Camping-Cars sur les Routes de la Soie et du Monde.
Sud Est de Melbourne, le 12/01/08
Bonjour à tous
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Après Coff Harbour nous avons continué à descendre la côte et puis au niveau de Sydney (80 km à l’ouest) nous sommes allés dans les Blues Mountains. En fait ce n’est pas des montagnes comme chez nous. On monte presque insensiblement, on ne voit pas de montagnes, on arrive sur un plateau à 1000m, qui n’est pas immense. Ce plateau gréseux est creusé de 2 vallées bordées par de magnifiques falaises.
Nous y avons passé 2 jours et fait une magnifique balade dans les falaises.
Nous avons repris ensuite notre route vers le sud par de petites étapes ponctuées d’arrêts plage et baignade, avec toujours le soir des arrêts nocturnes aux vues splendides sur l’océan grondant.
La côte sud est plus découpée qu’au nord mais l’eau commence à fraîchir (23° puis 20°).
Nous avons atteint la pointe sud de l’Australie à la presqu’île de Wilson Promontory PN où nous avons gravi le mont Obéron : c’est une promenade de 250 m de dénivelé sur une route forestière ! mais classée moyen à difficile (il faut dire qu’on le comprend quand on voit les Australiennes !)
De là-haut (558 m) la vue est magnifique. On dirait la côte du sud ouest de la Corse avec ses plages bordées de granit, mais ici il n’y a que 4 plages.
L’après-midi il a fait très chaud et des espèces de taons nous attaquaient sur la plage (dur, dur).
Comme vous le savez peut-être, les mouches, en Australie sont la peste noire, eh bien ! nous y avons eu droit et nous avons acheté des « filets » pare insectes qui se posent sur le chapeau. Super ! Je peux retourner en Iran avec cela !
On a pris l’habitude de prendre des petits déjeuners copieux avec muesli, corn flakes etc. et on se porte à merveille ! On maintient la ligne qu’on a acquise, on fait des marches sur des sentiers bien balisés avec une multitude de panneaux : attention dangers… Robert a fait des progrès en anglais grâce à eux !
La sécurité dépasse l’entendement.
Ici le chapeau s’impose à cause de l’intensité du soleil et il y en a de jolis et bien faits. Je m’en suis acheté 3.
La jupe et la robe sont portées à l’abandon du pantalon. Robert en est enchanté ! Je m’en suis pris deux. Je me suis transformée en Australienne tout en évitant d’adopter leur taille ! (Jose)
On ne fait que du camping sauvage. Les australiens n’en font pas ou bien rares sont ceux qui le font. Ils sont trop disciplinés… ce qui nous arrange car les patrouilles ne se préoccupent pas de cela.
Hier matin, température très forte. J’étais dans le CC sur internet : 38° à 10H. D’un coup le vent a changé de sens et en 15/20 mn la température est passée à 26° ! Il faut dire que le temps est très changeant, soleil et nuages alternent assez rapidement mais nous n’avons eu qu’une demi-journée de pluie en quittant les Blues Mountains.
Nous sommes maintenant au cap Paterson (jolie côte). Lundi nous serons à Melbourne pour acheter un climatiseur puis nous embarquerons pour la Tasmanie, projet à réaliser !
En espérant que ce courrier vous trouve toutes et tous en bonne santé, encore une fois, merci pour vos courriers, SMS et appel téléphonique.
Bises à toutes et à tous.
Jose et Robert
Nous arrivons par barge à Santarém le 1er novembre 2007 et sommes invités par Marton, Ilsa sa femme et leur fils à se joindre à eux pour aller à Salinas. Il y a là-bas un complexe touristique, implanté au bord de plages de sable blanc. Nous y avons passé quelques jours très agréables et intéressants, avons visité Bélem, le marché aux poissons de ver-o-peso et avons eu droit à une visite guidée de la ville. Nous sommes restés dans la société de Marton, représentant Liebherr Allemagne pour la vente d’équipements miniers (camions de 400 tonnes et excavatrices pour les mines d’or). Les employés de cette compagnie, très sympathiques, nous ont permis d’aborder leur mode de vie, la culture de la région et nous ont appris à reconnaître les fruits exotiques et les légumes de l’endroit. Nous n’avions jamais eu de notre vie autant de nouveaux menus avant notre passage chez Marton. Merci encore pour leur hospitalité, et les divers dépannages gratuits sur notre camion.

Pour nous rendre sur l’île de Marajó, nous avons pris un ferry (4 heures de passage, sur une mer parfois houleuse). Arrivés sur l’île, nous avons dû prendre un autre ferry (10mn) pour atteindre Souré, où nous avons passé quelques jours dans une ferme d’élevage de buffles. Ces animaux sont arrivés sur cette île par accident. Un bateau chargé de ces bêtes ayant sombré tout près, ils se sont réfugiés ici et ont prospéré. Cette île est grande comme la Suisse et n’est habitée qu’à l’Est, l’Ouest étant occupé par la mangrove. Nous avons pu voir des aras et des perroquets de couleur jaune-vert, ou rouge-blanc, ainsi que des oiseaux ressemblant à des flamands, avec une gorge dorée (comme les ibis). Partout dans le pays, et toute la semaine on fête Cirio (Marie de Nazareth), à force de processions, et ici de courses sur des buffles montés. C’est un spectacle magnifique. La température atteint 36°, mais une brise constante nous le fait oublier. Nous aimons à regarder les buffles se tenant dans l’eau, dont on ne voit plus que la tête et le dos, sur lequel des hérons viennent se percher.
De retour à Belém, nous avons pris la route pour São Luís, la ville du reggae, en traversant la baie avec un ferry-boat (75mn de traversée). Nous y avons été accueillis par des amis qui nous ont proposé six places différentes pour nous garer, et mis gratuitement à notre disposition un chauffeur et un guide particulier. La ville comprend un petit centre touristique, classé par l’Unesco et quelques places où on peut entendre du reggae les samedis soir. On nous a offert de la drogue pour mieux participer et danser sur la musique. Nous avons rencontré des associations, se chargeant de sortir les enfants des rues, jusqu’à l’âge de 14 ans pour leur offrir une scolarité, des activités sportives, un entraînement à la self-défense ainsi que des cours de danse sur des musiques d’origine africaine.
La ville est en pleine croissance, et tire son intérêt de l’extraction des minerais de la région (bauxite, fer, magnésium) envoyés par mer à partir d’ici.
Tout le monde parle ici de la plage (la praia). Les Brésiliens ont cinq grands centres d’intérêt : la plage, la famille, la télévision, le bruit très fort et la bière. Ils ont deux obsessions : le football et le carnaval. Au lieu de cela, nous allons, avec notre chauffeur à Raposa où il y a des dunes, de la mangrove et la plage. Une balade nocturne en ville nous a permis de participer, avec des tambours, à une répétition pour le carnaval.
Barreirinhas se trouve 300 km de bateau d’ici, à l’entrée du parc national des Lençois Maranhenses. L’endroit est couvert de mangroves et de dunes de sable. Caburé se trouve à l’embouchure de la rivière Itapecuru, où nous attend un hôtel dans les dunes, à cinq minutes de marche de l’océan atlantique. Nous sommes seulement deux couples à passer la nuit. Tout semble aller tout seul : nous avons droit à un excellent repas et un coucher de soleil sublime, quoi demander de plus ?
Le centre d’intérêt suivant est le parc national de Sete Cuidades, à 700 km de là. Il comprend des concrétions de sables, gravées par l’érosion, et Pedro II, la ville de l’opale, comprenant une trentaine de mines. Elke y a acheté deux très belles pierres et une opale brute qu’elle a fait tailler à son goût.
Nous avons également été reçus par un ami à Fortaleza et trouvé une place tranquille en plein centre ville. En dehors de la plage et des grands hôtels, il y a une très belle place du marché, une cathédrale en restauration, pleine de fenêtres aux montants peints de couleurs vives, ce qui en fait une vraie attraction. La ville est divisée en deux parties, le centre moderne touristique et le vieux centre. Nous, la première fois, nous devons nous échapper de la ville, terrassés par une chaleur insupportable.

La côte jusqu’à Natal (Morro Banco, Canoa Quebrada..) nous offre une grande quantité de plages dont nous avons généreusement profité. Les Jangadas sont des bateaux de pêche ressemblant à des coquilles de noix, fragiles comme des feuilles flottant sur l’eau, mais, remplis de polystyrène, ils sont insubmersibles. Ils possèdent une voile et sont occupés par deux à quatre marins. Nous avons renoncé à une proposition de balade en bateau, nous faisant partir à quatre heures du matin pour revenir à deux heures de l’après-midi. Nous nous sommes juste offert une virée d’une demi-heure, juste pour le plaisir de nous retrouver à nouveau sur la terre ferme !
Nous avons fait de grands repas de poissons, de crevettes, de homards, et autres fruits de mer.
Nous avons été accueillis par nos amis à Natal. Ils étaient malheureusement trop occupés pour nous faire découvrir leur ville, mais nous offrent une place parfaite pour nous garer en plein centre ville. Natal, en dehors des plages, des bonnes crevettes et de sa forteresse, n’a que peu de choses à offrir.
Nous quittons deux jours après la ville champignon (2.2 miles) à la recherche de Sagi Beach, à l’embouchure de la rivière Guajo, traversant les gigantesques plantations de canne à sucre. Sagi est une ville paisible et contemplative. Le week-end, les habitants habillés de leurs meilleurs vêtements se baladent dans les rues ou jouent aux cartes sur le pas de la porte, parlant des dernières nouvelles, et de tout et de rien. Les gens disent qu’ils vivent au paradis, avec la forêt derrière, et la mer devant leur village de pêcheur ! Un premier immeuble touristique de six étages vient juste d’être achevé. Nous avons rencontré la propriétaire, nous disant que son but est de développer les côtes « sauvages» du Nord Est. La qualité du bâtiment laisse plus qu’à désirer.
Notre prochain arrêt sera João Pessoa, capitale de l’état du Paraiba, appelée la « ville verte ». Nous avons malheureusement un temps très froid. Il ne fait plus que 30°C. Nous sommes soulagés de voir que les Brésiliens souffrent aussi de la baisse de température. Nous assistons malgré tout à un concert de forro, musique typique de la région, et sorte de folk song. Le nom de forro vient des constructeurs de voies de chemin de fer qui demandaient aux populations locales de se joindre à leurs chants, en disant que c’était « for all ». Les Brésiliens ne pouvant prononcer ces mots ont parlé alors de forro. Nous avons prolongé de trois mois notre visa pour nous-mêmes et Mani.
L’attraction principale de Jacaré est d’écouter les saxophonistes, assis dans de petits bateaux devant les terrasses de restaurants et jouant en compétition le même Boléro de Ravel dans un délire de fausses notes tout en sirotant un jus de fruit et en admirant le coucher du soleil. Nous sommes dans un camping, nous reposant dans des hamacs à l’ombre des cocotiers. Elke fait un peu de peinture, je termine la première partie de mon journal de voyage.
Olinda, dans l’état du Pernambuco, est une ville d’histoire, déclarée site de l’Unesco en 1982, et représentant le meilleur site de la culture coloniale dans le monde. Nous avons gratuitement à disposition une voiture et un chauffeur, fournis par notre association. Recife possède un petit centre historique très haut en couleurs dans lequel se trouve le « point zéro », marque à partir de laquelle se mesurent toutes les distances de l’état. On peut y voir également les mille et un travaux de Francisco Brennand. Ce sont des sculptures en céramique aux formes inhabituelles, situées à l’intérieur d’une ancienne fabrique de briques enfermée dans un énorme parc, tenu par des indigènes.

Elke prend l’avion pour la Suisse à la fin de l’année pour aider Sandra et sa famille pendant son hospitalisation et sa convalescence. Je vais à New York pour le mariage de Philips. Nous nous retrouverons à Salvador à la mi-janvier. Nous vous souhaitons une très bonne nouvelle année et espérons bien vous rencontrer un jour quelque part.
John et Elke