Camping-Cars sur les Routes de la Soie et du Monde.
ABRY Jean et Marie-Thérèse, DUGUERY Robert et Thérèse, HAMON Marcel et Yveline, LENOBLE Jacques et Pierrette, PILLOT Jean-Pierre et Marie-Odile, RAGEADE Alain et Claudette et VAULEON Jean-Luc et Josseline.
Les 7 équipages se retrouvent à Ludza en Lettonie, le 23 juillet. Nous sommes tous prêts pour le départ vers la Russie. Nous partons très tôt vers la frontière et doublons une file interminable de camions. Nous passons deux heures en démarches administratives : contrôle des papiers, contrôle du véhicule, échange d’argent et achat d’une assurance pour le véhicule.
Nous prenons la direction de Moscou sur une route de mauvaise qualité.
Notre premier bivouac a lieu dans un village proche de la route principale. Le contact avec la population est sympathique et agréable. Nous faisons nos premiers achats dans une petite boutique et avons même la chance d’avoir du pain frais. Nous effectuons notre plein de gazole dans la matinée et constatons qu’il faut payer le carburant à une dame derrière une vitre avant de remplir les réservoirs. Nous décidons de faire une bourse commune pour les achats de gazole et les visites.
Cent kilomètres avant Moscou, nous trouvons une autoroute ( 2 fois 2 voies) de bonne qualité malgré les multiples chantiers. La circulation sur le périphérique de Moscou est très dense. Notre guide nous retrouve et nous conduit sur le parking de la gare maritime qu’il a négocié. Nous découvrons les bateaux qui vont de Saint-Pétersbourg à la mer noire.
Après une bonne nuit au calme, nous admirons le métro moscovite avec ses belles stations. Nous arrivons au centre de Moscou.
Nous commençons la visite par la Place Rouge. Au sud, la cathédrale Basile-Le-Bienheureux, d’une exubérance digne des contes des Mille et Une nuits, est le symbole de Moscou. L’ancien magasin d’état, le Goum, est devenu le temple de la consommation et du luxe. Au nord, le musée d’état d’histoire, est très représentatif de l’architecture russe de la fin du 19eme siècle. Le long des murs du Kremlin se dresse le mausolée de Lénine. Nous attendons patiemment notre tour pour voir le corps de Lénine qui fût embaumé après sa mort en 1924. Nous déjeunons au self dans le sous-sol du Goum. L’après-midi, nous visitons la cathédrale du Christ Sauveur qui fût rasée en 1931 pour laisser la place à une piscine, puis rebâtie à l’identique en 1990. Nous nous engageons sur le pont en face de la cathédrale, puis entrons dans une chocolaterie pour le plaisir de nos papilles et le plus grand bonheur des gourmands.
La matinée suivante est consacrée à notre enregistrement qui est obligatoire pour la sortie de Russie.
Nous visitons le Kremlin qui domine la Place Rouge et le fleuve Moscova. Il rassemble à l’intérieur des palais et des cathédrales ouvertes aux visites, dont la cathédrale de l’Assomption qui fût pendant six siècles le lieu d’intronisation des Tsars et des Empereurs de Russie. Les bulbes de ces cathédrales sont tous dorés à l’or fin. Pour faire des photos dans les cathédrales et les musées, il faut payer une taxe (somme modique). Nous passons la soirée à Moscou pour admirer les illuminations de la Place Rouge. Le spectacle est féerique et nous laisse de superbes images dans la tête.
Notre dernière journée à Moscou est consacrée au marché aux puces (provisions de souvenirs). Nous déjeunons sur place et apprécions les brochettes. L’après-midi, nous visitons le monastère Novodiévitchi qui comprend un cimetière où l’on enterrait traditionnellement les représentants de l’aristocratie religieuse et féodale de Moscou.
Le 29 juillet, après 4 jours passés à Moscou, nous reprenons la route pour les villes de l’Anneau d’Or. Nous roulons vers Sergueiev-Possad à travers une campagne agréable et des villages qui rappellent la vieille Russie avec leurs isbas richement décorées.
Sergueiev-Possad, « ville de Serge », est le siège du patriarcat de Moscou. Nous visitons le monastère de La Laure-de-la-Trinité-Saint-Serge qui surgit derrière d’imposantes fortifications. A Péreslavl-Zalesski, nous visitons la cathédrale de la transfiguration-du-sauveur et le monastère Nikolski qui est en restauration. Nous avons la chance de rencontrer un artisan-restaurateur qui nous explique l’iconographie.
Nous reprenons la route vers Vladimir, avec quelques erreurs, car les panneaux indicateurs sont trop peu nombreux. Nous avons retrouvé notre direction grâce au G.P.S. d’aviation d’un équipier. Le soir, deux courageux se baignent dans la Nerl.
Le 1er août, nous visitons Bogolioubovo, célèbre pour ses bulbes bleus.
A la sortie de ce monastère, nous rencontrons un artiste–peintre français qui nous emmène dans le centre de Vladimir, où il vit. Il nous conduit dans le magasin d’une très bonne distillerie, où chacun fait ses provisions de vodka. Nous stationnons sur la place centrale et nous déjeunons dans un petit restaurant sur les indications de notre hôte. Nous sortons des sentiers touristiques, nous parcourons avec lui la vieille ville où nous admirons de très anciennes isbas. Nous visitons l’église de l’Intercession-de-la-Vierge (une des plus anciennes églises de Russie), qui est en réfection avec un système d’échafaudage en bois des plus simples.
Le 2 août, nous partons pour Souzdal , toujours avec notre hôte, qui est très content de parler français et nous propose d’être notre guide. Il nous donne des informations sur la vie des russes et leurs difficultés surtout en hiver…
En arrivant à Souzdal sur la colline des adieux, nous découvrons le splendide panorama de la ville : de sa « forêt » de clochers, de toits en pyramide et de coupoles. Souzdal possède : 33 églises, 5 monastères, 17 clochers et aucune construction moderne dans son centre ville. Elle a gardé son ancienne topographie : le kremlin au centre et un quartier commerçant à côté. Avec la place du marché, nous trouvons l’ancienne place Rouge (le mot « rouge » signifie également « beau » en russe).
Le 3 août, nous arrivons à Kostroma, ville interdite aux étrangers jusqu’en 1991. Cette ville, située au bord de la Volga, est intéressante à visiter : son marché typique de vêtements en lin et le monastère Saint-Hypati qui est un joyau de l’architecture religieuse. Les bulbes dorés étincellent sous le soleil. Au centre du monastère est édifié la cathédrale de la Trinité, richement décorée.
Nous arrivons à Rostov-le-Grand sous un gros orage et nous nous stationnons rapidement près du kremlin qui longe le lac Néro. Cinq églises sont construites à l’intérieur du kremlin et les bulbes semblent sortir de partout pour le plaisir des yeux.
Nous partons en direction d’Uglich, mais nous nous arrêtons en route pour découvrir le village-monastère de Borisoglebski qui n’est pas situé sur la route touristique, mais qui mérite le détour.
Nous stationnons à Uglich, ville étape sur la Volga pour les bateaux de croisière. Les commerçants attendent les touristes qui débarquent très nombreux.
Nous rejoignons la route de Saint-Pétersbourg en longeant la rive nord du lac de Rybinsk. Le soir, nous dormons près du superbe monastère de Valdaj, qui est en complète rénovation.
Le 8 août, nous visitons Novgorod : le kremlin avec la cathédrale Ste-Sophie qui est mondialement connue. Une colombe décore la coupole.
Nous poursuivons notre périple vers Pavlov et visitons le château de Tsarkoie Sélo (palais de Catherine II). C’est 300 m de façade, un alignement de colonnes blanches, des cariatides dorées, des toits argentés et… ses célèbres murs bleus. Ce palais est célèbre, pour son salon d’Ambre notamment. Il est entouré de splendides jardins à l’anglaise. Cette richesse est l’œuvre de Rastrelli, artiste italien. Ce palais a été détruit pendant la dernière guerre et a été reconstruit à partir de 1979 à l’identique.
Pavlov, c’est peut-être le plus raffiné des palais des environs de Saint-Pétersbourg, par ses décors et la quantité d’objets qu’il renferme. Pavlov a été offert par Catherine II à son fils Paul 1er. Niché au milieu de 600 hectares de bois et de lacs, sa construction en arc de cercle lui donne un cachet presque intime.
Puis, nous nous dirigeons vers Saint-Pétersbourg, que nous traversons en fin d’après midi, dans une circulation très dense. Après avoir stationné nos véhicules, nous prenons nos repères, et organisons la journée du lendemain.
Le 11 août, nous retrouvons notre guide à la sortie du métro qui nous a organisé un planning bien rempli et bien structuré. Nous ne perdrons pas de temps. Nous commençons par une visite de la ville en bus. Nous sommes émerveillés par la beauté de cette ville et avons hâte de la découvrir.
Le 12 août, nous retrouvons notre guide près du métro et commençons les visites par l’Ermitage. Le musée est réputé pour ses nombreuses collections qui représentent le patrimoine culturel universel depuis les temps préhistoriques jusqu’à nos jours. Situé au cœur de Saint-Pétersbourg, il occupe cinq bâtiments historiques, monuments d’architecture, dont le Palais d’Hiver, ancienne résidence des tsars de Russie. Le département de peinture italienne du musée comprend des chefs-d'œuvre de Giorgione, de Léonard de Vinci, de Michel-Ange, de Raphaël et de Titien. La vaste collection de peinture française inclut des pièces maîtresses de Monet, de Renoir, de Degas, de Van Gogh, de Gauguin, de Picasso et de Matisse. Nous sommes émerveillés par la richesse et la variété de ces œuvres.
Le 13 août, nous retrouvons notre guide près du métro. Elle nous conduit à la forteresse Pierre et Paul. C’est le tsar Pierre 1er qui ordonne sa construction en 1703, sur l’île aux lièvres (l’île Zaïatchi), pour défendre ce territoire reconquis aux suédois. Cette forteresse donnera son nom à Saint-Pétersbourg. La cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul est devenue aujourd’hui l’emblème de la ville, c’est le lieu où sont enterrés tous les stars.
Nous allons visiter la cathédrale Saint-Isaac et montons jusqu’à la coupole où nous avons une vue sur toute la ville.
Le 14 août, nous reprenons un minibus qui nous conduira à Peterhof. Nous traversons la riche banlieue avec ses nouvelles propriétés. Peterhof est la résidence d'été que s'est fait construire l'empereur Pierre-Le-Grand au début du XVIIIème siècle. A l'origine, il ne s'agissait que d'un pavillon de chasse, au bord la Baltique, destiné à son repos. Mais il se plaît dans cette résidence et, après avoir visité Versailles, il décide de l'agrandir sur le modèle français et d'en faire le "Palais de Pierre" : Peterhof.
Comme à Versailles, Pierre 1er exige l'installation de nombreuses fontaines : le parc du château en compte 176, reliées les unes aux autres par des kilomètres de tuyaux, tandis qu'un grand canal relie le domaine au golfe de Finlande. Les Tsars venaient souvent en bateau se reposer à Peterhof. Cette résidence royale est aujourd'hui connue dans le monde entier pour ses jeux d'eau. Cette affluence nous empêche de visiter l’intérieur, à notre grand regret.
Le 15 août, visite du Palais Youssoupov, ancienne résidence de la richissime famille Youssoupov, c'est le plus célèbre des hôtels particuliers de Saint-Pétersbourg. C'est ici que Raspoutine fut assassiné en décembre 1916, à la suite d'un complot monté par le jeune prince Youssoupov. L’escalier d’honneur est splendide, mais la vraie merveille de ce palais, c’est son opéra, le plus petit du monde et toujours en activité.
Nous finissons la journée par une promenade dans les parcs et les arrières cours.
Le 16 août, visite du musée Russe. Il fut ouvert en 1898 dans le palais de Mikhailovsky. Les objets exposés sont au nombre de 400 000. Il est l'un des plus grand musée en ce qui concerne les collections d'art russe, des icônes antiques à la peinture d'avant-garde du 20ème siècle. Nous avons adoré la richesse de ses collections.
Nous faisons les achats pour le dîner collectif avec notre guide et le soir, nous partons en bateau sur la Néva pour assister à la levée des ponts à minuit. Les monuments illuminés se reflètent dans l’eau et nous sommes surpris de voir autant de bateaux qui convergent tous vers les ponts. Nous faisons une superbe ballade nocturne sur les nombreux canaux qui font de Saint-Pétersbourg, la Venise nordique.

Le 17 août, nous quittons Saint-Pétersbourg et faisons route vers la frontière que nous franchirons à Narva sans aucune difficulté. Le groupe se sépare après la frontière.
Merci à Marie-Odile et à Jean-Pierre Pillot pour l’initiative et l’organisation de ce beau voyage. Merci à tous les équipages pour la solidarité entre nous et la bonne entente pendant le séjour.
Yveline et Marcel Hamon.