Camping-Cars sur les Routes de la Soie et du Monde.
Du 27 Décembre 2007 au 26 Mars 2008
=> 3 camping-cars "normaux" (non 4x4) - Si, si, c'est possible… (2 profilés, 1 intégral)
=> Armelle et Christian Blot – Josette et Joël Braillard – Marie Annick et Guy Lesommer
Préambule : Nous avons volontairement occulté le programme détaillé de notre périple au Maroc (Aller/Retour), sachant bien que le Maroc est connu d'à peu près tous nos amis camping-caristes. Nous tenons, à disposition de toute personne intéressée, le journal détaillé, également pour la Mauritanie et le Sénégal.
Bivouac : Plan d'eau de Le Boulou
Etape : Crillon / Le Boulou - 303 km
Bivouac : Parking public à
ORPESA. Derrière le Complexe Marinador
Etape
: Le Boulou / Orpesa - 437 km
Bivouac : Gorafe
Etape : Orpesa / Gorafe - 544 km
Journées en famille à Gorafe
Bivouac : 10 km sud de Tanger,
avant entrée autoroute.
Etape
: Gorafe / Sud Tanger - 435 km

Visite de Asilah et Lixus
Bivouac : Larache
Etape : Sud Tanger / Larache - 82 km

Visite de Volubilis
Température journée : 8° / 15
Bivouac : Camping de Meknès
Etape : Larache / Meknès - 216 km
Visite de Meknès
Température journée : Très froide, pluie violente°
Bivouac : Camping de Meknès
Etape : 0 km
Gaz à l'usine de Meknès, sur la RN 113, direction Asrou.
Visite Fès
Température journée : 4° / 24
Bivouac : Parking aéroport de Fès
Etape : Meknès / Fès - 87 km
Suite visite Fès.
Température journée : 4° / 21
Bivouac : Village de Moulay Yacoub, station thermale, près de Fès.
Etape : Fès / Moulay-Yacoub - 42 km
Visite de la médina de Salé.Bivouac : Camping de Rabat-Salé
Température journée : 10° / 21°
Etape : Moulay-Yacoub / Rabat-Salé209 km
Visite de Rabat.
Bivouac : Face à la mer, par le R322, en sortant de Rabat, avant Skhirat Plage.
Température journée : 12° / 23°
Etape : Rabat-Salé / 25 km en direction de Casablanca - 34 km
Visite de Casablanca.
Bivouac : Benguerir, petite placette devant l'Hôtel de Police
Température journée : 10° / 27°
Etape : Skhirat / Ben Guerir - 243 km
Visite de Marrakech.
Bivouac : Parking centre de Marrakech, entre la fourrière et la Koutoubia.
Température journée : 8° / 31°
Etape : Ben Guérir / Marrakech - 71 km
Suite Visite Marrakech.
Bivouac : Idem hier
Température journée : 8° / 34°
Etape : 0 km
Gaz : Société Africa Gaz , en sortie de Marrakech, route de Safi.
Route sur Essaouira et visite...Bivouac : Parking le long de la plage d'Essaouira.
Température journée : 9° / 29°
Etape : Marrakech / Essaouira - 205 km
Tagazoute.
Vallée du Paradis.
Tassadent.
Bivouac : Au nord de la Vallée du Paradis, juste avant d'arriver sur la N8.
Point GPS : 9° 14' 33 Ouest - 30° 44' 01 Nord
Température journée : 12° / 27°
Etape : Plage d'Imsouane / En pleine nature sur RN8 entre Argapa et Bigoudine - 167 km
Route sur Tiznit.
Etape technique.
Visite, balade en scooter à Aglou
Bivouac : Camping de Tiznit
Point GPS : 9° 43' 33 Ouest - 29° 41' 40 Nord
Température journée : 7° / 24°
Etape : Nord Vallée du Paradis / Tiznit - 159 km
Ballade sur Tafraoute en scooter.
Marché de Tighmi. Col de Kerdous, détour par Anezi.
Tiznit et le souk des bijoutiers
Bivouac : Camping de Tiznit
Température journée : 12° / 26°
Etape : 0 km
Direction Plage Blanche.
Gas-oil à Guelmin,
Début du Sahara occidental.
Bivouac : Sur un parking, devant la mer, à El Ouatia (Tan-Tan Plage).
Point GPS : 11° 20' 00 Ouest - 28° 30' 06 Nord
Température journée : 8° / 28°
Etape : Tiznit / El Ouatia (Tan-Tan Plage) - 405 km
Route sur Laayoune.
Eau possible à Foum El Oued, et gaz (Butane). (cf. guide Gandini).
Bivouac : Foum El Oued (Laayoune Plage)
Point GPS : 13° 23' 18 Ouest - 27° 11' 26 Nord
Température journée : 11° / 31°
Etape : Tan-Tan/plage / Laayoune Plage - 309 km
Descente sur Dakhla
Bivouac : Au Km 25 avant Dakhla
Point GPS : 15° 47' 15 Ouest - 23° 54' 08 Nord
Température journée : 10° / 30°
Etape : Laayoune Plage / Dakhla - 495 km
Direction Foum El Bour, pour environ 3km. Le point d'eau est à l'entrée de la plage, entre le château d'eau et la Sécurité Civile.
Direction, la frontière. Gros vent de sable, vrai baptême.

Nuit très calme.
Nous sommes prêts et attendons le lever du jour pour attaquer le fameux no man's land.
Nous nous engageons sur la piste, très caillouteuse. J'allais dire rocheuse ! Nous laissons suffisamment d'espace entre nos CC pour pouvoir aviser au cas où. Il faut simplement être très attentif, et louvoyer entre trous, bancs de sable, rochers affleurant, etc.…Au bout d'un km, surprise, la piste, se partageant, offre 3 possibilités. Et, apparemment, les 3 pistes ont été utilisées ! Laquelle prendre ? Nous savons que l'erreur de pardonne pas dans cet endroit, surtout avec nos CC ! Nous restons bien ¼ d'heure à hésiter. (Ph. Les femmes s'éloignent un peu pour essayer de voir, mais le terrain est accidenté, et nous savons qu'il est miné ! Chacun essaie de se souvenir de ce qu'il a lu sur ce passage. Armelle nous relit ce qu'il est écrit sur le guide Gandini. Pas d'hésitation possible (?), faut prendre complètement à gauche, elle a raison. Nous voilà repartis. Les choix suivants sont plus faciles, et, cahin-caha, nous arrivons sans encombre à la frontière mauritanienne. Nous aurons mis finalement entre 20 et 30 mn, la piste est longue de 3 km 300.
A la barrière, militaires sympa, il nous suffit d'1 h ½ pour tout faire, et dans la bonne humeur.
Le 1er poste militaire est en dur et acceptable, mais la douane nous reçoit dans un baraquement en bois, délabré. A côté, une construction en parpaing prend forme, peut-être de nouveaux locaux ? Il est temps. Les pauvres douaniers, par 40/45° dans la journée, ne doivent pas être très à l'aise ! En tout cas, cela ne leur enlève pas le sourire !
La fouille est très symbolique, et le douanier nous demande un petit cadeau. Pas de problème, quelques échantillons de parfums pour Madame le satisfont.
Nous négocions ensuite l'assurance obligatoire.
A noter, contrairement à tout ce qu'on a lu, que pour entrer avec nos véhicules en Mauritanie, le seul papier qu'il nous a été demandé de signer est une déclaration sur l'honneur que nous nous engageons à ne pas vendre notre véhicule sur le territoire mauritanien. Ce papier, timbré, nous est remis
En outre, il faut dire que les fiches personnelles de renseignements, avec photo d'identité, que nous avions préparées en grand nombre, et que nous fournissions à leur demande, ont suscité leurs compliments. Tout cela arrondi les angles.
Nous repartons. Le désert est différent du désert marocain. Pour l'instant, plus de sable, moins de cailloux, et, suivant les régions, de jolies couleurs, lors des quelques minutes de répit du vent de sable. Car nous continuons à rouler avec ce vent de sable ! La visibilité n'est pas bonne. Le sable entre partout
De la frontière à Tioulit, nous ne trouvons que 2 pompes à essence. La dernière, avec un grand parking, est à 230 km au nord de Nouakchott. La route est belle, très roulante, mais il n'y a pas âme qui vive. Pour déjeuner, nous sommes obligés de nous arrêter le long de la route. Il n'y a aucun parking ou aire en retrait, et nous ne pouvons pas nous aventurer dans le sable, même quand il nous parait dur.
Comme nous nous sommes décidés au dernier moment pour, malgré les évènements en Mauritanie, descendre au Sénégal, nous n'avons pris qu'un visa de transit de 3 jours à la frontière mauritanienne puisque nous ne comptons pas y séjourner. Nous évitons donc Nouadhibou pour descende directement sur Nouakchott
Nous nous arrêtons à 17 h. Nous pensions bivouaquer au village de pêcheurs de Tioulit, mais ne recevons pas l'accueil espéré, et l'odeur de poisson séché y est proprement insoutenable. A peine arrivés, des ados nous demandent des cadeaux. Nous faisons ½ tour, et trouvons à bivouaquer à quelques centaines de mètres sur la nationale. C'est une auberge tenue par un jeune homme. Petits bâtiments blancs, chaulés, construits en dur avec un toit de toile, des tapis et des lits à l'intérieur. C'est typique et propret. Après discussion, il accepte que nous rentrions dans sa cour, pour 5 000 UM pour nos 3 CC (environ 15 €). Nous sommes seuls. Il nous fait voir ses petits bungalows, n'ayant pas tout à fait compris que nous voulions dormir et manger dans nos CC. Nous aurons souvent cette réaction. Tant qu'ils n'ont pos visité, ça les dépasse qu'on puisse dormir dans nos véhicules ! Il n'est pas tard ; Guy nettoie son filtre à air. Le sable s'infiltre partout. J'attends quelques jours pour en faire autant.
Nuit sans bruit dans l'enclos de notre auberge
Nous nous préparons et je vais payer. Le jeune homme est accroupi dans sa cour, et fait chauffer ou cuire je ne sais quoi. A côté, parterre, son collègue qui dort encore. Je lui donne les 5000 UM prévus la veille, pour ne payer, en quelque sorte que le parking. Il me réclame 7000 ! La discussion ne dure pas longtemps, je lui dis qu'hier, partis de 7000, nous étions convenus de 5000 ! Il me dit no problème, et n'insiste pas !
Nous voilà partis, et le vent se lève. Durant la matinée et le début d'AM, vent violent, le sable balaie la route, la visibilité n'est pas bonne, l'horizon est gris.
Au cours de cette journée, nous sommes arrêtés 11 (onze) fois par des postes de gendarmerie. Tous très contents que nous ayons des fiches de renseignements, avec, de temps en temps, le rituel vous n'avez pas un petit cadeau ? Nous commençons à craindre de manquer de fiches et de petits cadeaux, à cette cadence !
Ce matin, nous avalons des km de désert, sans rencontrer un seul village ! Nous arrivons sur Nouakchott où nous ne rentrons pas vraiment en centre ville. La périphérie nous suffit, pour acheter du carburant, du pain et quelques bricoles. Les produits locaux sont bon marché, mais tous les produits importés sont très chers
Malgré les voitures et les charrettes à ânes un peu dans tous les sens, la traversée ne pose pas de problème, grâce à Armelle.
A partir de Nouakchott, la route est moins monotone, il y a quelques villages. Plus du tout de contrôle de police. Par contre, la route se dégrade, avec trous, revêtement lézardé. Mais on a vu pire (et on verra bien pire).
Nous arrivons à Rosso. Nous avons décidé de prendre la digue, puis le barrage de Diama, et non le bac. C'est donc 90 km de piste piégeuse qui nous attendent, c'est l'aventure qui commence ! Quelques dizaines de mètres plus loin, il nous faut escalader un radier de béton. Nous descendons de nos véhicules, observons la façon de l'aborder, et tout le monde passe en douceur. Ensuite, il faut sans arrêt choisir entre des pistes parallèles et la digue proprement dite. Contrairement au no man's land où il fallait toujours prendre à gauche, parait que pour la digue, c'est toujours à droite. Et pourtant, la piste de droite est quelques fois peu engageante. Ornières profondes, bancs de sable. Il y a une telle poussière, qu'on n'y voit plus à 5 mètres, même en espaçant les CC pour essayer d'y voir clair, et se donner le temps de changer de direction si celle suivie par le 1er CC n'est pas la bonne ! Allez choisir dans ces conditions !
Nous nous retrouvons d'ailleurs, à un moment, sur la digue, alors que la piste est en bas, avec une sacrée dénivelée, et en dévers ! Les 3 CC s'immobilisent pour observer. Et c'est comme en kayak, plus tu regardes, plus tu as peur ! Guy, lui, dit que c'est possible, et s'engage. Tout va bien, il ne fait pas de tonneau. La preuve est faite que nous pouvons passer ! Armelle est rassérénée, et passe, courageusement… à pied ! Christian passe comme un chef, nous également, et tout le monde reprend la piste, assez mauvaise par endroit, il est vrai, mais nous passons et c'est le principal.
A la moitié du parcours, nous cherchons un bivouac.
Nous nous installons, sur une vaste aire terreuse, qui sert un peu de carrefour.
Nuit super calme, sans circulation ! (Mais de cela, en s'en doutait un peu !)
Nous démarrons à 8h. Il n'y a pas de vent. Au niveau directionnel, c'est moins difficile qu'hier. Il n'y a qu'une piste. Nous roulons pratiquement toujours sur la digue. Il n'y a pas de difficultés majeures, tout va bien
Nous avons loisir de photographier des pélicans, des flamants roses, des phacochères et plein de petits oiseaux. C'est une zone protégée, déclarée Parc National, le parc de Diawling. D'ailleurs, un garde nous arrête presque à la fin de la piste, et nous demande de régler le droit de passage dans le parc, soit 2000 UM (6 €).
En ce moment, c'est la transhumance du bétail, et nous rencontrons de gros troupeaux de vaches, zébus, chameaux, qui passent au Sénégal. Les propriétaires les signalent à la douane, les troupeaux sont enregistrés, pareil au retour
A 10 h, poste frontière. Nous faisons les pleins d'eau. L'enregistrement se fait rapidement. Il nous faut ensuite passer le barrage de Diama, sur le fleuve Sénégal.
A la frontière mauritanienne, il est confirmé que c'est 4000 CFA pour les voitures, et 8000 CFA pour les camping-cars. C'est çà ou faire ½ tour nous dit-il. Pas fou, il sait bien que nous n'allons pas refaire les 90 km de piste difficile !
Nous faisons un peu de change à la buvette qui sert aussi de cabinet d'assurance et de banque. Nous allons ensuite à la police, puis à la douane où un jeune douanier très serviable nous entretient sur l'état des routes dans son pays. Ce qui nous attend n'est pas triste !
Il enregistre nos véhicules, et nous donne des passavants contre 2 500 CFA.
Il est 13 h, nous entrons au Sénégal. Nous prenons la direction de St Louis. Belle route. Un policier nous arrête. Carte grise, permis de conduire, extincteur, triangle, tout le monde est en règle. Désolés Mr l'Agent. C'est peut-être cela qui vous a empêché de sourire !
L'entrée dans St Louis n'est pas triste ! Nous cherchons l'Hôtel Camping Dior, interprétons mal des renseignements que nous avions, et partons en sens inverse. Nous prenons la route le long de la lagune, où, tous les 100 m, mon échappement frotte sur d'énormes ralentisseurs, et arrivons… dans un cul de sac ! Faisons ½ tour.
Le camping est petit, dans le sable. Chercher les endroits les plus stables et durs.
Nous allons faire quelques pas sur la plage, immense. Les rouleaux sont très gros, il n'y aura pas de bain aujourd'hui, c'est trop dangereux. Josette est déçue.
Ce soir, restaurant Le Pelican recommandé par de précédents camping-caristes, et tenu par un couple de français depuis 3 ans.
Aujourd'hui, nous ne bougeons pas. Le réveil est plus tardif. Nous avons rendez-vous à 10h pour visiter la ville en calèche .
Nous pouvons ainsi, dans un premier temps, bénéficier de toutes les explications d'un guide, sur les principaux sites historiques, cathédrale, ateliers de la Marine Impériale, palais de justice, les maisons Guillabert, Devrès & Chaumet, Maurel & Prom, pour mieux se représenter la vie et l'activité de l'époque coloniale. Nous flânons ensuite à loisir dans les rues. Nous y découvrons encore de superbes bâtisses coloniales à moitié en ruine, aux balcons en fer forgé, et façades aux tons chauds. Il y a manifestement un travail de restauration qui est commencé, mais que de travail ! La fin du chantier n'est pas pour demain !
Pour déjeuner, nous cherchons la Linguère, restaurant recommandé par le Guide du Routard. Nous attendons 1 h pour être servis, portes fermées (à cause des mouches), et sans ventilation ! Nous sommes récompensés de notre patience, même si les yeux finissent par nous piquer avec la fumée et les vapeurs de cuisine, car c'est excellent
Nous allons ensuite sur Internet, mais beaucoup de problèmes, le réseau internet n'est pas rapide
Nous décidons, à l'unanimité, de rester une journée de plus, la ville nous étonne tellement !
Le seul problème, les sénégalais ! Il nous avait été dit qu'ils étaient pire que des mouches, c'est peu dire ! Nous ne pouvons pas nous intéresser à quoi que ce soit sans être littéralement harcelés, et le mot est faible
Ces après midi, nous allons sur le marché N'Dar Tout, et allons voir, avant, le fameux Pont Faidherbe (pas du tout construit par Gustave Effel, comme on le dit souvent, mais par son rival, Emile Nouguier). Il est très vétuste, les traverses de bois sont souvent éventrées, la plupart des boulons ne tiennent que par la gangue de rouille qui les entoure.
On prie le ciel pour qu'il ne casse pas avant que nous le retraversions en CC ! Bel exemple de solidarité ! C'est bien français une telle pensée !
En fait, sa réfection a débuté en 2007. Ouf, on pourra revenir !
Quant au marché, c'est époustouflant ! Sous l'enceinte couverte, il y a différents étals, de poisson, de viande, les femmes sont assises à même le sol et leurs produits étalés par terre. C'est vraiment l'immersion totale ! A tel point que nous ne nous sentons pas le droit de faire de photos. Ca nous arrivera souvent tout au long de notre périple !
Nous retrouvons ensuite notre homme et sa calèche qui nous ramène au camping, où est installé… devinez quoi ? Un vendeur de souvenirs, bien sûr ! Nous n'allons même pas le voir. Fini pour aujourd'hui le marchandage, nous sommes saturés ! Dommage, ils ne se rendent pas compte que s'ils étaient moins collants, nous achèterions davantage !
A 19h,restaurant Le Pélican, à 150m à gauche en allant sur St Louis.
Nous discutons le prix d'une superbe statue de bois, pratiquement grandeur nature, que le propriétaire a dans son entrée. Il va réfléchir. La nuit porte conseil…
Nous partons ce matin vers 9 h à St Louis, à pieds, en longeant, sur environ 2 km, les quais du fleuve, où les poissons sont préparés et mis à sécher. (Les photos ne traduisent pas l'odeur !)
En traversant le fleuve, nous voyons sous le pont quelques pirogues, rentrées de pêche, qui ont accosté. Les femmes, un enfant au dos et d'autres petits autour d'elles, discutent en achetant le poisson.
Nous filons au Musée Jean Mermoz, qui, à travers une exposition très bien documentée en photos, panneaux explicatifs et maquettes, retrace l'aventure de l'Aérospatiale. Nous pouvons y observer l'évolution d'Air France qui, petit à petit, a annexé toutes les petites compagnies privées
A midi, nous retournons sur Internet, où nous découvrons un message très important, celui de Jean Pierre pour l'Inde…
En sortant, notre vendeur de pantalons (qui nous suit quasiment depuis 2 jours) est toujours là. Impossible de s'en défaire, Josette lui dit que je vais le balancer à l'eau s'il continue à nous suivre ! Cela ne le perturbe pas le moins du monde, il sourit toujours.
Nous allons photographier la gare, bâtiment plus en service actuellement, mais d'une architecture superbe, dans le style New Orleans.
Puis, le marché de Sor ! Encore un marché africain inénarrable, merveille de bruits, de couleurs, de saveurs… et d'odeurs !
Pour aller au Musée du Centre de Recherche et de Documentation du Sénégal, nous longeons ou traversons des rues qui mènent à la Mosquée. Il est 13 h, c'est Vendredi ! Toutes ces rues sont noires de monde. Que des hommes bien sûr, quelques uns avec leurs jeunes garçons. A l'approche de la Mosquée, impossible de passer. Nous cherchons un contournement, tant nous nous sentons inopportuns.
Il est 14 h 10 lorsque nous arrivons au musée. Il ouvre à 15 h. Nous décidons d'attendre, et comme nous n'avons pas trouvé de restaurant dans le quartier, nous tirons un morceau de pain du sac. Bientôt des gamins arrivent. Des ados viennent les chasser, mais c'est pour demander, à leur tour, des cadeaux. C'est fatiguant !
Le musée n'est pas très bien entretenu. Il offre néanmoins des choses très intéressantes sur l'origine du Sénégal du paléolithique à nos jours, sur les ethnies et leurs déplacements, sur le développement de l'Islam, et aussi des panneaux consacrés aux Tirailleurs Sénégalais. La seconde partie est consacrée à une exposition sur la vie traditionnelle, avec instruments de musique, tissus, etc. Nous y restons assez longtemps.
Au retour, nous allons voir le retour de pêche sur la Langue de Barbarie. Toutes les pirogues sont montées sur la plage, il y a beaucoup de monde, nous observons, sans prendre de photos, encore une fois, c'est trop local.
Nous rentrons par la plage, environ 3 km, au milieu de bandes de gamins qui jouent au foot. Ne voulant pas donner de cadeau à un gamin (Toubab, Toubab, donnes-moi un cadeau), Josette reçoit une boulette de sable dans le dos !
Ce soir , gambas sautées au beurre et flambées au whisky. Un régal, pour pas cher (4 000 CFA le kg).
Nous partons vers 8 h 30, en retraversant une partie de St Louis.
Pour prendre la route de Dakar, traverser le pont Faidherbe et prendre l'avenue tout de suite à droite à la sortie du pont.
La route est bonne, le paysage sans grand caractère. Nous y rencontrons plusieurs barrages de police, mais sans contrôle.
Puis, arrive le problème !
En effet, une semi-remorque est couchée en travers de la route. On nous demande de contourner en rentrant dans les terres. De loin, nous essayons de faire comprendre par gestes, au policier, que ce n'est pas une déviation pour nos CC. Sans succès. Devant nous, les voitures obtempèrent, passent…et creusent !
Guy, en tête, s'engage. Je le suis, et nous nous ensablons tous les deux !
Tous à nos pelles pour dégager les roues ! Heureusement, une bande de jeune arrivent avec une plaque de désensablage, vieille comme Hérode, mais qui va bien faciliter la tâche. Pour sortir les 2 CC, pendant deux heures, on va creuser, pousser, se dégager, recreuser, repousser.
Au moment de récupérer ma pelle et mes plaques, je suis entouré d'une dizaine de gamins qui veulent que je les récompense. C'est bien normal, c'était mon intention, mais comment faire ? La cohue est telle que le policier vient me voir, et me demande la nature du problème. Avec lui comme témoin, je donne un billet de 20€ à celui qui a le plus travaillé, en lui demandant de partager, impérativement. Il est tout à fait d'accord et satisfait. Sur ce, le policier me demande de partir très vite ! Que va devenir ce billet, inch Allah !
Pour rallier notre prochain camp, le Monastère bénédictin de Keur Moussa, nous longeons la mer, par une route très mauvaise, pleine de nids de poule et de gros ralentisseurs bien cassants !
Nous avons un peu de mal à trouver le Monastère, mais finissons, avec la permission du moine responsable. Il nous fait accompagner dans une annexe à 200m, un superbe parc arboré et fermé, avec de petits bâtiments avec chambres et sanitaires, pour les gens qui viennent séjourner pour prier ou simplement en quête de repos.
Nous allons, à 9h, acheter des confitures au Monastère, et à 10h, à la messe. Nous savons en effet que les Religieux s'accompagnent, pour chanter, d'instruments de musique des griots mandingues, la kora et le djembé. Nous ne restons qu'une demi-heure, la messe reste très classique et le sermon n'a rien de transcendant.
Nous allons ensuite visiter le village des tortues, où une équipe se charge de préserver la tortue Sulcata, une tortue géante sillonnée, la plus gosse d'Afrique. Nous en voyons de minuscules et des gosses de 90 kg.
Puis, direction le Lac Retba, plus connu sous le non de Lac Rose. Nous nous trompons une fois de plus, car il n'y a aucun panneau dans les environs. Enfin, nous y voilà.
La piste qui longe le lac est toute blanche, et produit une poussière énorme.
Le lac, dont la couleur rose est provoquée par la présence d'une algue microscopique (une cyanobactérie) qui oxyde le fer contenu dans l'eau hyper-salée du lac, est surtout le théâtre d'une activité on ne peut plus pénible, la récolte du sel.
Des ouvriers, le corps enduit de beurre de karité, se tiennent dans l'eau jusqu'à mi-buste, cassent la croûte de sel au fond du lac avec un bâton dont la pointe est en fer, et extraient des seaux de sel qui sont chargés sur des barques à proximité. Sur les rives du lac, les femmes déchargent les barques et vident les seaux sur des grands tas de sel, qui seront, ensuite, mis dans des sacs. A la fin de la journée, elles sont payées en fonction de la quantité de sel déchargé ! Le tout sous un soleil de plomb, par plus de 40°.
Nous prenons des photos tout en essayant de rester très discrets.
Dès notre arrivée, nous sommes assaillis par des femmes et des gamines, qui nous proposent leurs babioles. Armelle troque, et sacs, chaussures, vêtements, les ravissent. Nous trouvons, pour bivouaquer, un terrain un peu herbeux.
En partant ce matin , et reprenons la petite route d'accès en sens inverse pour atteindre la route de Dakar, via Rufisque. Nous y rencontrons un gros embouteillage, au carrefour des routes de Noflaye et Dakar. A partir de là, c'est la queue jusqu'à Dakar. Beaucoup de travaux, de déviations, et, bien sûr, aucun panneau. Une 4 voies est en construction et doit être terminée pour le Sommet Mondial Islamiste en Mars, entre autres travaux programmés pour cette occasion.
Nous cherchons l'Hôtel Sunugal, mais passons en premier à l'aéroport pour voir si nous ne pouvons pas stationner pour deux nuits en parking fermé et gardé. C'est très cher et sans commodités. Nous trouvons le Sunugal, qui fait Hôtel sur l'avenue, et camping et restaurant sur la mer, dans une rue parallèle. Le propriétaire veut nous installer, autoritairement, sur un bout de terrain mal défriché et en pente, pour 4 000 CFA par personne ! Mais après discussion, il consent à nous accepter sur le parking du bas, plus plat et face à la mer. Pour l'eau, il acceptera un bidon.
Nous déjeunons, et partons à pieds, par la route côtière. A plusieurs reprises, nous sommes abordés par des vendeurs de montres, parfums, tee-shirt. Josette achète 4 tee-shirts pour 10 000 CFA, soit 15 €
A mi-parcours, un jeune sénégalais se joint à nous. Nous lui disons que nous ne voulons pas de guide. Il comprend, mais ne nous lâche pas, je lui dis qu'il perd son temps, qu'il n'aura pas d'argent. Sans succès. Il continue à nous suivre et monte au phare avec nous.
Le temps est brumeux, nous apercevons difficilement Dakar.
En redescendant, notre accompagnateur est toujours là. Après plusieurs tentatives pour le faire partir, Josette lui demande ce qu'il veut réellement. Il dit qu'il est en difficulté, il réclame 5 € ! Toujours le même refrain ! Nous refusons.
Au pied de la colline, nous hélons un taxi pour rentrer.
Nous prenons un apéro dehors, la brise marine nous rafraichissant agréablement, et rentrons dans nos CC à la nuit.
Quelques moustiques, cette nuit.
Nous avons rendez-vous à 9h devant la porte principale, mais les taxis ne sont pas là. Ils arrivent enfin, mais ne sont pas intéressés par ce qu'on leur demande, un aller simple au centre ville. Ce qu'ils veulent, c'est nous faire faire le tour de Dakar, bref, une course qui rapporte plus. Nous en trouvons d'autres, pour moins cher, et qui nous emmènent où nous voulons. Il y a, en fait, 17 km, de circulation dense, de travaux, de déviations par de petites rues. Pas facile la course ! Nous arrivons enfin place de l'Indépendance, pour 3 000 CFA. Nous cherchons le bureau des douanes, pour aller faire prolonger notre passavant. Nous ne le trouvons pas, et c'est un vendeur de cravates qui nous l'indique et, en contre partie, nous demande de l'argent ! Qu'il n'aura pas !
Nous faisons donc prolonger notre passavant de 15 jours. Le douanier est très sympa.
Nous allons ensuite au marché couvert Kermel. Après le marché aux légumes, aux poissons, nous débouchons sur le marché de l'artisanat. De minuscules allées bordées d'échoppes. Plein de choses tentantes !
Nous allons au sud du marché Sandaga, du côté du marché des libanais, en concurrence avec les sénégalais
Au retour, Christian, entouré de 2 autochtones, se fait un peu chahuté et on lui vole son caméscope dans son sac à dos, qu'il portait pourtant sur le ventre. Mais un autre sénégalais qui a vu la scène, oblige le voleur à lâcher le caméscope que Christian récupère. Nous le savions, ce marché Sandaga est réputé pour ses pickpockets ! Attention !
Sur le marché des libanais, nous sommes plus tranquilles, moins de harcèlement.
Déjeuner chez Ali Baba, fastfood libanais recommandé par le Guide du Routard. Pas déçus, nous nous régalons de chawarmas. Puis allons prendre l'incontournable dessert dans les salons de l'incontournable salon de thé La Galette. Pas déçus non plus, c'est divin !
Visite du Musée d'art africain, l'IFAN. Ce musée recèle finalement peu de choses sur le Sénégal, l'Islam interdisant toute représentation figurée. Nous pouvons néanmoins y admirer une exposition très importante sur les différentes tribus de l'Afrique de l'Ouest, notamment masques d'apparat et traditionnels et reconstitutions de cérémonies. La salle d'exposition temporaire est consacrée à des œuvres de peintes locaux. Etonnant.
Nous rentrons en taxi, et dînons tous ensemble dehors.
Nous cherchons deux taxis. Ni la recherche ni la discussion du prix ne présentent de problème. OK pour 3000 CFA par taxi. Maintenant que nous connaissons, il est vrai que ce n'est pas cher payé pour une course pareille ! 18 km de travaux, de routes défoncées, de déviations invraisemblables et de bouchons !
Embarquement pour l'Ile de Gorée. La traversée dure 20mn.
L'Ile de Gorée, 900 m de long sur 300 de large, entourée d'une eau transparente, est vraiment un joyau, à quelques encablures de Dakar. Avec son petit port, ses rues aux maisons ocre, on comprend facilement qu'elle soit très prisée par la jet-set.
Dès notre arrivée, avant d'entrer dans le village, une taxe de 500 CFA par personne est exigée, ce qui n'empêche pas que tous les sites soient payants ensuite
La maison des esclaves n'a rien d'extraordinaire, si ce n'est le commentaire du conservateur, appuyé de mots cinglants, retraçant bien, certes, toute l'horreur et la douleur du peuple concerné, mais qui nous donne vraiment l'impression que c'est à nous, français du 21ème siècle qu'il reproche les évènements !
Le musée de la femme est super. En bas, un atelier de couture, et, à l'étage supérieur, une expo permanente qui présente l'évolution, le rôle et la place de la femme africaine dans la société actuelle. Nous pouvons également y admirer une série de magnifiques photos noir et blanc
Le Palais du Gouverneur est superbe, mais il faudrait vite le restaurer.
Vers midi, nous reprenons le bateau, puis, à l'arrivée à Dakar, allons voir la gare. Elle vaut le déplacement ! C'est un immense bâtiment rétro, qui ne fonctionne plus que pour la ligne Dakar/Bamako (et Dakar/Thiès, je crois) mais qui dégage beaucoup de nostalgie et fait rêver
Puis, recherche de taxis pour rentrer et là, finie la rêverie !
Après discussions à n'en plus finir, nous trouvons enfin un taxi, mais la voiture, et le chauffeur, sont d'un autre âge ! Nous ne sommes jamais montés dans une voiture aussi pourrie, aussi déglinguée. Elle ne dépasse pas le 40 km/h, je ne peux même pas la décrire !
Les portes tiennent avec du fil de fer, pas de rétro ni interne ni externe, son pare-brise est éclaté, nous voyons le sol défiler sous nos pieds ! Et durant tout le trajet, assez long à cause du large détour pour éviter les travaux, nous entendons le chauffeur : C'est tout cassé, c'est tout cassé…. On ne sait plus s'il parle de la chaussée ou de son véhicule !
Nous arrivons enfin. Il nous demande un petit cadeau. Il nous fait beaucoup de peine, nous lui donnons 500 CFA supplémentaires. Il est tout heureux
Nous rejoignons nos CC et déjeunons
Nous prenons la route de la Petite Côte. Les travaux routiers sont importants, nous l'avons déjà dit, et les directions très mal indiquées. Bref, nous nous plantons et mettons 2 heures pour retrouver la bonne direction.
Grosse, très grosse circulation. Affolant. Dans notre sens, un camion est couché. Plus loin, dans le sens inverse, un camion est monté sur le parapet du milieu. Sans compter l'impressionnante noria de taxis collectifs qui vous doublent, vous font une queue de poisson pour aussitôt s'arrêter devant votre nez, et recommencent 100 m plus loin ! Ce sont les mythiques taxis africains. Ils sont bondés, les gens montent et descendent quand même, restent debout sur les marchepieds, ou sur la porte arrière, les deux battants grands ouverts ! Typiques !
A la Réserve de Bandia, la réception nous accepte pour la nuit, dans un parking un peu en retrait.
Nous décidons de louer les services d'un 4x4 avec chauffeur le lendemain.
Virée en 4x4 dans la réserve.
C'est un territoire de 1 500 ha, en pleine savane. Les animaux se débrouillent pour manger, seule leur santé est surveillée. Nous y verrons de magnifiques girafes, deux énormes rhinocéros, des gazelles, des singes verts, des phacochères, des élans, des antilopes, des tortues géantes et des crocodiles, sans oublier des oiseaux très colorés. Personne ne regrettera cette visite
D'autant que nous avons passé une excellente nuit, agrémentée seulement par les cris des oiseaux exotiques et un singe qui est venu ce matin auprès de nos CC. Dépaysant !
A 11h, nous partons pour Joal Fadiou
Nous traversons Saly-Portudal ! Station balnéaire entièrement vouée au tourisme. Les guides disent qu'on a chassé l'Afrique de Saly. C'est vrai, et ce n'est pas ce que nous sommes venu chercher au Sénégal !
Nous devons pourtant nous arrêter pour faire du change. Nous trouvons enfin à nous arrêter vers la sortie, faisons du change (à 655 moins 2 % de frais). Et nous fuyons !
Sur la nationale, juste avant de tourner sur la route de Ngazobil, des gendarmes nous arrêtent et mettent une amende au chef de file, en l'occurrence Christian, lui reprochant de s'être mal garé quand ils ont fait signe de stopper ! Il n'a pas mis ses deux roues droites sur le bas-côté ! Mais Armelle demande un reçu. Ca devient donc une contravention officielle, enregistrée en bonne et due forme ; il ne pourra ainsi garder l'argent pour lui. Pas content, le monsieur, il lui jette, plus qu'il ne lui donne, son reçu !
Nous arrivons au monastère qui se trouve au bout d'une immense allée bordée d'arbres. Nous sommes gentiment reçus par deux moines, habillés en civil. Le bâtiment est immense, mais n'héberge plus que 4 personnes. Il a, manifestement, connu une époque plus souriante
Nous allons sur la plage, à 10m ; elle est immense, l'eau est délicieuse, et nous prenons un bon bain
Nous sommes au calme, seuls, les oiseaux se font entendre pour notre plus grand bonheur.
Avant de partir en direction du Siné Saloum, nous allons à pieds, par la côte rejoindre Joal Fadiouth. Son marché au poisson nous attire, ainsi que l'arrivée des bateaux de pêche. C'est très intéressant, il y a une intense activité.
Les pêcheurs arrivent, déchargent le poisson de leur bateaux, en recharge une partie dans d'autres, où des carrioles, amenées par des ânes ou des mules jusque dans l'eau, vident des sacs de glace pilée.
Du marché, nous prenons un taxi, 100 CFA par personne, pour visiter le village.
En fait, la petite ville de Joal et l'Ile de Fadiouth sont une même et unique commune, réunies par une passerelle en bois. C'est un endroit merveilleusement calme. C'est une mini-société traditionnelle, avec chef de village élu, maison à palabres et église. Les petites échoppes, dans les rues de sable et de coquillages, ont des noms étonnants : Auchan, Galeries Lafayette… Ce sont, en majorité, des vendeurs de souvenirs.
Notre guide, (quasi obligatoire à l'arrivée), nous explique que l'importante mosquée a été construite grâce à une large participation financière des catholiques. C'est effectivement un bel exemple de tolérance. C'est une région où les catholiques représentent 95% de la population contre 5 % de musulmans.
Un autre pont de bois mène au cimetière de coquillages. Tout y est fait de coquillages, les allées et les tombes. De là, nous admirons en contre bas, les greniers à mil. Ce sont des garde-manger sur pilotis, qui devaient, à l'origine, protéger les récoltes des incendies et des rats.
Nous reprenons un taxi jusqu'au marché, pour rejoindre le bâtiment des Frères.
Nous déjeunons et partons après avoir remis, au sortir de l'allée, nos antennes CB qui sont tombées la veille.
A noter que mon CC ne veut pas démarrer dans un premier temps, puis, accepte enfin après un nouvel essai. Que se passe-t-il ?
Direction M'Bour, Tiadiaye, Tataguine, puis Fatick. Nous tournons à droite après ce village, pour rallier Foundioune, dans le delta du Siné Saloum, entre la Petite Côte et la Gambie.
C'est une région que nous voulions absolument visiter. Cette réserve de biosphère, l'un des plus beaux sites naturels du Sénégal, offre à la fois parc naturel, réserves marines, forêts classées, étendues de sable séché, mangroves, etc.
Après quelques km de route bien goudronnée, c'est la piste, pendant environ 20 km, avec plein, plein de trous ! Il est, des fois, impossible de les éviter. Il faut alors choisir le moins profond.
Nous arrivons au bac. Nous embarquons de suite. Le pot d'échappement et le pare-choc arrière ont bien touché. La traversée dure 10mn, et nouvelle touche du pare choc arrière en débarquant
Nous cherchons un bivouac dans le village de Foundioune. Il nous est indiqué un endroit, mais il faut faire le tour du village ; nous ne trouvons pas la route, et nous arrêtons. Un homme nous accoste et, bien sûr, nous propose son hôtel qui fait camping.
Au moment de repartir, mon moteur ne veut pas démarrer ! Nous sortons le câble, Guy approche son camion pour établir le relais, mais les batteries sont tellement mal placées, que nous ne pouvons même pas toucher les cosses. Un jeune arrive avec son estafette, soulève son siège, parvient à établir un relais, mais rien n'y fait ! Reste à pousser ! Nous arrivons à l'hôtel-camping, mais son entrée est trop étroite, et il aurait été difficile d'y mettre nos 3 CC. Le patron nous autorise à nous mettre sur un terrain, juste à côté. Sur ce, un jeune nous dit que ce terrain appartient aux douanes, le bâtiment juste en face, et qu'il faut demander l'autorisation au chef douanier. Il m'accompagne, l'autorisation est donnée très gentiment par le chef des douanes, et nous nous installons.
Nous nous endormons au son des tam-tams.
Nuit assez perturbée par la pensée de mon CC qui démarre quand il veut ! Et je n'ai pas trouvé la panne. Batterie ou démarreur ? Je suis décidé à aller en taxi jusqu'à Kaolac, la ville la plus proche, pour acheter une nouvelle batterie.
Mon premier travail, c'est de mettre en route. Par 3 fois, démarrage au quart de tour. Je ne vois rien d'anormal. La batterie est chargée correctement. Peut-être le démarreur qui aurait pris du sable ? Ne sachant pas, je ne vais pas à Kaolac.
Nous faisons des achats dans la rue principale, nos épouses se font faire des ensembles en tissus africain, chez un couturier qui se fait appeler Christian Dior. Rien que cela ! Armelle, aux anges, trouve du tissu patchwork.
Toute la matinée, nous sommes suivis, pas à pas, par un jeune sénégalais, Hasse.
Pour déjeuner, nous avons réservé au restaurant, juste à côté (où nous étions invités, à l'arrivée, à bivouaquer, si nos CC avaient tenu). Nous arrivons à midi ½, nous sommes servis à 14 h. C'est l'Afrique ! Nous nous régalons d'une tiéboudienne, plat sénégalais à base de poisson, de blé concassé, de choux, carottes et igname, le tout fort épicé et parfumé.
En fin d'après-midi, le jeune Hasse vient me voir et me dit qu'il viendra discuter entre 5 et 7 h, car il s'est occupé de nous. C'est bien sénégalais, ça ! Bref, je lui demande combien il veut. Il me répond Ce que tu me donneras sera bien. Nous lui donnons 1000 CFA par CC. , mais il dit que ce n'est pas assez ! Re-discussion !
Le chef des douanes et le restaurateur d'à côté arrivent. Ils nous confirment que nous n'avons rien à payer pour le parking, et que les 3000 CFA pour les services rendus sont largement suffisants ! Les discussions s'arrêtent, il est 20 h ! Ouf, moments pénibles !
Nuit agitée : Batailles de moustiques dedans et bataille de chiens dehors !
Au départ, vers 8 h 30, dégrisé, Hasse est là avec son frère pour nous souhaiter bon voyage.
A la sortie du village, c'est 20 km de tôle ondulée qui nous attendent. Nous roulons entre 10 et 15 km/h, sur une piste bien plus difficile que la digue du barrage de Diama. Puis, jusqu'à Passi, Sokone, Toubacouta, goudron, mais en très mauvais état. A Sokone, la route est coupée c'est jour de marché. La police nous détourne en centre village, dont les rues ne sont que pistes de sable. Chacun notre tour, nous prenons notre élan. Il n'est pas question de s'arrêter, nous nous retrouverions tous les 3 ensablés ! Une bifurcation ! De loin, je demande la direction. Un jeune a tout compris et me répond de suite. Je fonce toujours et j'aperçois la nationale goudronnée, à quelques dizaines de mètres. Ouf, ce ne sera pas pour cette fois !
Nous continuons, la route est pleine de trous. Ou plutôt, autour des trous, de temps en temps, il y a la route ! Nous avons le temps et louvoyons.
Arrivés à Toubacouta, nous cherchons l'auberge Youssou, que les camping-caristes connaissent. Nous trouvons sans trop de difficulté, pas très loin de l'hôtel Keur Saloum. Malheureusement, le parking intérieur est très petit, et, de plus, mon camion ne rentre pas. Trop large ! Pour me permettre de passer quand même, le gérant coupe deux énormes branches d'un arbre devant le portail afin que je puisse rentrer plus droit. Rien n'y fait, il manque 30 cm en largeur ! Ne pouvant entrer, je m'installe sous le gros arbre, devant le portail. C'est tant mieux, nous sommes ravis, nous nous sentons moins coupés de la vie du village que si nous étions à l'intérieur de l'auberge. Nous nous installons à l'ombre, et nous nous retrouvons vite avec des enfants autour de nous. Nous discutons avec eux. Josette prend un bouquin, et une petite fille est fière de lire quelques mots par-dessus son épaule. Encouragée par Josette, la petite revient avec son propre livre d'école, et cela se transforme en cours de français.
A 17h, nous avons rendez-vous pour partir en pirogue à Diorom-Boumak.
C'est un immense amas coquillier amassé par les habitants au début de notre ère, supportant des tumuli funéraires et couronné de magnifiques baobabs.
Nous allons ensuite observer les oiseaux qui rentrent, le soir, sur une toute petite île un peu plus loin. Effectivement, vers 18 h 30, nous les voyons tous arriver. Saisissant ! Ils sont des dizaines et des dizaines à rentrer tous au même moment sur leur reposoir nocturne ! Silencieux dans notre pirogue, nous admirons ce ballet au coucher du soleil. Que de sérénité !
Retour à l'auberge où nous dinons, vers 20 h, d'un plat de bœuf émincé, façon sénégalaise. C'est très bon.
A 21 h, nous sommes invités à la cérémonie du thé sénégalais. Un rituel qui dure 2 h.
Trois thés différents sont successivement préparés, et déclinés ainsi par nos hôtes sénégalais :
- le 1er, amer, fort comme la mort.
- le 2ème doux comme la vie.
- le 3ème sucré comme l'amour.
Fatigués par la journée, nous dormons debout mais n'osons pas nous éclipser, de peur de les vexer. Nous allons enfin nous coucher vers 23 h.
Il fait 26° dans les CC.
Aujourd'hui, nous restons à Toubakouta. Lever relax.
Pas trop de moustiques. Hier soir, Youssou nous a donné un serpentin qui s'est consumé toute la nuit dans le CC. Serait-c efficace ?
A 9 h, nous partons pour le village de Sipo, au milieu de la mangrove. C'est un village de Niominkas, appartenant à la tribu des Sérères, et dont le mode hiérarchique d'organisation de société est de type féodal. Le chef du village est une femme, c'est leur Reine.
Nous passons la matinée à visiter le village. Les femmes nous vendent deux petits plats de bois et un éléphant. (Un de plus à notre collection). Nous avions prévu le pic-nic, mais il fait trop chaud sur la plage. Le retour en pirogue est très agréable, sur l'eau il semble faire plus frais
Nous restons l'après-midi sous notre arbre, à lire et à peaufiner la suite. Des ados viennent discuter, des femmes viennent visiter le CC. Très bonne ambiance. Les gens sont tous souriants, calmes et polis
Josette va porter des casquettes à deux ouvriers qui tournent du ciment, un peu plus loin en plein soleil. Ils sont ravis, d'autant qu'elle leur a déjà porté, tout à l'heure, sa cuvette d'eau de lavage de salade. Pour eux, qui vont tirer l'eau du puits à plusieurs centaines de mètres de leur chantier, une cuvette d'eau est un vrai cadeau ! Nous devrions y penser davantage dans notre vie de tous les jours !
A deux reprises, les enfants nous demandent de l'eau des bouteilles en plastique. Ils savent bien que c'est meilleur que l'eau du puits.
Vers 19 h, apéritif chez Guy, puis repas préparé par le cuisinier de Youssou : Petite entrée d'huîtres chaudes au choux émincé, barracuda grillé avec frites et petites carottes. Délicieux.
Nuit à moustiques !
Nous
partons.
Cette journée est une journée difficile pour la conduite et la mécanique. Des trous, des trous, encore des trous. Vitesse moyenne : 15 km/h.
Nous nous arrêtons à Kaolac
Gros village africain : La foule, marché aux bestiaux, taxis collectifs, rues de
sable.
A 12 h 30, direction : Frontière Sénégal/Gambie par Nioro.
La route est très mauvaise. Quelques plaques de goudron autour des trous.
Nous arrivons à Nioro vers 16 h 30, les gendarmes nous permettent de bivouaquer dans la cour de la gendarmerie.
Ici aussi, il y a le marché aux bestiaux.
Immense place devant la gendarmerie. Nous voici au calme.
De bonne heure ce matin, muezzin, coqs, chèvres !
Nous quittons la gendarmerie après avoir donné nos petits cadeaux.
Direction le bac de Farafenni, pour sortir du Sénégal et entrer en Gambie.
Après les 1ères formalités, nous trouvons la piste, et quelle piste ! Nous ne retrouverons le goudron qu'en Casamance.
Pour traverser le fleuve, 3 bacs font la rotation. Pour l'embarquement, la pente du radier descendant dans l'eau est importante, et la remontée sur le bateau également. L'arrière du CC touche (le mot est faible) en montant et en descendant. Le pare-choc est un peu déchiré. Rien de bien grave (?). Josette et un manœuvre du bac installent un madrier pour que les roues arrière gagnent quelques centimètres.
A la descente, Christian accroche son plancher arrière. La jupe arrière du CC (reposant sur les cornières maintenant le plancher) se déforme, et laisse apparaître du jour.
Toute la traversée de la Gambie, du nord au sud, se fait sur une piste pleine de trous.
Nous déjeunons vers 15h, avec une vingtaine de gamins, les mains et le nez collés au pare-brise. Ils ne sont pas contents du tout quand nous partons sans faire de cadeaux ! Il faut voir les gestes à notre intention dans le rétroviseur !
Les passages de douanes, la ½ heure du bac et les 20 km de piste nous ont pris la journée. Quelle journée !
Enfin, nous voici en Casamance.
Nous y rencontrons beaucoup de rizières, de vergers, et d'une façon générale, une végétation de type exotique et beaucoup plus luxuriante que dans le reste du Sénégal.
Le Nord Casamance est surtout habités par les Peuls, la Basse Casamance, par l'ethnie des Diolas, (60% de la population), elle-même constituée de différents groupes, parlant différents dialectes et tentant de maintenir leurs coutumes contre l'influence du Nord. Les ethnies Woloff et Manduingues, en minorité, font également partie du peuple casamançais.
Nous arrivons à Ziguinchor vers 18 h 30. Nous avons des adresses d'Hôtels/campements, mais sans possibilité de stationnement des véhicules, autrement que dans la rue ! Nous nous installons à l'Hôtel Nema Kadior, et devons négocier les prix. C'est le principe des Hôtels Campements. Certains font payer le parking si nous ne mangeons pas, ou juste le repas si nous mangeons. Ici, ce sera les deux !
Ce matin, grands travaux en vue.
Christian et Armelle vident leur soute, en prévision de sa réparation, et Christian se fait conduire en ville chez un artisan pour faire renforcer son plancher.
Quant à moi, je décide d'aller acheter une batterie neuve pour remplacer la mienne.
Après nouvelle négociation du prix parking/repas, on obtient de ne payer que le parking, un peu cher il est vrai (7000 CFA), mais nous pourrons ainsi déjeuner où nous voulons. On est OK, on reste, d'autant qu'on bénéficie d'un branchement électrique. C'est le confort, dans un magnifique parc fleuri et ombragé, agrémenté du chant des oiseaux exotiques.
Dans l'après-midi, taxi pour aller au centre ville, repérer les douanes pour faire prolonger nos passavants, le lendemain.
Ziguinchor était, autrefois une ville coloniale animée. On y trouve des anciens comptoirs délabrés le long du fleuve, des bâtiments coloniaux reconvertis en bâtiments administratifs en centre ville, et des marchés, pour touristes ou autochtones, mais qui ont manifestement connu des jours meilleurs.
Nous allons à l'Alliance Franco-Sénégalaise. Superbe bâtiment s'inspirant d'une case à impluvium diola, imaginé par l'architecte Patrick Dujarryc, qui a également dessiné l'Alliance Française de Kaolac.
Il y est donné, notamment, des cours de français et d'informatique.
C'est un havre de paix et de fraîcheur, avec bibliothèque, salle d'exposition, petit jardin, cascade et cafeteria. Nous achetons une peinture naïve dans la salle d'exposition des travaux d'enfant. Mince contribution aux efforts fournis par tous ces gens dévoués.
En sortant, nous faisons un tour au centre artisanal, mais la discussion des prix est une telle épreuve, avec les sénégalais que nous repartons sans rien acheter !
Ce matin,
Bureau des Douanes. Comme prévu dans notre organisation du voyage, nous faisons
prolonger nos passavants de 15 jours.
Nous
passons par le marché St Maur des Fossés (résultat du jumelage de
la ville de Ziguinchor avec la ville française de ce nom, en banlieue
parisienne). Nous faisons quelques commissions et rentrons à pieds.
Après
déjeuner dans nos CC, départ pour Elinkine, sur la route d'Oussouye.
Elinkine est un important village de pêcheurs au bord du bolong, habité par les Diolas, catholiques agriculteurs et les Niominkas, musulmans et pêcheurs, venus du Siné Saloum.
De Oussouye à Elinkine, très mauvaise piste, avec passages sableux (prendre son élan).
On arrive sur un cul de sac ; au bout de la piste, le port. Un jeune nous accoste et nous propose déjà sa pirogue ! Pour l'instant, c'est un endroit pour dormir qu'il nous faut. Il nous emmène au campement villageois. C'est le village qui, sur un terrain lui appartenant, a commencé à construire des paillottes pour recevoir les touristes. Puis avec les évènements de Casamance, le projet n'a pas été mené à bien. Un français a repris le campement en gérance
Il nous accepte sur son terrain, plutôt sablonneux, mais nous trouvons suffisamment de place pour nos 3 CC, sur le dur. Nous nous installons pour la nuit.
Puisque nos compagnons de voyage sont bien installés, à l'ombre, avec de l'eau, avec des balades autour possibles, et qu'ils ont envie de se reposer, nous avons pris la décision hier, avec Josette, d'aller, tous les deux, passer la journée sur l'Ile de Karabane.
C'est une île d'environ 300 habitants, relativement sauvage et à l'environnement préservé.
Notre piroguier arrive à 9 h
Après une ½ heure de bateau, nous abordons une petite île merveilleusement calme, habitée seulement pas des familles de pêcheurs. On y trouve un débarcadère, une église bretonne en ruine, une vieille prison pour esclaves démolie, le reste d'un cimetière colonial. Bref, une atmosphère assez bizarre et très envoutante. Nous donnons rendez-vous à notre guide/piroguier à 16 h. Nous voulons visiter l'île, seuls, et aller où bon nous semble.
En pleine brousse, nous entendons des enfants. Une jeune fille nous voie et nous fait signe de les rejoindre. Un adolescent tire l'eau d'un puits pour remplir un abreuvoir et faire boire ses vaches. Puis la jeune fille, 12/13 ans, et de 5 petits gamins -entre 5 et 9 ans, nous le saurons en discutant- repartent vers le village, tous chargés d'un fagot de bois sur la tête, plus ou moins gros suivant l'âge. Ils sont tous pieds nus. Il y a bien deux km jusqu'au village, sur terrain accidenté qu'ils parcourent sans broncher, sous un soleil de plomb. Il fait peut-être 38 ou 40°.
Nous les accompagnons. Josette ramasse et porte les morceaux de bois qui tombent, le contact est établi. Presque arrivée, la jeune fille s'aperçoit qu'elle a oublié sa machette sur les lieux de la coupe. Elle n'hésite pas, pose son fagot à terre, et repart en courant ! Nous profitons de la halte pour sortir notre bouteille d'eau et faire boire les enfants. Sauf un qui refuse au début, mais finit par accepter, ils apprécient vraiment ! Lorsqu'elle revient avec sa machette, la jeune fille, étonnée, boit et garde la bouteille, Nous avons droit à un merveilleux sourire. Nous lui demandons si ce n'est pas trop dur cette corvée de bois, surtout pour les plus petits ?, elle dit non, on le fait tous les jours quand on ne va pas à l'école. Nous rejoignons leur maison, une cabane de pêcheur sur le bord de la plage. Nous les retrouvons ensuite, avant d'aller manger, Josette donne des échantillons de parfum aux deux filles, ravies.
Nous déjeunons chez un couple de français avec qui nous discutons. Ce sont des musiciens qui, au cours d'une tournée au Sénégal, on eu le coup de foudre pour cette île, et sont restés. Ils ont élevé leurs enfants sur cette île, qui sont partis depuis, bien sûr, mais eux sont restés.
Le repas est délicieux, et dans un décor enchanteur.
Nous refaisons le tour du village et discutons à nouveau avec des personnes rencontrées. Nous retrouvons notre piroguier à 16 h comme prévu, et embarquons également un jeune couple avec d'énormes sacs à dos, qui rentre sur Dakar.
Super journée. Sans contrainte, sur cette île calme et sans tourisme excessif, sans gamins quémandeurs, mais avec des rencontres enrichissantes ! Le bonheur !
De retour à Elinkine, après quelques photos, nous faisons le plein d'eau. Il y a un robinet au campement, mais les habitants viennent chercher l'eau au puits, car l'eau au robinet est payante !
Nous dinons au restau du campement pour 3 000 CF (4€50 par personne), et une bonne bière Gazelle à 1 000 CFA (1€50).
Nous ne partons pas par la piste, mais par la route au nord, Elinkine-Oussouye. C'est, en fait, une piste infernale, la plus mauvaise de toutes celles que nous avons prises jusqu'à présent. Nous la déconseillons fortement.
A Mlop, nous allons visiter une case à étages, architecture étonnante, et sommes impressionnés par les baobabs géants. Plus loin, à 400 m de la route, un baobab s'est affaissé, et une branche a repris en terre, ce qui forme une arche, sous laquelle pourrait passer une voiture.
Nous trouvons, dans ce village, une jeune fille qui peut nous dénicher du vin de palme. Nous l'emmenons dans notre CC, pour retrouver son père dans la brousse.
Nous lui achetons chacun 1 litre ½ de vin de palme.
Finalement, ce n'est pas génial, nous n'en boirons qu'1/10ème, avant de le proposer sur la route, quelques jours plus tard, à un sénégalais qui l'acceptera avec beaucoup de plaisir. Son trajet de retour, en mobylette, a du se faire en zigzag, s'il n'a pas attendu d'être rentré pour boire !
Christian, lui, en fera une gelée délicieuse.
Après notre achat, je fais ½ tour sur la piste défoncée pour ramener la jeune fille au village. J'abime (à nouveau) mon pare-choc arrière. L'arrivée à Oussouye est un vrai soulagement. Nous avons parcouru 18 km en 3 heures !
Nous allons dans une coopérative féminine, et achetons diverses sortes de confitures artisanales. Délicieuses !
Puis c'est une bonne route jusqu'à Cap Skiring. A Oussouye, Guy, dans son CC, prend un homme, qui est pompiste, et qui connaît un endroit pour bivouaquer au Cap. Il nous accompagne. C'est un tout petit parking que les pêcheurs nous prêtent volontiers. Nous sommes en bordure de plage, et dominons toute la baie.
Nous faisons un tour dans le village, mais rien d'extraordinaire. C'est un village de brousse. Le Club Med n'a rien amené (sauf les boutiques de souvenirs à foison), rien transformé. Le village du Club est caché derrière de hauts murs, dans un parc immense, avec golf, piscine, et toutes les structures habituelles d'un Club Med. Bref, bien coupé du peuple africain.
L'océan est à peu prêt à 24°. Nous prenons un bon bain.
Départ en douceur, direction Kolda par Ziguinchor, Bignona, et Bounkiling, village après lequel nous tournons à droite et prenons la R22, la route directe Ziguinchor/Kolda par Diattacounda et Tanaff nous ayant été fortement déconseillée.
Comme nous sommes un peu en avance sur notre programme, nous descendons sur Sedhiou, pour bivouaquer. La route R22 n'est mauvaise que pendant quelques km, elle est parfaite en dessous de Sankouya jusqu'à Sedhiou.
C'est un village en dehors des circuits touristiques, pour voyageurs hardis et avides d'authenticité, pour ceux qui ont bien reçu les vibrations de Karabane. Dixit le Guide du Routard. Justement, c'est nous !
En arrivant à Sedhiou, nous nous arrêtons d'abord à l'Hôtel de Ville pour nous renseigner sur un Bivouac possible, et sommes invités à nous adresser à la Préfecture. L'autorisation nous est donnée et l'emplacement indiqué : Juste en face de la Gendarmerie, sur une grande place ombragée, devant la Préfecture.
Une fois installés, nous nous empressons d'aller visiter le village
Beaucoup de bonjours, de poignées de mains, de sourires, de la part des adultes. Les enfants viennent à nous, Toubab, Toubab, bonjour, mais sans jamais demander un cadeau. Quelques uns, plus curieux ou plus hardis, viennent ensuite passer leur tête à la porte ou coller leur nez aux fenêtres, mais toujours gentiment. La soirée se passe très calmement.
Ce matin il est tombé quelques gouttes, le ciel est gris. Les moustiques sont sortis bien vite ! Vers 9 h, nous allons faire un tour sur le marché, avides de s'imprégner de l'ambiance des marchés africains, qui nous passionnent tant
Nous y voyons moult fruits et légumes que nous ne connaissons pas ; des femmes écrasent à la moulinette les dessertes crues des poissons vendus en filet, pour en faire des boulettes. L'une nous explique la recette, et nous propose de venir, chez nous, faire la tieboudienne, (spécialité sénégalaise que nous avons déjà mangée et appréciée). Nous lui expliquons que nous sommes en camping-car et allons repartir. Que de gentillesse et de contact bon- enfant !
Les femmes sont superbement habillées. Toutes ces robes de tissus africains forment une débauche de couleurs, et les paniers, en équilibre sur leurs têtes, leur confèrent un magnifique port altier.
Nous cherchons à acheter des bananes, car il existe à Bambali, 10 km plus au sud, d'immenses bananeraies. Il est trop tôt, car les femmes viennent de Bambali à pieds pour vendre les bananes sur le marché et arrivent donc plus tard
Nous repartons donc, et nous rendons au bord de la rivière, au niveau du bac, où des pirogues sont également empruntées toute la journée, par les gens qui habitent en face, qui vont ou reviennent du marché, pour vendre ou acheter. Tout y est chargé, déchargé, mobylette, sacs de ciment, bois de charpentes, cages pleines de poules, seaux de poissons, paniers de fruits, de légumes, le tout dans une animation vraiment typique.
Sous un immense arbre, des sénégalais se font cuire leur repas, d'autres font la sieste, couchés par terre, d'autres, assis, sont en grande discussion. On regarde, on écoute. Simple scène de vie africaine, qui nous passionne !
Dès le début de la matinée, une petite fille est venue s'asseoir à côté du CC, avec un livre à la main. Elle dit être en 6ème et se rendre en cours. Elle discute avec Josette et cela se termine par une séance de lecture. Josette lui fait un cours sur l'importance du respect de la ponctuation, pour mieux comprendre ce qu'on lit. Elle lui montre également un cahier d'anglais. Josette lui donne un stylo
Lorsque nous repartons au fleuve, elle nous suit et une 2ème petite fille, qui la connait, se joint à nous. Cette petite fille est très jolie, je lui demande si je peux la prendre en photos. Elle est d'accord. La photo prise, elle nous demande 25 centimes de CFA et va de suite acheter un pamplemousse qu'elle partage avec la 1ère, tout en nous en offrant très gentiment une tranche
Nous leur disons au revoir, il est difficile de les quitter
Nous rentrons au CC, et partons finalement vers 13 h 30.
De Sedhiou à Kolda, la route est bonne. Nous prévoyons de bivouaquer à l'Hôtel Hobbé, précédemment reconnu par d'autres camping-caristes. Ils ont le wifi, nous passerons quelques messages et y dînerons.
Au préalable, nous allons en ville. C'est très local. Pas ou peu de touristes. Beaucoup de monde dans les rues, il y a un gros marché.
Comme il y a des dizaines et des dizaines de petites charrettes tirées par des ânes, qui attendent, nous questionnons l'un des muletiers. Il nous dit qu'ils attendent pour charger des choses achetées ou vendues au marché, et repartir en campagne. Ils sont des gens sans métier, qui achètent des charrettes pour convoyer tout ce qu'ils trouvent, à la demande. C'est une activité à temps complet.
Nuit chaude, beaucoup de moustiques
Nous partons de bonne heure, car nous nous sommes rendu compte que le marché de Diaobé où nous voulons absolument aller, est plus loin que prévu.
La route Kolkda/Vélingara est très mauvaise. Des trous énormes. Et comme la route est en réfection, nous devons emprunter de nombreuses déviations sur une piste. Poussière importante, et de temps en temps, risque d'ensablement. Le 1er véhicule annonce la difficulté par la CB, et les 2 CC suivants prennent alors leur élan ! Toute une technique.
Entre Velingara et Tambacounta, plus de trous, mais la chaussée, rapiécée, fait vibrer le CC de tous côtés ! Dure journée pour les conducteurs et les véhicules !
Le marché de Diaobé, en Haute Casamance, se situe à 26 km de Vélingara, et draine chaque Mercredi des commerçants des quatre pays limitrophes, Sénégal, Gambie, Guinée et Guinée-Bissau
Comme nous ne trouvons pas à nous garer en aval du village, il nous faut le traverser pour chercher à nous garer en amont. Pas triste ! On y arrive quand même, au milieu d'une cohue indescriptible, de piétons avec d'énormes fardeaux en équilibre sur la tête, de charrettes à ânes, de minibus brinquebalants sur lesquels sont montés des gens, des chèvres et des moutons !
Nous refaisons le marché, à pieds. C'est extraordinaire de couleurs, de bruits, d'odeurs (enfin pas toujours) ! Il y a un tel mélange d'ethnies, de costumes, d'activités, nous sommes subjugués !
Josette, qui veut acheter de la Tieboudienne qu'une femme fait cuire sur le trottoir, va d'abord acheter une gamelle en tôle à un marchand, et revient la faire remplir par la cuisinière. Pendant que ça finit de cuire, elle discute avec des femmes, amusées et très contentes qu'on montre de l'intérêt pour leur us et coutumes.
Chouette marché !
A 14h, nous reprenons la route, toujours en mauvais état.
Arrivés à Tambacounta, nous cherchons un Bivouac. Un hôtel nous propose son parking, mais il est dans la rue.
Nous demandons à la Gendarmerie Nationale, ils refusent, mais en fait, c'est l'armée ! Ok, nous partons plus loin, et après un rond-point, tombons sur un grand parking, la Gendarmerie d'un côté, les Douanes de l'autre ! Après un temps d'hésitation, le gendarme nous donne l'autorisation de passer la nuit devant leur bâtiment.
Nous allons ensuite à la Douane, pour connaître exactement les points de passage exacts pour la Mauritanie. Après quelques coups de fil à des collègues, le douanier nous confirme que le passage Thilogne/Kaedi n'est pas possible, que le pont existe pour le premier bras du fleuve, mais qu'après, c'est un bac piéton. De plus, il n'y a pas poste de douane, donc pas de passage frontière possible !
Notre retour sur la Mauritanie n'est pas encore défini.
Nuit pas terrible. Grosse circulation des camions maliens toute la nuit, qui s'arrêtaient aux Douanes et repartaient !
Pas de moustiques ! C'est toujours ça !
De bonne heure, des gamins sont déjà devant les CC pour réclamer de l'argent, de l'eau, des chaussures ou autre ! Un gamin m'interpelle et me dit : Donne-moi 200 francs tout de suite !
Nous essayons de trouver des yaourts dans les épiceries alentours, nous trouvons des berlingots de lait caillé, très bons.
Nous allons (forcément) faire un tour sur le marché. Achats de concombres, courgettes et diverses petites choses. Puis, attirés par l'odeur, nous achetons des sandwiches avec de la viande émincée et des oignons. Très bon goût, mais la viande est sûrement du phacochère !
Départ à 12h30, direction Kidira. Toujours plus à l'est ! Route très bonne. Nous retrouvons la savane. Peu de camions, et encore moins de voitures !
Nous arrivons à quelques centaines de mètres de la frontière malienne, mais comme nous avons pris la décision de ne pas revenir par le Mali, nous remontons maintenant sur le Nord, et descendons le fleuve Sénégal, par sa rive gauche.
De Kidira à Bakel, le goudron est très bon. Le paysage est beau, fait de montagnettes, où sont accrochés de jolis villages. Nous prenons beaucoup de photos.
Nous souhaitons nous arrêter à Bakel, pour voir l'ancien fort Faidherbe.
Nous traversons le village puis devons faire ½ tour, car nous tombons face à une piste qui ne mène nulle part, ou, en tout cas pas où nous voulons aller ! Nous repérons à cet endroit un hôtel/restaurant, offrant une aire de parking à l'extérieur des murs. Nous demandons si nous pouvons y garer les CC pour la nuit, mais il n'est pas question qu'on nous laisse dehors : C'est contraire à toutes les lois de l'hospitalité, et puisque vous venez dans notre pays, c'est pour y rencontrer des gens, donc il ne faut pas rester en dehors de leur maison.
Une fois installés, nous venons boire une bière. Nous discutons, discutons, et un bon contact s'établissant, nous commandons un repas pour le soir.
Sur la terrasse, au frais, nous écoutons un CD de musique de la Casamance. C'est l'orchestre Casamançais du Lycée Dignabo de Ziguinchor. Nous nous sommes promis de retrouver ce CD.
Nuit sans bruit, sans moustique, et pourtant nous sommes très près de la rivière Sénégal. Hier soir, nous avons dîné dans le patio de l'Hôtel d'une assiette géante composée de crevettes, poisson grillé, frites, tomates et oignons, le tout bien épicé. Très bon.
Au matin nous partons visiter le fort. De là-haut, on comprend pourquoi le fort a été construit à cet endroit, nous avons une vue formidable sur la boucle du fleuve, très étroit à cet endroit. De plus, nous pouvons contempler une activité extraordinaire : passages constants de pirogues d'une rive à l'autre, Sénégal-Mauritanie, noria de camions attendant de chaque côté. Nous nous demandons comment se passe la douane !
Une chose, également, nous interpelle : Côté mauritanien, le long du fleuve, ce sont les femmes qui lavent le linge, côté sénégalais, ce sont les hommes. Ils collectent apparemment le linge dans le village, arrivent avec leurs immenses bassines pleines, et le lavent dans le fleuve, sur les pierres plates du bord. La seule fois où nous avons vu les hommes laver le linge, c'était en Côte d'Ivoire, à Abidjan. On les appelle les Laveurs du Grand Bassam. Ils en ont fait leur métier.
A 10h30, nous prenons congé de nos hôtes, et partons pour Thilogne. C'est dans ce village qu'il existerait, d'après certains, un pont, suivi d'un bac, pour passer en Mauritanie. Nous ne voyons aucune voie d'accès à droite ; ce serait de toute façon une piste, mais nous ne La trouvons pas.
La route, à partir de Bakel, est très bonne pendant encore 120 km. Après, ce sont des portions de goudron pleines de trous, ou plus du tout de goudron.
Nous trouvons un endroit bien plat, pour bivouaquer, à 10 km de Pete. Il fait très chaud, 41° au soleil couchant. Les arbres, de petits épineux, n'offrent qu'une ombre claire et sont peu nombreux.
Il ne faut pas plus de 5 mn pour voir arriver une cinquantaine de gamins et de jeunes filles !
Hyper curieux, mais hyper gentils. Ils observent chacun de nos gestes, et se marrent tout le temps. Josette finit par chanter avec eux. C'est la joie !
Christian, qui les a entendus chanter une mélopée africaine à côté du CC, prépare sa caméra pour les enregistrer. Mais, déçu, à partir du moment où il tient sa caméra, il n'arrive à leur faire chanter que Frères Jacques ! Ce n'est vraiment pas cela qu'il souhaitait ! Je crois que parce qu'ils avaient chanté ça avec Josette, ils ont cru que c'était ça qui ferait plaisir à Christian !
Nous rentrons manger dans nos CC.
Puis, la nuit tombée, les gosses reviennent, un peu moins nombreux quand même, pour chanter et danser, en tambourinant sur des cuvettes en ferraille. Nous sortons avec les lampes électriques et assistons à un mini spectacle ! Josette finit par danser avec eux, c'est l'éclat de rire général, ils sont ravis.
Après que nous les ayons salués une dernière fois, ils rentrent au village.
La nuit fut chaude.
Nous partons vers 8h 30, la route est toujours mauvaise, et parfois même, se transforme en piste.
Terrain plat, quelques dunes de sable. Une jeune herbe verte pousse par endroit, un véritable tapis de golf ! Il a suffit de quelques orages ces jours derniers, pour qu'aussitôt la végétation exubère. Cela change de la savane sèche.
Comme prévu, nous arrivons à midi à Podor.
Podor est une petite ville le long du fleuve Sénégal servant de frontière avec la Mauritanie. Elle a un passé chargé d'histoire, ayant été, au temps du commerce de l'ivoire et de la gomme arabique, un comptoir colonial important. Elle fut convoitée, disputée aux razzias maures et conquise par l'armée Française au 19ème siècle. Durant la 1ère Guerre Mondiale, c'est de Podor que la plupart des Tirailleurs Sénégalais sont partis pour se battre aux côtés des soldats français.
Nous bivouaquons dans la cour de la Paroisse St Michel, chez le Père Moïse, entre le bâtiment et le fleuve. Bivouac privilégié !
Un jeune, mandaté par le Père, s'occupe de nous placer et nous accompagne toute l'après-midi dans notre visite du fort et du village.
Le fort, qui permet de voir la poudrière et l'appartement de Faidherbe, est bien restauré, et offre un petit musée intéressant.
Les maisons aux murs jaunis par le temps, sur le bord du fleuve, témoignent de l'activité d'anciennes entreprises commerciales, qui faisaient accoster leurs bateaux marchands sur les quais.
Le jeune homme nous emmène sur le marché, mais en fin d'après-midi, plus rien !
Son frère est piroguier, il fait passer les gens entre le Sénégal et la Mauritanie, tout au long de la journée.
Nous avons envie de faire un tour sur le fleuve, et souhaitons prendre des photos de notre camp, vu de Mauritanie. Nous discutons le prix, et, munis seulement de notre appareil à photos, traversons le fleuve avec le piroguier qui nous assure que c'est no problème avec la police.
A peine débarqués, juste le temps de prendre deux photos, la police mauritanienne, mitraillette au poing, arrive, nous demande ce qu'on vient faire ici, et nous réclame nos passeports !
Pas de passeport, ils sont en face, dans nos CC, avec les amis que vous voyez en face. Nous ne sommes venus que pour prendre deux photos !
La discussion commence ! Il téléphone (ou fait semblant de téléphoner ?) à son chef. Que faut-il qu'il fasse de nous ? Cela ne semble pas gagné ! C'est un mauvais scénario que nous vivons ! Que risquons-nous vraiment ? Peut-être attend-il un peu de sous ? Nous avons d'ailleurs l'impression que les sous que nous avons donnés au piroguier ont changé de poche ! Puis, enfin : Bien, pas de problème. Nous remontons dans la pirogue et retraversons
Au retour, autre discussion. Nous avons donné au jeune qui s'est auto-déclaré notre guidé cet après midi, 1000 CFA. Il va voir Marie Annick, lui réclame 2000, lui disant que c'est ce qu'on lui a donné ! Rien que des roublards, ces sénégalais !
Ce soir, nous nous enfermons dans nos CC. Pas du tout la même ambiance qu'hier ! Hier, c'était la gentillesse et la curiosité qui animaient tout le monde, ce soir, ils sont là pour avoir de l'argent, de l'eau, ou à manger !
Hier soir, après que nous ayons diné, un groupe de jeunes est venu s'asseoir à côté du CC. Manifestement, ils souhaitaient le contact. Tant mieux. Nous sommes sortis et avons été discuté avec eux.
Ils nous ont posé des questions sur la vie en France, le travail, l'âge de la majorité, etc.
Ils sont particulièrement envieux du fait que les jeunes, en France, dès qu'ils travaillent, gardent leur argent pour eux, et n'ont pas le devoir de faire vivre la famille entière comme chez eux !
Nous avons aussi parlé du nombre incroyable d'enfants que nous avons remarqués ; on a essayé de leur dire qu'il ne fallait pas faire autant d'enfants, qu'il n'y avait pas assez de travail. Ils nous disent tous : Nous, les jeunes, on le sait bien, et on aura moins d'enfants que nos parents . Notre jeune guide nous avait confié, dans la journée, que son père avait 4 femmes, et qu'il avait 25 frères et sœurs ! Allez parler de contraception !
Ils rêvent tous de venir soit en France, soit en Italie, soit en Espagne. Le bruit court qu'il y a plus de travail en Italie qu'en France.
Nous avons essayé, quant à nous, de leur faire comprendre que leur avenir n'était pas à l'étranger mais chez eux, qu'il leur fallait étudier et travailler, afin de pouvoir prendre un jour leur pays en main, et ne pas le laisser à des dirigeants corrompus. Ils sont d'accord, bien sûr, mais pas vraiment convaincus !
Ce matin, nous ne voyons pas le Père Moïse. Nous lui laissons une bouteille de vin et une boîte de confit.
Nous partons vers St Louis tranquillement. Nous faisons, sur la route, quelques photos de mosquées de type soudanais que nous rencontrons. Nous n'irons, cependant pas voir celle de Guédé ; la piste, ça suffit !
Dans les champs; bien irrigués, cultures de tomates, oignons et gombos.
Nous faisons quelques courses au marché de Thille Boubakar. Des enfants, mécontents que nous ne leur donnions pas d'argent, tapent sur le CC.
Paysages merveilleux à la sortie de Thille Boubakar.
Richard Toll est la ville des charrettes ! Nous traversons au pas.
La route, bonne au départ de Podor, devient vite mauvaise, mais, dans l'ensemble, ça roule !
Comme nous avons décidé de passer par le bac de Rosso pour sortir du Sénégal, nous y allons en reconnaissance avant de rallier St Louis, afin de voir à quoi ressemble la montée sur le bac. Même forts de nos expériences, on craint le pire, et même si nous ne sommes plus à une bosse près sur le CC, nous craignons toujours de rester à cheval sur un pont de transbordement !
Le village de Rosso est tout en longueur, impersonnel, avec une route sur la levée très étroite. Nous nous garons et je vais en reconnaissance avec Christian pour examiner les lieux. Pas de panique, on a vu pire !
Une nuée de guides-passeurs se précipitent vers les CC pour nous aider dans les différentes démarches à effectuer. Par hasard, nous tombons sur quelqu'un qui nous semble assez sérieux, et nous nous donnons rendez-vous.
Nous repérons un endroit pour dormir lorsque nous reviendrons mardi soir, pour pouvoir être sur place et se présenter au bac le lendemain de bonne heure.
Nous repartons à St Louis, essuyons deux contrôles de gendarmerie à l'entrée de la ville, et retrouvons le camping-hôtel Dior.
Il fait bien moins chaud, il y a un peu de vent, et de grosses vagues.
Matinée calme. Josette donne son linge à laver à l'Hôtel. Moi je refixe mon pare-choc avant. Nous visionnons nos photos sur ordi.
Déjà ce matin, nous nous battons avec les mouches ! Le vent qui souffle très fort nous les ramène, d'où ?… de la sècherie de poissons sur les bords du fleuve !
Cet après-midi, nous marchons sur la plage, quelques km pour aller jusqu'à l'embouchure du Sénégal. A l'endroit où il se jette dans l'océan, il y a de sérieux remous, et le vent de terre contrarie les rouleaux qui sont énormes. Des nuées d'oiseaux marins, aigrettes, frégates, pélicans, flamands roses, ont pris possession de bancs de sable. C'est sauvage et désert. Un régal !
En rentrant de notre balade, nous remarquons un fourgon aménagé immatriculé en 26. Je suis invité à visiter son aménagement. C'est vraiment le véhicule pour passer inaperçu !
Dès le lever, les mouches arrivent en force.
Dernier tour, à pieds, de St Louis, pour passer quelques messages, acheter quelques tee-shirts, et prendre une bière à la terrasse de l'Hôtel de la poste, histoire de se désaltérer tout en regardant vivre la ville. Nous payons la Gazelle 1700 CFA ! Au cours de notre séjour, nous l'aurons payé 500 CFA, 1000, 1500 et, record aujourd'hui, 1700 CFA !
Déjeuner à la Linguère, d'un Yassa au poulet et d'un Maffé.
Route sur Rosso, où nous bivouaquons sur le parking précédemment reconnu.
Nous retrouvons notre passeur, fidèle au rendez-vous, qui s'occupe de nous très professionnellement.
Il se charge de l'assurance, alors que nous sommes encore au Sénégal, pour la bonne raison que le bac est Mauritanien et qu'il faut donc être assuré à partir du moment où on montera dessus.
Il nous change quelques euros, et RV est pris pour demain 7 h.
En soirée, nous discutons du programme pour la Mauritanie. L'un des CC décide de ne pas aller sur Atar et de filer direct sur le Maroc. Nous continuerons donc à 2 équipages.
Ce matin, notre guide est là à 7 h, nous accompagne dans le village. Il fait toutes les formalités. Nous sommes assaillis par d'autres passeurs qui proposent leurs services, et qui, bien sûr, se disent meilleurs que les autres ! Pendant ce temps je m'occupe de l'enregistrement à la police. Tout se fait à la main, sur de grands livres.
En arrivant, la file de poids lourds est déjà longue, mais, toujours guidés par notre passeur, nous doublons tout le monde ou presque. Il a, en outre, envoyé l'un des ses collègues de l'autre côté en pirogue, pour préparer les documents en Mauritanie. Beaucoup de policiers, beaucoup de papiers, beaucoup d'allers et venues, mais le travail n'est pas rapide pour autant ! Lorsque nous débarquons en Mauritanie, un policier me demande nos passeports. Je lui dis que c'est notre guide qui les a. Pas satisfait, il demande à le voir. Petite discussion entre eux. Notre guide nous dit que ce flic est un arnaqueur de 1ère, que lorsqu'il a les passeports en main, il ne les rend que contre le paiement de 20, voire même 50 € ! Nous avons échappé à cette arnaque (cf. le compte-rendu de A.Helmbacher dans le N° 155 du bulletin CCRSM).
A midi, nous sommes libres. Ou presque ! En effet, pour que le portail de la douane s'ouvre définitivement, il faut donner un bakchich de 6 € au préposé ! Si, si, à chaque ouverture de porte, il se met 6 € dans la poche ! Vu le nombre de gens qui passent la frontière dans une journée (des centaines), il doit être riche !
Nous prenons la route de Nouakchott.
Vent de sable plus ou moins fort.
A 30 km de Nouakchott, nous avons bien une adresse + un point GPS pour bivouaquer, mais nous ne trouvons pas.
Au km 29, un campement est ouvert. Nous paierons 3000 UM, soit 9 € pour un simple stationnement, et en plus, à l'extérieur de la clôture du campement !
Il fait très chaud, 43°, le vent de sable ne baisse pas.
Nuit bruyante. Beaucoup de voitures et de camions. Ce matin encore, des convois entiers de camions, transportant d'énormes conduites d'eau.
En effet, nous observons tout au long de la route, un chantier d'alimentation en eau de la ville de Nouakchott à partir du fleuve Sénégal.
Je demande au gardien un jerrican d'eau de 10 l. C'est une énorme cuve en béton qui sert de réservoir, mais avec très peu d'eau dedans. Il nous faut 10mn pour mettre 5 l. Nous en restons là.
Nous atteignons vite les faubourgs de Nouakchott, et rentrons facilement dans la ville. En prenant du carburant, nous demandons l'adresse de la Sûreté, où nous devons faire prolonger nos visas de 3 jours obtenus à la frontière.
Les rues ne sont pas identifiées et nous confondons un rond-point avec un autre. Nous demandons à un policier. Il se propose tout naturellement de nous y conduire, en ouvrant la route avec sa moto ! A 50 m du Ministère de l'Intérieur, il nous quitte, fait ½ tour en nous saluant gentiment.
Nous nous garons et filons en direction des bureaux. Nous sommes arrêtés par un préposé avec un bureau sur le trottoir et qui filtre les entrées. Nous lui donnons nos 4 passeports et nos photos d'identité. Nous retournons aux CC, car nous pensions payer en euros, alors qu'ils préfèrent des UM. Nous revenons, remplissons les formulaires pour nous quatre et payons. Il est 10 h, nos visas seront prêts à 13 h.
Nous en profitons pour aller visiter le Musée National, tout proche. Entre la salle d'archéologie du rez-de-chaussée et la très belle exposition ethnographique du 1er étage, nous ne voyons pas le temps passer. C'est peut-être le seul musée du pays, mais il est très bien fait et très complet.
Nous déjeunons et récupérons nos passeports à 13 h 45
Nous partons pour Akjoujt.
La route est longue, toute droite. Le désert change, parfois ocre, parfois blanc, parfois herbeux et caillouteux, ou avec des dunes. Le vent de sable souffle. Nous ne voyons pas à plus de 200 mètres. L'horizon est bouché, le ciel plombé ! Pas un village, que des cabanes isolées, c'est inquiétant, et étreignant de tristesse. Surtout, ne pas tomber en panne !
Nous sommes contrôlés 3 fois par la police. Des centaines de mouches envahissent chaque fois la cabine ! Toujours autant de vent et du sable à l'horizontal ! Pas très bucolique tout ça ! Mais certainement très dépaysant ! C'est l'Afrique !
Nous arrivons à Akjoujt. Ville minière (cuivre) fantôme !
Toujours bien renseignés par de précédents camping-caristes qui y ont bivouaqué, nous cherchons le parking de l'Eco Marché (qui n'a rien d'un hypermarché !) Nous faisons quelques achats de base. Pas de quoi faire de somptuaires dépenses !
Nous nous installons sur la petite place, à côté du parking, car nous sommes trop larges pour la porte. Bien sûr, des enfants se regroupent autour des CC.
Hier soir à 22h, le gardien de l'Eco-Marché est venu nous demander de rentrer dans le parking fermé, pour notre sécurité. On lui a dit que la porte n'était pas assez large.
Ce matin, départ vers 8 h.
Sur la route, beaucoup de vent, visibilité toujours aussi mauvaise. Les photos ne sont pas terribles. La route est bonne, mais pas de village, que des huttes, très typiques, isolées. Beaucoup de troupeaux de chameaux. Toujours du sable, des cailloux, parfois quelques maigres buissons d'épineux et quelques essais de culture de temps à autre.
Enfin le relief se relève en arrivant sur ATAR, quelques montagnes barrent l'horizon.
Sur la route, plusieurs postes de police, et un poste de douane qui nous fait quelques difficultés concernant la déclaration des devises. Nous parlementons ½ heure et leur montrons les textes de nos guides qui stipulent que la déclaration n'est plus obligatoire. De plus, nous avons passés 3 frontières Mauritaniennes depuis le début de notre voyage, donc 3 douanes, et aucune n'a fait mention de cette déclaration ! Ils nous demandent de faire une déclaration à Atar. Puisque de toute façon nous devons faire du change, OK, on fera faire une déclaration ! Mais à Atar, il n'y a pas de bureau de douane ! Ils doivent le savoir ! Nous avons dû mal comprendre ! Nous faisons quand même du change dans un établissement officiel pour avoir un reçu. Mais ce bureau ne peut nous donner 2 fois 16000 UM (100 €) ! C'est trop ! La préposée nous fait un reçu, mais il nous faut aller chercher de l'argent au noir, dans un souk de la ville. La déclaration de devises évite le change sauvage dans les rues, nous avaient dit les douaniers !
Instruits par un précédent compte-rendu de camping-cariste, nous décidons d'aller à Chinguetti par la piste, puisque c'est faisable.
Nous déjeunons, puis nous nous engageons. Après 1 km ou 2, nous abandonnons ! C'est une tôle ondulée innommable, et nous en avons pour 80 km ! Si nous y résistons, les CC, eux, n'y résisteront pas !
Nous rebroussons chemin et revenons sur Atar où nous nous arrêtons à l'Alliance Française pour leur demander s'ils ne connaissent pas un parking sécurisé pour nos CC, afin de nous permettre d'aller tranquille à Chinguetti, en 4x4, sur plusieurs jours. Le premier endroit proposé est certes un endroit fermé, mais qui fait office de casse. De plus, il est impossible de passer la porte, il y a une marche avec un morceau de béton au milieu ! Mon échappement n'aurait pas apprécié !
On nous accompagne ensuite dans un hôtel-campement tenu par un hollandais. C'est ce qu'il nous faut.
Vers 9 h, présentation de notre hôte/chauffeur, avec lequel nous allons faire un périple de deux jours en 4x4, en passant par Chinguetti et la Vallée Blanche, (si, si, j'ai dit la vallée blanche) et chez qui nous allons passer la nuit.
Nous nous arrêtons dans Atar, afin qu'il puisse acheter de la viande pour le soir. Ce n'est pas leur habitude de manger de la viande tous les jours, nous dit-il, mais c'est pour faire honneur aux invités.
Après 30 km sur la route et 2 barrages de police, nous attaquons la vallées blanche. Etonnant, mais elle porte bien son nom. C'est une vallée désertique, de sable tantôt blanc, il est vrai, mais tantôt ocre également. Nous traversons aussi des immensités caillouteuses, avec quelques arbustes parsemés, et, quelques fois, absolument rien à l'Horizon. C'est le désert mauritanien. C'est grandiose !
A midi, rien emporté, donc rien mangé ! Le patron de l'Hôtel nous avait dit qu'on trouverait des petites auberges, mais rien vu de tout ça ! Que des dromadaires et des chèvres ! Ca ne fait rien, nous sommes trop captivés par le paysage ! D'autant que de temps à autre, Mohamed abandonne les traces et tire droit ! Faut se cramponner !
En cours de route, nous prenons deux jeunes berbères qui attendent près d'un puits. Ce sont deux jeunes instituteurs qui regagnent leur campement, à plusieurs heures de marche de leur école. Notre chauffeur emprunte une passe très étroite, la passe de Tivoudjar. C'est une gorge de sable tellement étroite que le 4x4 est complètement penché, à la limite du décrochement. C'est très beau !
Nous somme ensuite invités à prendre le thé dans le village des instituteurs. La cérémonie dure bien une heure, et notre chauffeur est complètement allongé sur les tapis, comme s'il était chez lui. Nous pensons qu'ils se connaissaient, avant, mais pas du tout, ce sont simplement les règles de l'hospitalité chez les berbères !
A 14h, nous faisons une petite pause à l'ombre (le seul arbre ou presque de la journée).
Vers 16h30, nous arrivons dans son campement. Il y a 3 tentes berbères, donc 3 familles, qui vivent au milieu d'une savane d'épineux, entre chèvres et moutons. La cuisine est faite à l'extérieur, sur un feu de bois. Pas d'eau. Quelques gamelles traînent dans le sable, moutons et chèvres passent et repassent sur les tapis !
Vers 17 h, notre hôte nous fait manger du chameau cuit (pas trop) dans de l'eau avec des oignons. Il y a tellement de mouches, que le plat est tout noir ! Bien sûr, on mange avec ses doigts.
Ah, j'allais oublier ! Il y a toujours ce vent de sable, alors, en plus de la viande dure, ça crisse sous les dents ! Un délice !
Nous mangeons un peu, car nous n'avons rien avalé de la journée, mais vraiment, c'est juste pour tenir le coup !
Et voilà que vers 19 h, on recommence ! Avec des mines de conspirateur heureux de nous faire honneur, Mohamed nous sert un couscous berbère.
Ce n'est déjà pas très bon, mais pour nous faire plaisir, il y ajoute une bonne rasade de beurre rance qu'il verse d'une bouteille qu'il va chercher sous la tente, par + de 40° ! Et là, ça devient franchement dégueu ! Josette, courageusement, avale pour faire plaisir à notre hôte !
Puis nous pouvons aller nous coucher ! On a mis à notre disposition une petite tente berbère qu'on a vidée de ses occupants habituels. Une natte et deux coussins. C'est spartiate, mais nous avons prévu nos duvets, et nous nous enfonçons dedans avec délice.
Nous avons entendu les agneaux appeler leur mère toute la nuit. On aurait cru des bébés tellement c'était déchirant ! Il faut dire que le soir, les berbères attachent les agneaux pour que les mères ne s'éloignent pas pendant la nuit.
Nous nous levons à 7 h.
Nous n'avons pas bien dormi, d'autant que nos mains sentant le beurre rance, Josette a gardé son mal au cœur une bonne partie de la nuit !
La toilette du matin est identique à celle du soir. Inexistante
Ils n'ont pas d'eau, ils vont la chercher à un puits à des km, dans des bidons, à dos d'âne, et pas tous les jours ! Nous n'allons pas leur réclamer une douche ! Il faut savoir ce qu'on veut ! Nous voulions de l'authentique, c'est fait ! Et nous sommes ravis !
Cérémonie du thé, assis en tailleur sur les nattes.
Nous partons vers 8 h. Nous traçons à travers des dunes, très belles, un vrai décor de cinéma, pour rallier la piste et continuer notre périple.
Et, enfin, Chinguetti ! Village mythique s'il en est. On en rêvait !
Cette ville faisait partie des villes jalonnant la route des caravanes transsahariennes, à l'instar de Ouadane et Oualata. Maintenant classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, elle fait l'objet d'un énorme travail de désensablage.
Le vieux village possède quelques rues désensablées, mais dans la plupart des rues, le sable atteint les murs des maisons à mi-hauteur ! On marche sur 1 à 2 mètres de sable. Les dunes sont immédiatement derrière, à quelques mètres des maisons, et, malgré les travaux, avancent toujours.
Parmi les 13 bibliothèques familiales témoignant de l'important rayonnement culturel de Chinguetti, nous avons choisi de visiter la bibliothèque Habbott, qui, comme ses sœurs, recèle des manuscrits anciens qui font partie des trésors du désert. Les quelques manuscrits (parmi environ 1400) qui nous sont présentés, sont manipulés par le bibliothécaire avec des gants blancs, et certains sont sous des vitrines hermétiques. La bibliothèque est doublée d'un petit musée présentant des objets de la vie quotidienne des caravaniers. Vraiment très intéressant.
Nous allons jusqu'à la Mosquée, harcelés par les vendeurs de souvenirs ! Dommage. Encore une fois, le plaisir de la visite est diminué à cause de tous ces marchands qui vous sollicitent sans retenue.
Dans la ville nouvelle, auberges, boutiques de souvenirs, et plein de jeunes qui demandent des cadeaux ou à manger.
Nous devions y déjeuner, mais nous demandons à notre guide de partir !
Nous achetons un pain berbère (plein de sable, normal !). Ce sera notre repas.
Nous voulons revenir de Chinguetti à Atar par l'ancienne passe d'Amogjar, (5/6 h) plutôt que de passer par la piste faite par les chinois (2h).
La passe Amogjar est une piste très (très) difficile, très (très) pentue et avec beaucoup (beaucoup) de rochers. On dirait un lit d'un gros torrent qui dévale la montagne ! Josette a tellement peur que nous descendons du 4x4 et que nous prenons la passe à pied ! C'est un site exceptionnel dans un cirque montagneux, et nous avons de somptueux points de vue sur la vallée et le désert. Du haut des falaises, nous découvrons le fortin construit pour le tournage du film Fort Saganne.
Nous allons voir ensuite les grottes préhistoriques d'Agrour, où nous admirons des peintures rupestres encore très précises et très belles.
A 30 km d'Atar, nous sommes six personnes dans la voiture ! Beaucoup de gens font du stop au bord des pistes. Contrairement à d'autres pays du Maghreb, les mauritaniens ne se servent pas de l'âne pour se véhiculer, et il est normal (j'allais dire obligatoire) qu'un véhicule ramasse tous les gens qu'il trouve sur le bord des pistes. C'est l'entraide et l'esprit de partage qu'ils se doivent les uns les autres.
Enfin nous arrivons, et filons sous la douche. Quel bonheur ! Après ces deux jours dans la poussière et la chaleur !
Quand il nous est arrivé, pendant certains treks, de ne pas nous laver pendant… assez longtemps, il faisait froid, pas 40°, nous n'avions pas transpiré comme des malades, et n'étions pas rouge de sable et de poussière de la tête aux pieds !
Nous retrouvons Christian et Armelle qui nous attendent, finalement, pour partir à Terjit. Christian s'ensable un peu dans la cour de l'hôtel, et nous partons. Avant Terjit, nous allons voir le village de Azougui. Chouette petit village mais nous ne pouvons aller jusqu'au bout, trop de sable. En effet, la route, goudronnée récemment pour la venue de J.Chirac s'arrête à l'entrée du village. ½ tour.
Nous filons sur Terjit, 40 km de goudron, et 11 km de tôle ondulée. Nous cherchons vainement le parking, et décidons, malgré toutes les sollicitations des habitants qui font des efforts pour nous trouver un emplacement, de rester sur le bord de la piste très large, à l'entrée du village.
Nuit super. Hier soir, chant et tam-tam. Sympa.
Ce matin, lever au petit jour pour visiter le village et l'oasis. L'oasis est privé et payant. Nous ne le visiterons pas. Na ! Ce n'est pas pour le prix, c'est pour le principe !
Aujourd'hui, nous avons 500 km à parcourir. La partie ATAR - Akjoujt est intéressante au début, mais devient très vite monotone. L'arrivée sur Nkit est spéciale. C'est une plaine de sable blanc. Le vent souffle le sable et nous avons une impression d'un paysage de neige. La traversée de Nkit aurait pu être plus simple, mais les indications des gens sont parfois contradictoires. Pas un panneau de signalisation. Dans la journée, nous sommes arrêtés 8 fois par des barrages de police, de gendarmerie, et un de douane (qui ne nous a pas redemandé de déclaration de devises).
Par contre, un gendarme, à la sortie de Nkit, remarque dans notre pied/bar de table… des bouteilles, et nous demande si c'est de l'alcool ! Mais non, Monsieur l'Agent, c'est du sirop !.
De plus, il est le seul à remarquer, sur la fiche de renseignements que nous donnons à chaque barrage, qu'il n'y a pas le prénom de Josette ! Et ce n'est pas tout, il fait ouvrir la soute de Christian. C'est, en deux mois, la 1ère fois ! Quel emm…eur !
La route est très longue, mais très droite et très roulante, 95 km/h, cela faisait longtemps que ça nous était arrivé !
Nous essayons de retourner à Tioulit, pour bivouaquer sur la plage de pêcheur, où l'accueil n'avait pas été très chaleureux à l'aller.
Comme le choix n'est pas large, nous y retournons. Cette fois, accueil des gamins, qui nous observent pendant 1 heure, puis nous laissent tranquilles. Puis ce sont des ados et de jeunes hommes qui se pressent pour se faire soigner leurs bobos. Poussière dans l'œil, coupures, etc…
La soirée se passe bien. Vers 22 h, un groupe de jeunes frappent à la porte du CC de Christian. Il s'agit en fait d'un allemand qui cherche un interprète auprès des mauritaniens, pour leur faire comprendre que sa voiture, dans laquelle sont restés ses copains, est ensablée sur la plage et que la mer monte ! Christian, en anglais bien sûr, fait l'intermédiaire. Les mauritaniens veulent bien sortir en 4x4, désensabler son véhicule, mais lui demande 40000 UM (100 €). Le jeune n'a plus d'argent. Il rentre sur l'Allemagne avec ses copains, et ils n'ont plus que 4 jours de vivres. Il ne peut donner que 20 litres d'essence. Les mauritaniens refusent de l'aider. La discussion dure une bonne ½ heure. Les mauritaniens restent sur leur position et s'en vont. Christian décide de l'aider, je le suis. Nous prenons pelles et plaques et nous nous enfonçons dans la nuit, avec notre Allemand. Les femmes s'enferment dans les CC. Il nous faut ¾ d'heure de marche sur la plage pour rejoindre le véhicule, très ensablé, avec les autres compères à l'intérieur.
Nous nous apercevons, en réalité, que la mer ne risquait pas de monter jusqu'aux roues, et que le dépannage aurait pu avoir lieu le lendemain. Après 1 h de travail, nous avançons la voiture de 10 mètres, pour la mettre au sec. Demain, il fera jour !
Nous rentrons aux CC à 0 h 45 ! Nos épouses s'inquiétaient très sérieusement, en imaginant les scénarios les plus fous.
Coucher à 1 h du mat. Nous pensons avoir fait environ 6 km aller/retour !
La nuit fut (ensuite) très calme, et il n'a pas fait très chaud.
Ce matin, route difficile, pas de circulation, mais gros vent de sable.
L'arrivée dans Nouadhibou n'est pas facile. Circulation, travaux, absence de panneaux indiquant l'aéroport auprès duquel nous devons trouver le camping. En fin de compte, il faut traverser complètement la ville, qui est tout en longueur. Le camping est correct.
Dans l'après-midi, nous allons faire le marché, et voir les fameuses épaves. Des dizaines de bateaux, livrés à la Mauritanie suite à un curieux accord de coopération, mais sans personnel qualifié pour les faire naviguer, sont échoués dans la baie du Lévrier. Ces immenses carcasses rouillées témoignent de l'incongruité de décisions prises dans des bureaux, sans connaissance vraie des problèmes de terrain. Que d'argent gâché !
Nuit ventée, ce matin, marché aux poissons. Malgré l'interdiction d'entrer, un mauritanien nous fait visiter le port de pêche, sans prendre de photos toutefois.
Après le repas de midi préparé par Marie, la cuisinière, (4 € 50 et très bon), nous partons et cherchons la gare du célèbre train minéralier, le plus long du monde (jusqu'à 4 km) qui fait Nouadhibou/Zérate en passant par Atar, avec un seul wagon de voyageurs. Nous trouvons la gare des voyageurs, une casemate sur le bord de la voie, mais pas le train. En fait, la voie de chemin de fer se termine (ou commence) dans une immense raffinerie en bout de ligne, et l'accès en est interdit. Dommage.
Nous quittons Nouadhibou, la frontière est vite là. Le passage est très rapide, en 20 mn, tout est fait.
A nous le No man's Land !
Tout se passe très bien, trop bien, si bien qu'à 300 mètres de la fin, confiants, nous ne repérons pas assez la piste, et là, c'est la cata !
En tête, je prends la mauvaise piste, celle complètement à droite. Le passage est long, le sable de plus en plus épais, et un énorme trou me fait faire un saut. Mon pare-choc arrière tape assez fort, je passe en force, à fond de 1ère. Par la CB, Josette crie à Christian Pas par ici. Christian, sans s'arrêter (dans ces cas là, vaut mieux pas) prend un peu plus à gauche, une piste parallèle. Elle est pire, il s'enlise.
En réalité, la bonne piste était complètement à gauche, mais, de loin, semblait se terminer dans un cul de sac, où il y a d'ailleurs une dizaine de cadavres de voitures.
Bref, pour sortir Christian, il faudra 2 heures, aidés de 3 automobilistes mauritaniens, plus une équipe qui attend toujours dans les parages, pour gagner quelques euros en dépannant les piégés. Après beaucoup d'efforts, fin des ennuis. Cela coûtera bien sûr quelques dizaines d'euros, mais, ouf, on est sortis ! Et sans eux…
Il reste 300 mètres à parcourir pour atteindre la frontière marocaine. Encore quelques passages avec un peu de sable, mais passés très vite.
Formalités de douane pas très rapides !
Les douaniers nous demandent de l'alcool, ouvrent placards et réfrigérateurs !
Après 2 km, le CC de Christian tombe en panne. Un voyant rouge s'allume : Défaut dans le système d'injection. Nous cherchons très vite un endroit pour passer la nuit, car, manifestement, nous n'irons pas bien loin ! Le CC fait 100 m, s'arrête, refait 100 m, et s'arrête à nouveau ! Nous trouvons une place, en contrebas de la route, près d'une bicoque où des marocains ont l'air de bricoler des Mercédès.
Nous passons la nuit ici. Dans la soirée, la gendarmerie s'inquiète de notre présence, et nous demande une fiche.
Christian se met en rapport avec sa compagnie d'assurance, et signale le problème en vue d'une prise en charge pour le lendemain. (Nous sommes à 370 km de Dakkla, la ville marocaine la plus proche).
Nuit calme. Pas de passage de voiture. Normal, Il faut être fou pour passer le no man's land de nuit ! Déjà que de jour…
Nous attendons sur place que la camion dépanneur arrive et puisse remorquer Christian à Dakhla. Nous avons un peu peur de ce que nous allons voir arriver comme dépanneuse, mais à 16 h 15, un camion arrive. C'est un gros Berliet, avec 3 chauffeurs ! Nous sommes rassurés. Très rapidement le CC est pris en main.
Nous les suivons pendant 80 km, jusqu'à la station Barbas, bien connue sur la route Maroc/Mauritanie. Nous y passerons la nuit, pendant laquelle Christian et Armelle, accrochés au Berliet, continueront leur route jusqu'au garage de Dakhla (300 km). Nous les y rejoindrons demain, de bonne heure.
Ce soir, sur le parking, nous retrouvons les Anglais (ex Route de la Soie), vus à Nouakchott, et le 4x4 inch Allah Route de la Soie, vu à Ziguinchor, et de retour du Sénégal.
Nuit très calme dans notre station Barbas.
Nous partons à 8 h rejoindre Armelle et Christian.
Nous les retrouvons au garage Mondial Moteur de Dakhla. Ils nous informent qu'ils sont arrivés cette nuit à 1 h du matin. Ils sont donc restés 8 h 30 attachés au longeron du camion ! Quelle nuit ! Le garage est typique d'un garage marocain, réparations effectuées moitié rue, moitié trottoir, mais beaucoup de gentillesse.
Le mécanicien, qui a diagnostiqué un mauvais gas-oil comme cause de la panne, a vidangé le réservoir, changé le filtre à gas-oil et le filtre à air. Et ça marche !
J'en profite pour faire changer également mes deux filtres. Il y a tellement de sable partout. En touchant simplement le filtre à air, il y a un ½ seau de sable tombe ! Je suppose que pour le filtre gas-oil, c'est pareil !
Il est 13 h 30, tout est terminé.
Nous trouvons de l'eau au château d'eau.
Deux km avant Laayoune, réappro dans une supérette.
Départ à 8 h.
Nous filons et cherchons du gas-oil 350, de bonne qualité, et non détaxé. La dernière (ou la première) station qui vend du gas-oil détaxé est à Sidi Akhfennir. Arrivée à El Ouatia, où nous avons dormi le 17 janvier. Malgré les panneaux d'interdiction, le gardien nous invite à nous garer pour passer la nuit.
Nous partons direction Guelmin, puis Bouizakane et Tata, pour prendre à gauche la petite vallée de Id-Aïssa (Amtoudi). C'est un village habité par une confrérie tribale berbère de Chleuh.
En cul de sac, camping… un peu limite au niveau équipement ! Tarif peu élevé, il est vrai, 40 drh par CC (4 €), 0,5 drh la douche et 0,30 drh l'eau propre. Et le cadre est magnifique
Cet après-midi, nous visitons la 1ère kasbah, renfermant des vieux greniers communautaires (agadir), et servant encore de refuge à la population dans les années 50.
Nuit parfaitement calme.
Nous partons à 9 h pour le canyon, pour y trouver la source.
En chemin visite du 2ème agadir.
Nous revoyons ce soir le trajet du retour, en essayant de gagner quelques km sur le trajet prévu. En effet, j'avais calculé 15 000 km pour mes plaquettes de frein, et ça fait un moment que le voyant s'allume !
Nous quittons notre superbe petite vallée, pour une étape technique au camping municipal de Tiznit. Dans l'après-midi, nous allons en scooter au barrage.
En fin d'après-midi, nous travaillons avec Armelle et Christian sur le circuit de l'Inde.
Ce matin, j'emmène le CC à la station service au nord de Tiznit, sur la route d'Agadir.
Résultat : Les plaquettes devraient tenir jusqu'à la fin du voyage, et le CC, lavé, change de couleur !
Marché local, achat de poisson et de légumes.
Dans l'après-midi, nous retravaillons sur l'Inde.
Vers 9 h 30, nous prenons la direction de Tafraoute.
Le camping, hélas, est complet et nous nous installons à l'extérieur.
Dès l'après-midi, gorges d'Aït Mansour.
Sortie en
ville le soir.
Au petit matin, pas bien chaud : 5° à l'extérieur.
Vallée des Ammeln en scooter.
Direction d'Agadir.
Village de Tanalt en scooter
Boucle par Ait Baha.
Route sur Agadir, puis Taroudant.
Visite de Taroudant.
Puis village de Tafinegoult, au pied du Tizi N Test, ou nous recevons un formidable accueil.
Tizi-N-test, jusqu'à la mosquée Tin-Mal en scooter.
La route du Tizi est en grande partie élargie sauf quelques 300 m très abimés, et reste praticable par les CC.
Quittons le Haut-Atlas pour traverser l'Anti-Atlas, par le Djebel Siroua.
Arrêt visite coopérative et dégustation thé au safran à Taliouine, capitale du safran.
Arrêt à Tazenakht, la ville des tapis berbères.
Route sur Zagora
Vallée du Drâa.
Cet après-midi, scooter pour aller à Tamegrout.
Tamegrout puis Zagora pour sur Ouarzazate.
Visite de la kasbah de Tissergate.
Gorges, au niveau de Tizi-N-Tinififft, avant Aït Saoun.
Visite de la kasbah de Taourirt.
Sur la route de Boumalne du Dadès, visite de la kasbah d'Amerrhidi.
Scooter pour faire les gorges jusqu'à Msemrir.
Route sur les gorges de Todgha, (prononcer Todra), installation puis départ en scooter.
Dommage, nous n'irons voir les kasbahs et le village de Tamtattouche, car les derniers orages ayant eu raison du revêtement, les déviations pour travaux se font dans le lit de l'oued !
Au départ, quelques conseils sont donnés à l'accueil pour améliorer la vidange des cassettes WC (qui se fait, en plein milieu de l'allée centrale, dans une trappe à ras terre, sans robinet, ni rien à côté pour rincer). Nos remarques seront-elles suivies d'effet ?
Tour de marché, achat de bracelet chez un artisan-bijoutier berbère.
Route pour Midelt.
Il a plu cette nuit, chauffage ce matin. Neige sur les montagnes environnantes dès 5 h du matin, nous dit le gardien.
Bonne route pour monter au col du Zad à 2178 m, par la N13.
Toute cette partie de montagne est habitée par des nomades, sous des tentes.
Le paysage, presque Alpin, est étonnant.
Avant Azrou, macaques dans la forêt de cèdres.
Détour pour aller sur Ain Leuh, mais route trop étroite.
½ tour, pour rallier Fès, via Ifrane.
Puis route de Fès, par Imouzzer Kandar.
Lac Dayet Aaoua, asséché.
Nous notons, pour le prochain voyage, une balade à faire en scooter : La route des lacs au Nord d'Ifrane, ainsi que la forêt de Cèdres en partant d'Azrou, pour aller à Aïn Leuh. Voir aussi la station de Mischliffen, au Sud d'Ifrane.
Route de Pont de Sebou.
Paysage de collines verdoyantes.
Pendant un moment, nous dominons la ville de Fès et ses 3 collines.
Barrage à Pont de Sebou, avec des norias encore en utilisation.
Remontons sur Ourtzarh, puis direction Taounate.
Route des crêtes pas très bonne, mais paysages changeants, et magnifiques.
Malheureusement, nous nous voyons tellement proposer des sachets d'herbe ou autre drogue par des hommes de tous âges, y compris des enfants, que nous sommes très mal à l'aise, et décidons de rouler jusqu'à Chefchaouen.
Route sur Oued-Laou, grand marché typique.
De Oued-Laou à Martil, route à flanc de montagne dominant la mer.
Cargo Negro, direction Ceuta, frontière marocaine, puis frontière espagnole.
Plusieurs barrages sans être arrêtés.
Au débarquement, re-barrage, mais là avec des chiens renifleurs de drogue !
Gorafe par autovia. Neige sur les sommets de la Sierra.
± 600 km de route nous attendent.
Pour bivouaquer, sortie 43, en direction de Vinaros, par la RN 340. Plage de galets isolée.
Terrain de camping signalé dans le coin, pas trouvé (pas cherché)
Sortie Espagne.
Pour notre dernière nuit, nous retrouvons le plan d'eau, bivouac de notre 1ère nuit.
Retour à la maison.
Température journée : 1° - 18°
Etape : Le Boulou / Crillon le Brave - 302 km
Encore un voyage fabuleux !
Les mauritaniens étaient très heureux de nous voir (surtout après les évènements de décembre.
Ils aiment les français.
Nous ne sommes jamais sentis en insécurité.
Aucun Bakchich ne nous a été demandé.
Les paysages sont époustouflants.
L'univers des nomades réellement captivant.
Les vents de sable.
Certains quartiers de Nouakchott
La grande variété des paysages, le dépaysement total de l'Afrique.
Les marchés.
La ville de Saint Louis.
L'activité des ports de pêche.
L'accueil des gens dans l'Est, et dans la vallée du fleuve Sénégal.
La volonté de certains, sur le terrain, à vouloir changer les choses.
Il nous est encore reproché l'époque colonialiste, dont ils se servent pour expliquer.
Leurs retards ou leurs lacunes dans leur développement.
Le mauvais accueil dans l'ouest.
La très grande différence des statuts sociaux.
Le harcèlement des vendeurs, rabatteurs, et autres marchands du temple.
Les enfants quémandeurs.
L'état de certaines routes.