (et que certains prennent pour un chapeau). Une martineta (tinamou) parfaitement camouflée dans son environnement. Jorge roule en Defender. 

Quelques mots sur Puerto Madryn :

Refusant la domination des Anglais, voulant conserver leur langue, quelques nationalistes gallois sont arrivés en Argentine à la fin du XIXe siècle. Le gouvernement argentin leur a donné des terres dans la vallée du Chubut, en Patagonie, pour que les Chiliens et les Anglais ne s’y installent pas.
La colonisation dans la région de Puerto Madryn s’est faite sans violence, nous dit-on. On peut voir le monument à l’Indien et celui de la femme galloise, les deux peuples ont cohabité pacifiquement.

Statue de l'indien tehuelche. Statue de la femme galloise. Plutôt que de les tronçonner, les arbres trop vieux sont devenus statues. Plutôt que de les tronçonner, les arbres trop vieux sont devenus statues. Combi Volkswagen aux roues arrière jumelées. Ce pick-up Ford d’un âge certain a eu droit à un avant remodelé. 

En 1865, 153 Gallois arrivèrent dans ce qui ne ressemblait en rien à leur pays verdoyant. Ils n’étaient pas cultivateurs.
Les débuts furent difficiles, mais grâce à l’aide des Indiens tehuelches ils parvinrent à s’adapter, à irriguer et favorisèrent l’arrivée de nouveaux immigrants gallois. Ils fondèrent les villes de Rawson, Trelew, Puerto Madryn, Gaiman et Dolavon.
Les statues de l’Indien Tehuelche et de la femme galloise leur rendent hommage à Puerto Madryn, où certains tentent de débaptiser l’avenue Julio A. Roca (le général de la Conquête du Désert, grand exterminateur d’Indiens mapuches à la fin du XIXe siècle), pour la renommer « avenue des Peuples originaires ».

Dimanche 11 heures :

Nos amis Landistes nous ont annoncé une surprise. Nous rejoignons 6 autres Land Rover du club et 2 motos. Après un bout de piste poussiéreuse, nous longeons le bord de mer sur une dizaine de kilomètres pendant que la marée descend.
Nous devrons impérativement rentrer avant la marée haute, qui recouvre tout, car il n’y a pas d’échappatoire possible, la falaise nous en empêche.

Nous longeons le bord de mer sur une dizaine de kilomètres. Un guanaco quemande du pain. Nous longeons le bord de mer sur une dizaine de kilomètres. Nous devrons impérativement rentrer avant la marée haute, qui recouvre tout, car il n’y a pas d’échappatoire possible, la falaise nous en empêche. Il n’y a que nous, évidemment. Les Land sont disposés en carré et des toiles tendues nous tiennent à l’ombre. 

Des guanacos appartenant à une hacienda viennent jusque sur la plage quémander un quignon de pain.
Nous atteignons une superbe plage. Il n’y a que nous, évidemment.

Les Land sont disposés en carré et des toiles tendues nous tiennent à l’ombre.
Un feu est allumé et un mouton et diverses viandes commencent à cuire. Salades et fruits, bière ou vin, champagne argentin pour finir, tout nous est offert. Toujours impossible de participer (voir page 14 du précédent bulletin).

Il n’y a que nous, évidemment. Les Land sont disposés en carré et des toiles tendues nous tiennent à l’ombre. Un feu est allumé et un mouton et diverses viandes commencent à cuire. Ici on écartèle le mouton pour le cuire verticalement et les flammes lèchent la viande sans la brûler. Un feu est allumé et un mouton et diverses viandes commencent à cuire. Ces Jivaros ne sont pas de redoutables réducteurs de têtes, mais d’affreux réducteurs d’avions. 

On cherche à nous consoler en espérant que notre problème connaîtra une issue heureuse.
Ici on écartèle le mouton pour le cuire verticalement et les flammes lèchent la viande sans la brûler.
Rogelio aux fourneaux, avec le T-shirt du groupe d’aéromodélistes de notre fils. Ces Jivaros ne sont pas de redoutables réducteurs de têtes, mais d’affreux réducteurs d’avions.
Miguel nous montre comment faire un sandwich argentin : prendre 30 g de pain et au moins 500 g de viande.

Rogelio aux fourneaux, avec le T-shirt du groupe d’aéromodélistes de notre fils. L’installation est vite montée. Excellente ambiance. Les chiens argentins sont probablement les plus heureux du monde. Moment d’émotion. Jorge prend la parole au nom du groupe pour nous souhaiter une heureuse issue à notre problème douanier et un excellent voyage. Miguel nous montre comment faire un sandwich argentin  : prendre 30 g de pain et au moins 500 g de viande. 

Retour en fin d’après-midi, avant la marée.
Nous allons saluer Rogelio et Dolly, Jorge et Gloria, qui nous ont si généreusement aidés et soutenus, puis nous quittons la ville dans l’après-midi.

Retour en fin d’après-midi, avant la marée. Retour en fin d’après-midi, avant la marée. Retour en fin d’après-midi, avant la marée. Un avant-goût du Dakar. Un petit tour dans les dunes. Retour à la civilisation, bruit et promiscuité. A Puerto Madryn nous passons les journées sur le parking de la plage. Le marchand de pères Noël gonflables arpente la plage. 

Le soir, après 440 km, nous sommes au bord de l’Atlantique et admirons le coucher de soleil.
Nous longeons l’océan et à Caleta Olivia nous retrouvons la statue de 10 m de l’ouvrier du pétrole.

En bord de mer les shadocks pompent, pompent le pétrole…
140 km nous séparent du village suivant, Fitz Roy, qui dispose d’une station-service.
C’est la seule chose remarquable avec le vent terrible et la pluie qui toute la nuit nous tiendront éveillés. Le Land est très chahuté, même garé face au vent. Sous sa pression, la pluie passe tout autour des fenêtres !

Remarquez l’inclinaison de l’arbre lorsqu’il dépasse la hauteur des maisons. Bien sûr, pas de sapins dans la région, aussi celui en tubes soudés résiste bien au vent.

Coucher de soleil au bord de l'Atlantique. Nous longeons l'Océan. La statue de l'ouvrier du pétrole. Les shadocks pompent, pompent le pétrole… Remarquez l’inclinaison de l’arbre lorsqu’il dépasse la hauteur des maisons. 

Un panneau au bord de la route rappelle qu’ici eurent lieu des grèves des ouvriers agricoles des haciendas dont les gros propriétaires refusaient tout progrès social. La répression, avec l’aide de l’armée fut d’une extrême brutalité.

Le panneau dit :
UNE HISTOIRE QUI NE S’OUBLIE PAS

En 1920 eut lieu une grève dans tout le territoire de la province de Santa Cruz qui culmina en 1921, avec l’exécution de plus de 1 000 travailleurs ruraux qui seront fusillés. Parmi eux un des leaders de la zone nord, José Font, plus connu sous le nom de Facon Grande, près de la gare des trains de Jaramillo.
Des années plus tard, ici même, on tourna un film argentin : « La Patagonie rebelle », d’après l’oeuvre d’Osvaldo Bayer.
Aujourd’hui les habitants de Jaramillo rendent un hommage permanent à cet homme qui a défendu jusqu’à la mort le droit des travailleurs.

Un panneau au bord de la route rappelle qu’ici eurent lieu des grèves des ouvriers agricoles. Tres Cerros, qui est seulement une station-service. Partout en Argentine des panneaux rappellent que les Malouines sont argentines. Monuments à la gloire des soldats argentins. La laguna Azul est surprenante. Cratère inondé. 

Encore 140 km sans voir une seule maison pour arriver à Tres Cerros, qui est seulement une station-service.

La Patagonie est très peu peuplée.
Partout en Argentine des panneaux rappellent que les Malouines sont argentines, bien qu’occupées par les Anglais. La guerre de reconquête perdue, des monuments à la gloire des soldats argentins tombés sont nombreux.

Nous quittons l’Argentine et passons la douane sans aucune difficulté.
Peut-être aurions-nous pu passer sans problème avec notre date de sortie dépassée si nous n’avions pas eu l’honnêteté de nous présenter spontanément à la douane de Puerto Madryn.

Nous franchissons le détroit de Magellan à Punta Delgada. Quelques lagunes avec des flamants roses. Rio Grande est la capitale de la truite. On voit souvent des arbres morts jonchant le sol. 

Nous franchissons le détroit de Magellan à Punta Delgada, dans sa partie la plus étroite. 20 mn de traversée avec de belles vagues et un vent !

En Terre de Feu nous prenons une piste peu fréquentée. Quelques lagunes avec des flamants roses.
Rio Grande est la capitale de la truite.

Alors que je contourne le Land le vent m’arrache mes lunettes, qui traversent la route et dégringolent dans l’herbe du talus. Il nous faudra un moment pour les retrouver…

On voit souvent des arbres morts jonchant le sol, vestiges des forêts qui existaient jusqu’à ce que les colons y mettent le feu autour de 1930 pour créer des pâturages, provoquant un désastre écologique.

Montée vers le col Garibaldi (402 m), l’un des rares cols qui ne sont pas frontière entre Argentine et Chili.

23 décembre

Nous sommes descendus directement depuis Puerto Madryn jusqu’à Ushuaia : 2130 km en 5 jours, sans rien visiter. Nous avons hâte de retrouver nos amis français. Depuis plus d’un an, nous échangeons des mails collectifs. Nous connaissions déjà la moitié d’entre eux.
Nous sommes attendus. Leur accueil est touchant de spontanéité délirante…

Ushuaia. Nous avons hâte de retrouver nos amis français. Depuis plus d’un an, nous échangeons des mails collectifs. Nous connaissions déjà la moitié d’entre eux. Leur accueil est touchant de spontanéité délirante… 

24 décembre

40 Français dont 14 enfants. Jean-Paul fera un père Noël remarquable et très convaincant.

(Note de la rédaction : les équipages Bonjean et Cie de CCRSM étaient là aussi !)

Jean-Paul fera un père Noël remarquable et très convaincant. Les équipages Bonjean et Cie étaient là aussi. 40 Français dont 14 enfants. 

Jacques et Marie-Paule Berlivet

A suivre...
Et pour en savoir plus :

Le blog de voyage de Jacques et Marie-Paule Berlivet en Amérique du Sud.


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