Camping-Cars sur les Routes de la Soie et du Monde.
A vous tous chers adhérents et à tous vos proches, que vous soyez à votre domicile en France, en Grande-Bretagne, en Belgique, en Espagne, en Norvège, aux Etats Unis, en Australie, au Canada, en Suisse, en Andorre, en Nouvelle Calédonie ou que vous soyez à bord de vos Camping-cars quelque part sur l’un des cinq continents, que vous me lisiez sur Internet dans un cyber café ou dans votre salon sur le bulletin, je me réjouis de vous présenter les meilleurs vœux de Nouvel An en mon nom et en celui du Conseil d’administration.
Que 2008 vous soit fertile en bonheurs de tous ordres.
Je vous souhaite bien sûr une excellente santé, la sérénité, la joie.
Je vous souhaite des rencontres riches, des sourires, des poignées de mains.
Je vous souhaite des couchers de soleils embrasés, des montagnes étincelantes dans le ciel bleu, des vallées opulentes, des amis aux quatre coins du monde, la mer Rouge et la mer Noire, le fleuve Jaune et le Nil Bleu, la Terre de Feu et des lacs glaciaires, la tempête et la brise, des cascades et des déserts et encore des sourires, des regards et des conversations à n’en plus finir à l’autre bout du monde ou dans le canton voisin .
Je vous souhaite mille rêves, je vous souhaite cent projets, je vous souhaite dix réalisations.
Je vous souhaite un agenda plein à craquer. Je vous souhaite de bons moments de quiétude.
Parcourez le monde et revenez avec des paysages et des visages plein les yeux.
Enrichissez vous de souvenirs, de futurs, de toujours plus d’ouverture vers l’autre, les autres, le berger isolé ou la foule grouillante avec le désir de connaître mieux, de comprendre mieux, d’aimer mieux… Revenez avec l’envie de repartir…
Voici cette interview enregistrée lors de l’AG de St Pantaléon d’Autun, avant leur nouveau départ pour l’Amérique du Sud.

GR – Vous avez un itinéraire intéressant, puisque vous vous préparez à repartir en Amérique du Sud avec votre 4x4 « Berliland ».
JB - Le véhicule, on peut dire que nous l’avons aménagé nous-mêmes. C’est un 4x4, on retrouve à l’intérieur à peu près l’essentiel de ce que l’on trouve dans un camping-car normal : on a tout ! On a les toilettes, on a de l’eau tiède pour la douche, mais celle-ci est à l’extérieur avec une petite cabine de douche. Autrement, on a le frigo, des panneaux solaires, des batteries, on est 100 % autonomes.
MP - On a un réservoir d’eau propre, un réservoir d’eau sale, un wc « portapetit », on est comme à la maison mais en taille réduite.
JB - Notre voyage : nous sommes partis 6 mois en 2003. On a fait la traversée de l’atlantique en 25 jours de cargo, avec 10 escales (la moitié sur la côte Africaine et l’autre moitié au Brésil). Nous avons trouvé le voyage très agréable. Tous les deux, nous étions les seuls passagers. Nous avons circulé 5 mois sur place, en Argentine, au Chili, en Bolivie. Ensuite, nous avons repris l’avion pour 2 mois et sommes rentrés en France pour passer les fêtes et nous avons aussi retrouvé les petits enfants.
GR - Quand avez vous eu l’idée de faire du camping-car, puis d’aller en Amérique latine, en Land-Rover ?
JB - Nous sommes d’anciens campeurs, devenus caravaniers, puis avec nos 4 enfants, en 1978, j’ai acheté un premier fourgon que j’ai aménagé en camping-car, puis 5 ans plus tard, un châssis cabine sur lequel j’ai fait une cellule pour 6, ensuite j’ai aménagé un T4. Nous avons aménagé pour notre fils le bateau de 10 mètres qu’il avait acheté. Nous sommes partis d’une coque nue et on a tout installé, un voilier pour faire le tour du monde.
On a acheté le Land-Rover qu’on a terminé en 2003, l’année de notre départ en Amérique du Sud. Nous avons mis tous les équipements que l’on trouve dans un camping-car normal : pour la cuisson : une plaque genre plaque électrique, un feu à gaz et aussi un évier, un filtre pour rendre l’eau potable, un wc, un réservoir d’eau usée, 2 panneaux solaires, 3 batteries, et, avec ça, on est totalement autonome pendant une quinzaine de jours.
GR - Quand on voit tout ce que tu as construit, tu étais ébéniste, mécanicien, ou quelque chose comme ça ?
JB - Non, malheureusement je suis nul en mécanique, mais j’aime bien le bricolage. Mon métier était correcteur d’imprimerie, donc ça n’avait rien à voir. J’étais bureaucrate, mais petit à petit, je me suis mis au bricolage, je me suis lancé dans des choses de plus en plus complexes. En réfléchissant bien, en sachant bien ce que l’on veut faire, il faut tout prévoir avant de commencer les travaux.
MP - Il aurait presque une devise : « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ! »
JB – Ce n’est pas vrai, c’est toujours plus difficile de faire simple, ça demande plus de réflexion que de faire n’importe quoi. Non je veux être sûr quand j’entreprends quelque chose que j’ai opté pour la meilleure solution.
GR - Décris-nous ton véhicule actuel.
JB - Ses caractéristiques sont celles d’un Land 110 normal, c’est un 300TDI pour le moteur. Il n’a pas d’électronique. Il date de 1994, il n’est plus tout jeune. Nous l’avons acheté d’occasion et ses précédents propriétaires lui avaient fait faire 80 000 km. Il n’avait même pas 3 ans lors de son achat. Ils avaient fait poser une rehausse polyester qui augmente de 42 cm la hauteur intérieure et cela nous donne environ 1,65 m, ce qui nous suffit. Hors tout, avec la galerie, il mesure 2,55 m, il peut quand même passer dans un container grand volume 40 pieds à cause de la hauteur. La longueur est de 4,44 m, plus la roue de secours, ce qui reste très raisonnable. La largeur, y compris les garde-boue en plastique, est de 1,795 m ! Les capacités : les passages de roues sont immenses, puisqu’ils font toute la longueur du véhicule, immense c’est relatif. J’ai rajouté un réservoir de 44 litres de gasoil, ce qui porte la capacité à 124 litres et on peut parcourir, en théorie, 1100 km. En réalité un plein tous les 800 km ou moins souvent si l’on n’a pas besoin de la totalité du plein. En eau, 80 litres à l’extérieur, 22 litres à l’intérieur qui sont chauffés par une résistance électrique à 37° dans un réservoir qui est isolé. Aussi deux panneaux solaires de 50 watts sur le toit, qui alimentent 3 batteries de 80 Ah, logées sous le siège du conducteur. La surface intérieure, à hauteur du bas du pare-brise est de 4,07 m² tout compris. C'est à dire que, derrière le siège conducteur, il y a 1,88 m en longueur et 1,43 m en largeur. On avait le choix entre faire un lit «matrimonial», ou bien, comme on a choisi de le faire, basculer le siège passager vers l’avant pour dormir tête-bêche. En baissant la table entre les 2 coffres, Marie Paule a un couchage de 1,88 m de long, et moi, les pieds vers le pare-brise, j’ai aussi 1,88 m en longueur et en largeur, à hauteur du corps, on a 1,43 m à se partager tous les 2, ce qui fait que sur une bonne mousse en Bultex on dort très bien.
GR - Pourquoi l’Amérique du Sud ?
MP - Pour moi, le Chili était mythique, j’ai encore de la famille là-bas, à laquelle je m’identifiais peut-être inconsciemment, et j’avais appris l’espagnol avec un petit livre et un petit dictionnaire Larousse. J’y suis allé en 81-82, Jacques avait fait le « papa-poule » avec les enfants, je m’étais larguée de la maison. Nous y sommes retournés, tous les deux, en 2003 et nous y sommes restés quasiment 15 mois.
JB - Arrivés à Buenos-Aires, nous avons circulé pendant 5 mois, en Argentine, Bolivie et au Chili, puis laissé la voiture dans la famille à Santiago et sommes rentrés en avion 2 mois en France. Nous sommes repartis en Janvier 2004 pour 8 mois de parcours. De Santiago : descente jusqu’à Ushuaia par l’Argentine. Puis remontée au Sud Pérou, passage en Bolivie, pour avoir de la neige au bord du lac Titicaca qui nous a empêché d’aller dans les îles. Ensuite, après La Paz, ce fût la « Route de la Mort », avec des ravins parfois de 1000 mètres et c’était assez difficile, mais heureusement il y avait du brouillard, on ne voyait pas trop le fond du ravin ! Ensuite nous avons continué par la Bolivie tropicale, le Pentanal au Brésil, vu des quantités d’oiseaux, des crocodiles, des capivaras, des tiyouyous, des toucans, etc. On a pêché des piranhas, longé la côte du Brésil en remontant presque jusqu’à Rio, à Parati. Nous sommes redescendu ensuite le long de la côte Atlantique, en Uruguay jusqu’à Colonia de Sacramento où nous avons pris un ferry pour traverser les 50 km du Rio de la Plata. Arrivés à Buenos-Aires où nous avons repris un bateau, navigué à nouveau 25 ou 26 jours vers l’Europe.
JB - Tout s’est merveilleusement bien passé !
Où l’on parle de SILK ROUTE MOTOR CARAVAN NETWORK.
Dans le numéro de décembre de la revue Motorcaravan Motorhome Monthly (MMM) qui a le plus fort tirage de toutes les revues du camping-carisme au Royaume-Uni, une place importante a été accordé à notre club.
Cette revue a un tirage de près de 40 000 exemplaires, comporte plus de 300 pages et comprend des tests de nouvelles fourgonnettes, des frais de voyage, des articles, des récits, des conseils pratiques, des conseils techniques, un guide des prix des camping-cars etc.